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a cet avantage, que toutes fortes de subs-tances , comme pierres , bois, &c. qui enfont bien imbues , peuvent devenir par-làde fort bons conducteurs , quelque peu élec-' rrifables par communication qu’elîes soient' d’ailleurs ; parce qu alors elles ne formentplus, pour ainsi dire , que des efpeces desupports contenant des filets d'eau quitransmettent le fluide électrique : il faut'aussi que les conducteurs soient cylindriques,cette forme étant de toutes celles qu onpeut leur donner , celle qui a le moinsde parties angulaires ; qu fils if aient en au-cun endroit de ces parties aiguës, quelquepetites q us elles soient , par où le fluide'électrique puifle fe dissiper ; & ainsi qufils'soient sort lisses , ce fluide s'échappantsouvent par les plus petites éminences ourugosités; enfin , pour mieux empêcherl’ëlectricité de fe dissiper , & la rendre enmême temps plus forte , il eft à proposde recouvrir les conducteurs de tuyaux deverre ou de rubans de foie bien roulés lesuns par dessus les autres, fur-tout lorsqueces conducteurs passent dans des endroitsòù ils ne font pas a fiez éloignés des corpsqui peuvent leur dérober ^électricité.
Il fe présente ici naturellement plu-sieurs questions. On demandera si quelque soit le volume de ces conducteurs , laquantité du fluide électrique transmise ferala même ; si pareillement la force de l'élec-tricité n augmentera ou ne diminuera pas ,quelle que soit leur longueur ; enfin, sicette force sera la même dans un conducteurfort long , à la partie la plus éloignée duglobe , selon le cours de (“électricité , qu acelle qui en est plus près selon le mêmecours. Nous répondrons, quant à la pre-mière question, que le volume est ici in-différent, la quantité ^électricité trans-mise étant toujours la même , de quellegrosseur que soit le conducteur , commenous savons prouvé M. le chevalier d'Arcy& moi, dans un mémoire inféré dans levolume de l’académie de Vannée 1 749 ; eneffet, on s'en assurera facilement en trans-mettant alternativement ^électricité à deuxcorps , tantôt par une barre de fer, &tantôt par un fil de fer fort délié ; car,on verra alors que ces deux corps serontélectrifes au même degré , soit qufils re-
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, çoiv^nt '/électricité par la barre , soit qufils! la reçoivent par le fil de fer ; ce qui,pour le dire en pastant , prouve que lefluide électrique a la propriété de tousles autres fluides qui fe répandent tou-jours ég lement, quels que soient les canauxde communication ; c'est-à-dire , que dansplusieurs réservoirs qui communiquent en-semble , seau , par exemple, est toujoursde niveau , de quelle grosseur que soientles tuyaux de communication. De ce prin-cipe de fait, on tire la réponse à la troi-sième question; savoir , que ^électriciténe peur être plus forte à une extrémitédu conducteur qu à l'autre, puisque si cebétoit, elle ne fe distribueroit pas également,ce qui leroit contraire à ce principe : enfin,par rapport à la seconde question , no llSrépondrons que par toutes les expériencesque l'on a faites, on n’a point remarqué qu e^électricité diminuât , quelle que for blongueur du conducteur, quoiqu'on enemployé qui avoient plus de i;oo pi eS ‘Il y a plus : selon ce que dit M. le Mon-nier le médecin, pag. 463 , des mémoif íSde l’Académie de IJ46, plus les corps ele<-".trisés ont détendue en longueur , Prl’électricité paroìt forte. Quoiqu'il en fo^'il est constant qu à quelque distance q u ° lait transmis l’électricité jufqu'ici ( êc cctstransmission s'est toujours flûte dans ^temps inaffignable ), on n'a pas retnakflque fa force en fût diminuée.
Passons à ce qu on appelle parricul^^ment le conducteur . Ce que nous vtí fde dire des conducteurs en généralrapport à leur figure 8c à la substanc c tils doivent être formés , étant égal e capplicable à ceux dont il est actu e " e e ,question , il s'enfuit qufils doivent c , aScomme les premiers, de métal ou r ^ c y-d'une substance métallique, de fig u foi [ e ,lindrique , & aussi lisses qufil eft p 0 ^ fiNous n'ajouterions rien à leurce riest que, devant servir a oitreexpériences, il est à-propos de P 1 *’ a c-la- grandeur qufils doivent avoir P» - c j t é.quérir & conserver beaucoup d e e ç gí ^
C’est un principe de sait, que plus c ^tes de conducteurs sont grands, plus ^ a e slcelles qu'on en tire sont fortes; ^ laessentiel de remarquer que , fl uu ^