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Tome neuvième.
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C ° N

vantage de la naissance, de Vesprit, & dela beauté-, voilà le sujet de la propositioncorrelative.

Ne vaut, qui est sous-entendu, en estl’attribut. Ne , parce qu’on a dans Pefprit,ne vaut pas tant que votre obscurité vaut.

Ces prétendus trésors , dont on fait vanité,Valent moins que votre indolence.

Ces prétendus trésors valent moins ,voilà une proposttion grammaticale relative.

Que votre indolence ne vaut , voilà lacorrelative.

Votre indolence n’est pas dans le mêmecas ; elle ne vaut pas ce moins ; elle vautbien davantage.

Dont on fait vanité , est une propositionincidente : on fait vanité desquels, à causedefquels .- on di t faire vanité , tirer vanitéde, dont, desquels. On fait vanité', cemot vanité entre dans la composition duverbe, & ne marque pas une telle vanité enparticulier ; ainsi il n’a point d’article.

Ils nous livrent fans cefj’e à des foins criminels.

Ils ( ces trésors, ces avantages ) ils estle sujet.

Livrent nous fans cesse à , &c. c’est l’at-tribut.

A des foins criminels , c’est le sens par-titif ', c’est-à-dire , que les foins auxquels ilsnous livrent font du nombre des foins cri-minels ; ils en font parties : ces prétendusavantages nous livrent à certains foins, àquelques foins qui font de la claste des foinscriminels.

Sans cesse, façon de parler adverbiale,sme ulla intermifsione.

Par eux plus d’un remords nous ronge.

Plus d’un remords , voilà le sujet com-plexe de la proposition.

Ronge nous par eux ; à Voccafion de cestrésors , c’est l’attribut.

■ Plus d’un remords ; plus est ici substan-tif, & signifie une quantité de remords plusgrande que celle d’un seul remords.

Nous voulons les rendre éternels,

Sans songer qu'eux & nous passerons comme unsonge. ,

CON 199

Nous, est le sujet de la proposition.

Voulons les rendre éternels fans songer,&c. c’est l’attribut logique.

Voulons , est un verbe actif. Quand onveut, on veut quelque chose. Les rendreéternels, rendre ces trésors éternels : cesmots forment un sens qui est le terme defaction de voulons ; c’est la chose que nousvoulons.

Sans songer qu'eux & nous pajjérons comme unsonge.

Sans songer : fans , préposition : songerest pris ici substantivement ; c’est le com-plément de la préposition sans , fans lapensée que. Sans songer peut austi être re-gardé comme une proposition implicite ;sarts que nous songions.

Que est ici une conjonction , qui unit àsonger la chose à quoi l’on ne songe point.

Eux & nous passerons comme un songe :ces mots forment un sens total, qui exprimela chose à quoi l’on devroit songer. Ce senstotal est énoncé dans la forme d’une propo-sition ; ce qui est fort ordinaire en toutesles langues. Je ne sai qui a fait cela , nes-cio quis fecit ; quis fecit est le terme oul’objet de nescio : nescio hoc , nempe quisfecit.

II n’eftfdans ce vajle univers ,

Rien d'ajjuré , rien de solide.

II, illud , nempé , ceci, à savoir, riend’assuré,rien desoli de : quelque chose d’as-suré, quelque chose de solide , voilà le sujetde la proposition ; n’esl (pas) dans ce vajleunivers, en voilà l’attribut : la négation nerend la proposition négative.

D’assuré : ce mot est pris ici substantive-ment ; nehilum quidem certi. D’assuré estencore ici dans un sens qualificatif, & nondans un sens individuel , & c’est pour celaqu’il n’est précédé que de la préposition defans article.

Des choses d’ici bas la fortune décideSelon ses caprices divers.

La fortune , sujet simple , terme abstraitpersonnifié ; c’est le sujet de la proposition.Quand nous ne connoissonspas la cause d’unévénement, notre imagination vient au se-