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tirer , pour la faire courir davantage, c’estla conduire bois à bois.
Conduire les eaux , ( Hydraulìq. )La maniéré de conduire l’eau dans une villen’est pas 1a même que dans la campagneác dans un jardin.
Dans une ville on n’a d’autre sujétionque de se servir de tuyaux de plomb , assezgros pour fournir les fontaines publiques& la quantité d’eau concédée aux particu-liers j en la faisant tomber dans les cuvettesde distribution. Si dans la pente des ruesl’eau est obligée de remonter ou de semettre de niveau après la pente, ou enfin,si l'on soude une brandie sur le gros tuyau,on fait dans cet endroit un «égard avecun robinet, pour arrêter cette charge 8cconserver les tuyaux : cela sert encore àles vuider dans les fortes gelées.
Dans la campagne on n'a Ordinairementa conduire que des eaux roulantes, aprèssavoir ramaílée par des écharpes, des ra-meaux , des rigoles dans des pierrées,savoir amenée dans un regard de prise,on la fait entrer dans des tuyaux de grèsou de bois , selon la nature du lieu, s'ilY a des contre - foulemens où seau soitobligée de remonter , on la sait coulerdans des aqueducs , ou au moins dansdes tuyaux aísez forts pour y résister. Onsent bien qu'il seroit ridicule d'y employerdes tuyaux de plomb , qui seroient tropexposés à être volés , ceux de fer font àPréférer. On les enfoncera de quatre àeinq piés, pour éviter le vol 8c k ma-lice des paysans.
Le plus difficile à ménager en condui-sant ies eaux pendant un long chemin ,c e font les fonds 8c les vallées appelées^entrées ou gorges ; ils se trouvent dans‘irrégularité du terrein de la campagneêc interrompent le niveau d’une conduitea?°rs on â obligé de foire remonter seaufor k montagne vis-à-vis pour en conti-Mer k route ; c'est dans cette remontéeMe seau contrefoulée a tant de peine à
Relever, que se s tu yaux y crevent en peuM temps.
* ^ j? montagne A (F/- Hydraul.)3 ou descend Peau qu’on suppose amenee^puis k prise par un tejrein plat, dans
cs Cu y ayx de grès ou des pierrées, B est
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la seconde montagne où se trouve k con-trepente opposée à 1a pente de k premieremontagne A , d'où vient la source C con-duite dans des tuyaux de grès. DD est leventre ou gorge , où l'eau sc trouve forcéepar-tout. E E est k ligne de mire ou ni-vellement pour connoître k hauteur ducontrefoulement B. La conduite qu’onposera dans cette gorge ou fondrière D D$fera de fer , ainíì que dans k contrepenteoù seau force le plus , jusqu à ce qu'ellesc soit remise de niveau sur k montagneB ; on reprendra alors des tuyaux de grèsou des pierrées pour éviter k dépense ,jusqu'au réservoir , parce que l'eau n’yfait que rouler, 8c ne force que dans leventre 8c k remontée.
Si dans un long chemin il se rencontroitdeux ou trois contrepentes, ce qui peutencore arriver en ramaífant des eaux de plu-sieurs endroits , on les conduiroit de kmême maniéré. Quand 1a gorge n'est paslongue, comme seroit celle F F de kfigure i. un bout d'aqueduc ou maffifde blocailles est le meilleur parti qu'onpuilse prendre , & l’eau y roulera de kmême maniéré que depuis le regird deprise dans des tuyaux de grès , ou'des pier-rées continuées fur des massifs de blocail-les. Lorsque cette gorge est longue, & quele contrefoulement est élevé de vingt à trentepiés , les tuyaux de fer coûteront moins, 8cdureront plus longtems.
Si le contrefoulement étoit plus haut quecent piés, il faudroit y bâtir un aqueduc ,parce que les tuyaux de fer auroient de kpeine à résister ; alors le niveau étant conti-nué par l’élévation de l'aqueduc, l’eau yrouleroit oc y regagnerait l’autre montagne,d’où elle rentrerait dans des auges ou tuyauxjusqu’au réservoir,
On peut encore éviter un contrefoule-ment , en faisant suivre une conduite le longd’un coteau , & regagnant petit-à-petit leniveau esc k contrepente : mais il fout qu’iln’y ait pas un grand circuit à foire dans cettesituation appelée poêle ou bassin parce quek longueur d’une conduite ainsi circulaire ,quoiqu’en grès ou en pierrée, coûte plusque d’amener seau en droite ligne pardes tuyaux capables de résister au contre»I futilement. „
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