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Tome huitième.
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ducleur , la chose étant trop facile pour $’yarrêter. (T).

Conducteur de ia Foudre, (Physiq.)c’est le nom qu’on a donné à des verges demétal érigées íur des bâtimens, ou dans lesenvirons , afin de les garantir des coups dela foudre, ■

On n’avoit d’abord eu d autre dessein enérigeant ces verges métalliques , que celuide connoître l’électricité naturelle des nua-ges : mais le célébré Franklin pensa bientôtqu on pouvoit se servir de ce moyen-là,pour préserver les édifices des dangereuxeffets dc la foudre. En effet, nous voyonsque la plupart des bâtimens qui ont eudes verges de métal, érigées suivant les pré-ceptes de cet ingénieux physicien, ont étépréservés de tout accident causé par la fou-dre. C’est ce qui paroît bien clairement parles observations rapportées dans les Tran-saclions philosophiques , fur les effets de lafoudre: tout ce qu’on a observé à cet égard,indique une loi constante , qui est le fon-dement de Fart que Franklin a trouvé, 8cTon peut dire que ces observations lui fer-vent de démonstration. Voici en quoi cetteloi consiste , 8c ce qu’on a observé.

La foudre nc fait point de mal, ou aumoins fort peu, à ces édifices, ou à la par-tie des édifices à laquelle répondent desverges de métal ; 8c d’autant moins demal, que les verges font plus épaisiès, 8cque la chaîne ou la fuite des corps métalli-ques est mieux établie, comme nous allonsLe dire ; elle fait au contraire du dommagedans les endroits où cette fuite est inter-rompue , 8c k proportion de la force ducoup.

Toutes les expériences & toutes les ob-servations nous montrent que les verges demétal qui font un peu élevées , attirent àelles de très - loin le feu électrique ou lafoudre, Cependant il ne faut pas s’imaginer,comme quelques personnes 1 ont fait, qu onpuiste attirer tout le feu électrique des nua-ges , au moyen de ces verges érigées furde hautes tours, en forte qu’on puisse dissi-per un orage, 8c tellement garantir les en-virons du lieu où il y a de ces verges, qu’i’sn’aient plus à craindre ni grêle ni tonnerre.J] faut avouer que cerart ne nous est pointencore connu, & que nous le désirons en-

ÏON

T core ; car les nuages sont quelquefois íì forkchargés du feu électrique , & ce feu a unetelle violence , qu’îl paroît que mille pointesérigées avec des conducleurs très-étendus >ne suffiroient pas pour dissiper Forage #l’empêcher de nuire. Il ne faut donc pas lepromettre de trop grands avantages de ceSrecherches, qui d’ailleurs font très-belle s& déja très-utiles, 8c qui méritent ainsitoute Fattention des physiciens.

Cependant si tout le monde cher choirà fe mettre à couvert des risques 8c desdangers communs auxquels on est exposé >8c li, pour cela , on faifoit enforre quece torrent immense de matière électriqueprît cours par ses conducleurs que la mê-me nature nous offre , savoir, les som-mets des montagnes & des grands arbres»& qu’on cherchât à rétablir ainsi l’equilibm»il arriveroit peut-être qu’en même temp 5que chacun travailleroit de son côté poifffa sûreté propre , on parviendroit enfin 1découvrir Fart de íe garantir généralementAinsi, pour préserver íà maison des le-vages que la foudre peut y faire , il faut eí 1 'ger une verge de fer, pointue par un bout >qui surpasse le sommet de l’édihce de qua^?ou cinq pies , car la foudre traversant I e "pace qui est entre les nuages 8c la verg e ’est comme un cylindre de feu très-denle 'qui fe fraie un chemin à travers les airs » eles écartant, ainsi que les vapeurs humi» e ’qui brûle, qui renverse ou qui ébranle toles corps qui lui résistent : c’est ce qui P 3 V ebien clairement par les effets de laque Franklin a observés en Amériq»^ £Umême que par les observations queoccasion de frire à Milan depuis peu. H, utvient donc de placer ces verges le pl^qu’on pourra, & il ne fera pas ‘ nUtJ /lirédorer trois ou quatre pouces de l'extrepointue , afin de la préserver de la ro ^ oJ .frOn est ordinairement embarraste,qu’on veut isoler la verge de fer aumo "^quelques corps électriques, tels que le ^ou les résines ; c’est-à-dire , la f L 'P aIbâtiment, enforre quelle ne tien»des corps de ce genre , parce qu il e ^difficile de Faffeimir comme il faut. ^cet arrangement, qui n est pas aileter, n’est utile qu’à ceux qui veuie^ -server l’électricité des nuages, cc » ^ cC í-