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dans cette ville que fut conclu, en 1648, lefameux traité par lequel leroid’Efpagne re-connoît les états-généraux des ProvincesUnies , comme des souverairs , libres &indépendans. C’est une obligation des plusessentielles que la Hollande doit à la Fran-ce , par laquelle les états avoient toujoursété soutenus & secourus depuis le commen-cement de la révolution.
Les évêchés d’Aichstet & de Strasbourgfont moins étendus, & fourniment beau-coup moins aux charges del’empire. Le pre-mier , situé entre le haut-Palatinat & laBavière, doit son établistement à S. Boni-face archevêque de Mayence , qui le fondal’an 749. La dignité de prince de Tempire,avec séance à la diette , fut conservée à l’é-vêque de Strasbourg parl’empereur CharlesVI, quoique la plus grande partie du terri-toire de ce prélat soit aujourd’hui fous ladomination de la France : mais il en a con-servé beaucoup au-delà du Rhin sur les ter-res de l’empire , où s’étend fa jurisdictiontant spirituelle que temporelle.
Quoique l’évêché de Liege soit enclavédans les Pays-Bas , il ne laistè pas d’étre undes princes les plus puiílàns du cercle de"Westphalie. Sa fondation , qui fe fit à Ton-gres , est du commencement du jv siecle ;mais il fut transféré à Liege l’an 509 , &les rois de France en ont toujours été lesprotecteurs.
_ Quoique l’évêque soit souverain dans laville , on ne laisse pas néanmoins de remar-quer qu’il n’y a pas moins de caractère répu-blicain que de marques de souveraineté ,& c’est ce qui en a causé autrefois les révo-lutions.
Les évêchés de Frisinghe & de Pastàu,dans le cercle de Bavière , font peu consi-dérables ; mais ils ont toujours rang & séan-ce parmi les princes ecclésiastiques , ausii-bien que Basic en Suisse , & Coire chez lesGrisons , Trente fur les frontières d’Italie,& Brixen qui avoisine la Carinthie & lel'rioul, qui donnent à leurs évêques la qualitéLt la séance de princes de l’empire ; & ilsfont souverains dans leurs villes épiscopales,& fous la protection de la maison d’Autriche,de laquelle néanmoins ils ne relevent pas.
Lubeck : son évêque quoique luthérien atoujours conservé la yoix & séance à la
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dicte comme prince ecclésiastique! La mai-son d’Holstein s’est comme attribuée cetteprélature , & sélection du chapitre n’est àproprement parler qu’une simple cérémonie.La ville fi.it déclarée libre & impériale en1181, ce qui fut renouvellé & confirmé en122,7. Ainsi l’évêque n’a aucun droit tem-porel sur la ville, quoiqu’il ait toujours con-servé fa jurisdiction spirituelle : dans lesséances de la diete il siège fur un banc parti-culier , séparé des autres évêques.
Avant les révolutions de religion , arri-vées en Allemagne dans les premieres an-nées du xvj siecle , il y avoit encore beau-coup d’autres princes ecclésiastiques quiavoient voix & séance dans les dictes del’empire ; mais ils font aujourd’hui séculari-sés & convertis en principautés purementtemporelles, possédées par divers électeurs& autres princes de l’empire: telles fontMagdebourg, autrefois archevêché & pri-mat de Germanie ; Bremen austi ar-chevêché ; les évêchés font Halberstadt,Verden ou Ferden , Mersbourg , Nawm-bourg, Meissen, Havelberg, Brandebourg,Lebus, Ratzebourg , Swrem & Gamin.
Besançon & Cambrai, quoique qualifiéstoujours de princes de l’empire, n’ont plusni voix ni séance aux états, non-plus que lesarchevêchés & évêchés de Bohême , Silésie,Moravie, Hongrie & Autriche , qui mêmedans les anciens temps ne l’avoient pas.
II faut compter parmi les princes ecclé-siastiques le grand-maître de Tordre teuto-nique , qui a voix & séance avant tous lesévêques. II étoit autrefois établi dans laFruste ducale , qui est aujourd’hui royaume.Albert, de la maison de Brandebourg, s’em-para de cette principauté dansles premieresannées du seizième siecle , & s’y établit Tan1Ç2Ç en titre de duc , après y avoir intro-duit les nouvelles opinions de Luther, & enavoir reçu Tinvestiture de la Pologne. Cettegrande - maîtrise a souffert dans Tempirebeaucoup de révolutions , austì-bien que Té-tât du grand-prieur de Malthe , qui siègeausti, comme prince , dans les dictes impé-riales.
Les abbés viennent ensuite,. dont le pre-mier est celui dé Fulde , qui est le primat &le chef des abbés : prince, & comme archt-chancelier de Timpératrice , il a cru autre-fois
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