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garder soit, fiive , comme une conjonctionalternative ou de distinction.
Sauf désigne une hypothèse , mais avecrestriction.
^.Conjonctions Adversatives. Les
conjonctions adversatives rasiemblent les idées,& font íervir l'une à contrebalancer l'autre.Il y a sept conjonctions adversatives : mais ,quoique , bien que , cependant, pourtant, néan-moins , toutefois.
Il y a des conjonctions que M. l’abbé Gi-rard appelle extenfives , parce quelles lientpar extension de sens ; telles íont jusque,encore , aussi , me me , tant que , non plus ,enfin.
Il y a des adverbes de temps que l'onpeut auííì regarder comme de véritablesconjonctions ; par exemple , lorsque , quand ,dès que , tandis que. Le lien que ces motsexpriment , consiste dans une correspon-dance de temps.
6°. D’autres marquent un motif, un but,une raison , afin que , parce que, puisque ,car, comme , aujfi , attendu que , d’autantque ; M. l’abbé Girard prétend (t. II. p.2.80. ) qu’iì faut bien distinguer damant que,conjonction qu'on écrit lans apostrophe,ôc d’autant adverbe , qui est toujours sé-paré de que par plus , mieux ou moins , d’au-tant plus que , & qu on écrit avec l’apostro-phe. Le P. Joubert, dans son dictionnaire,dit aussi damant que , conjonction ; on l’é-crit , dit-il, sans apostrophe, quia , quoniam.Mais M. l'abbé Régnier, dans fa Gram-maire , écrit d'amant que , conjonction avecl'apostrophe, &c observe que ce mot, quiautrefois étroit fort en usiige , est renferméaujourd'hui au style de chancellerie & depratique ; pour moi je crois que d’autantque ôc d’autant mieux que font le même ad-verbe , qui de plus fait Posture de conjonc-tion dans cet exemple , que M. labbé Gi-rard cite pour faire voir que d’autant queest conjonction fans apostrophe ; onnedevoitpas fi fort le louer , d’autant qu’il ne le mé-Titoìt pas ; n'est-il pas évident que d’amantque répond à ex eo quod , ex eo momento fe-cundùm quod , ex en ratione fecundum quam,& que l’on pourroit aussi dire, d’autantmieux qu’U ne le méritait pas. Dans les pre-mières éditions de Danet on avoir écritdamant que fans apostrophe, mais onacor-
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rigé'cette faute dans sédition de 1711; Umême faute est aussi dans Richelet. Nicot,dictionnaire 1606, écrit toujours d’amantque avec Papostrophe.
7°. On compte quatre conjonctions con-clufives, c'est-à-dire qui servent à déduireune conséquence , donc , par conséquent ,ainsi , partant : mais ce dernier n'est guerred'usage que dans les comptes où il marque unrésultat.
8°. Il y a des conjonctions explicatives ,comme loríqu'il Ce présente une similitudeou une conformité , en tant que , savoir ,fur-tout.
Auxquelles on joint les cinq expressionssuivantes qui font des conjonctions compo-sées , de forte que , ainsi que , de façon que ,c'est-à-dire ,fit bien que.
On oblerve des conjonctions transitives,qui marquent un passage ou une transitiond'une chose à une autre , or, au resie, quantà , pour , c'est-à-dire a l’égard de ; commequand on dit : l’un est venu ; pour l’autre ,
il est demeuré.
9 0 . La conjonction que : ce mot est d'ungrand usage en srançois, M. l'abbé Girardl'appelle Conjonction conduclive , parce qu'ellcsert à conduire le sens à son complément»elle est toujours placée entre deux idées ,dont celle qui précede en fait toujours at-tendre une autre pour former un sens, demanière que l'union des deux est nécestairepour former une continuité de sens : parexemple, il est important que l’on soit insiruitde ses devoirs : cette conjonction est d'ungrand usage dans les comparaisons ; cilsconduit du terme comparé au terme qu'onprend pour modelé ou pour exemple :femmes ont autant d’ intelligence que les hom-mes , alors elle étoit comparative. Enfin laconjonction que sert encore à marquer unerestriction dans les propositions négatives;par exemple, il n’efl fait mention que d untel prédicateur , fur quoi il faut obftrverque l’on présente d'abord une négation ,d'où l’on tire la chose pour la preienterdans «n sens affirmatif exclusivement a toutautre : II n’y avoit dans cette, assemblée quetel qui eût de Vesprit ; nous n avons que peude temps à vivre , ù nous ne cherchons qule perdre. M. l’abbé Girard appelle alorscette conjonction refiriélive. ^