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Tome neuvième.
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CON

personne rendre la justice au châtelet ; êcc’est sans doute par cette raison que le pré-vôt de Paris,avec les conseillers de son siège,s’appelloit le conseil du Roi au châtelet.

Depuis que le Roi eut fixe' à Paris uneportion de son conseil d’état sous le titre deparlement, ceux qui ont été établis pour for-mer cette compagnie , ont auísi pris le titrede conseiller du Roi , pour lequel ils sontfondés en double titre : l’un , en ce qu’ilsont été tirés du conseil du Roi, & qu’ils enont encore fait long-temps les fonctions,lorsque le Roi asiembloit son conseil étroit& privé avec le parlement pour tenir sonconseil commun ; Pautre titre est que, de-puis l’institution du parlement, nos Roisont coutume de venir , quand ils jugent àpropos, tenir leur litde justice au parlement,& d’y délibérer de leurs affaires avec ceuxqui composent le parlement, lequel parcette raison est nommé dans les anciens ti-tres & auteurs , la cour du Roi. Dans deslettres du Roi Jean du 1 6 Novembre 1353,les conseillers duRoi au parlement font ditstenans le parlement.

Nos Rois ayant par succession de tempsétabli des conseillers dans les bailliages &sénéchaustèes, & dans la plupart des autressièges royaux, on donna aussi aux conseillersde ces différons sièges le titre de conseillersduRoi , à l’instar de ceux du châtelet. Ceuxqui l’avoient d’abord négligé , Pont dans lafuite reçu, & présentement ce titre estcommun à tous les conseillers des siègesroyaux.

Il a été attribué non-seulement à tous lesconseillers proprement dits, établis dans lessièges royaux , mais encore à beaucoupd’autres officiers de justice , dont le titrepropre & principal n’est cependant pas celuidéconseiller , tels que les présidons des courssouveraines, des conseils souverains & pro-vinciaux , & des présidiaux , les maîtres desrequêtes & maîtres des comptes , les cor-recteurs-auditeurs, les lieutenans généraux,civils , particuliers, criminels & de police ,îes asseslèurs, les greffiers en chef des cours,& autres sièges royaux ; les trésoriers deFrance , les secrétaires duRoi, les notaires,les commissaires au châtelet de Paris, &beaucoup d’autres officiers des justices ro-yales.

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Le connétable prcnoit aussi le titre deconseiller du Roi ; & on trouve des exem-ples qu’on l’a donné anciennement à quelquesmaréchaux de France.

La plupart des trésoriers , receveurs &payeurs des deniers royaux, & leurs contrô-leurs, ont aussi le titre de conseiller du.Roi.

Enfin il y a encore quelques officiers duRoi qui ne font ni de justice , ni militaires,ni de finances , mais que l’on peut plutôtplacer dans la classe des gens de lettres, quiont aussi le titre de conseiller du Roi,comme le premier médecin, & ceux qui ontun brevet d’historiographe de France.

11 n’est pas vrai, comme quelques-uns sePimaginent, que ce titre ait été communi-qué jusqu’aux langayeursde porcs. C’est uneplaisanterie par laquelle on a voulu faire en-tendre que ce titre sort honorable en lui—même a été prodigué à beaucoup de petitsofficiers, & que chacun a eu Pambition d’enêtre décoré. (A)

Conseillers du Roi Réforma-teurs GÉNÉRAUX. On donnoit ce titreà ceux que le Roi envoyoit avec une com-mission dans quelque province pour y réfor-mer Padministration de la justice. Cettequalité est donnée à Bertrand , prieur de S.Martin des Champs, dans des lettres dumoi s de Décembre 13Ç1. (A)Conseillers a la Table de Mar-bre , Voye\ Table de Marbre. (A)Conseillers du Roi généraux. Trésoriers sur le fait de l’aideFOUR LA RANÇON DU Roi. Dans deslettres de Charles V du 2.8 Juin 1363, cettequalité est donnée à ceux qui avoient été or-donnés fur le fait de P aide pour la rançon duRoi Jean. (A)

Conseillers Vérificateurs &Rapporteurs des défauts fauteDE COMPAROIR et DE DÉFENDRE. Paréditdu mois de Mars 169 x, Louis XIV creadeux de ces offices de conseillers en chaqueprésidial, bailliage & sénéchaustée du royau-me , avec attribution de trente sols en toutesaffaires excédentes 20 liv, & exemption de lataille , & autres impositions généralementquelconques ; logement de gens de guerre,guet & garde , tutelle & curatelle, & autrescharges publiques. Le motif exprimé dans cet