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Tome huitième.
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ment habituel , & qu il ne peut produireaucun effet : de sorte que les juge mens &actes judiciaires rendus fans légitime con-jure préalable, font nuls.

Anciennement le seigneur pouvoit lui-même conjurer ses hommes. C est ainsique le comte de Flandre conjura les sienspour prendre le parti du roi d’Angleterrecontre la France , Sc Philippe-le-Bel con-jura fes pairs pour faire jugement contre leroi d’Angleterre.

Présentement le seigneur ne peut pas lui-même conjurer fes hommes pour rendrela justice ; la conjure doit être faite par ionbailli, ou par le lieutenant.

On pourrpit aussi par le terme de con-jure entendre que c’est Paífemblée de ceuxqui ont prêté ensemble serment de rendrela justice conformément à ce que l’on trouvedans les loix faliques , ripuaires & autresloix anciennes, où les conjurés , conjurato-res , font ceux qui, après avoir prêté ensem-ble serment, rendoient témoignage en fa-veur de quelqu’un.

Cour de conjure , est la justice compo-sée d’hommes de loi conjurés pour juger.C’est en ce sens qu’il est dit dans la sommerurale , faire droit entre les parties par con-jure d’hommes ou d’échevins ; Sc que lacoutume dè Lille , titre des plaintes à loi ,dit : femondre & conjurer de loi les hommesde ficfi échevins & juges.

Conjure signifie aussi quelquefois dansces coutumes , demande Sc semonce , com-me dans celle d’Hainaut, chap. hj. Ainsiconjurer l a cour ou le juge de la loi, c’estformer une demande devant lui. Voye^ legloff. de M. de Lauriere au mot conjure ,Sc Ma’llart en fes notes fur le titre j. de lacoutume d’Artois. ( A)

CONJURE , f.m. membre dune con-juration. Voyc{ Conjuration. ( Gram .)

CONJUREMENT, f. ra. ( Jurifpr.) estla même chose que conjure. Ce terme estusité à Aire , à Lille Sc autres villes deFlandre. Il en est parlé en plusieurs endroitsdu troifitme tome des ordonnances de la troi-fieme race , pag. 5. 464. 564 & ySj. Voyezci-devant CONJURE. {.A)

CONIUS , ( Mythol. ) surnom fous le-quel Jupiter fut adoré par. lès habicans deMégare , où il avoir tin temple fans toît,

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ce qui lui fit donner le nom de Conius , oude Jupiter le poudreux.

CONNAUGHT , ( Géog. mod. ) grandeprovince d’Irlande , bornée par celles deLeinster , d’Ulster, de Munster , Sc par lamer. Sa capitale est Galloway.

CONNECTICUTE, ( Gécg.) voye^

Baye des Matachufets , à l ‘article Ma-

TACHUSETS.

CONNÉTABLE ou GRAND CON-NÉTABLE , f. m. ( Hist. mod. ) est le nomd’un ancien officier de la couronne , quine subsiste plus ni en France , ni en An-gleterre.

Quelques-uns le dérivent du saxon, 8cle font signifier originairement le Jîay , ou.le soutien du roi. D’autres le tirent avecplus de probabilité du cornes fiabuli , ougrand écuyer, supposant que cette dignitéqui n’étoit. au commencement que civile ,devint ensuite militaire , & que le grandécuyer fut fait général des armées.

La fonction du connétable d’Angleterreconsistoit à connoître Sc à juger des faitsd’armes Sc des matières de guerre. C’est àla cour du connétable Sc à celle des maré-chaux , qu’appartenoit la connoiíîànce descontrats Sc des faits d’armes hors du royau-me , & des combats Sc des armoiries au-dedans. Voye[ Maréchal.

Le premier connétable d’Angleterre furcréé par Guillaume le Conquérant : cettecharge devint ensuite héréditaire jufqu’à latreizième année du régné de Henri VIII.qu’elle fut abolie , étant devenue si puis-sante, qu’elle en étoit insupportable au roi.•Depuis ce témps-là les connétables n’ontete creés que par occasion pour des causesimportantes , Sc supprimés aussi-tôt aprèsla décision de la cause.

Edouard I. créa dans la rreizieme année ,de Ion régné, par une ordonnance de Win-chester , d’après-ces connétables d’Angleterrequi avoienr ete íî pujíïans , d aurres cori*nétables inférieurs, que- l’on a appelé de-puis connétables des cantons ; Sc ce roi or-donna qu’il y auroit deux de ces connéta-bles dans- chaque canton pour la conserva-tion de la paix , Sc la révision des armes.

C’est ceux-ci qu’ils appellent présente-ment conjìíibularii capitales , ou principaux. connétables ; paree que la suite, dés temps