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Tome neuvième.
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nommons nécessaire ce qui n’estl’esset qued’une nécessite morale, que personne nesauroit regarder comme incompatibleavec la contingence. Nous disons encorequ’une chose contingente , que Dieu a pré-vue , est nécessaire. Le langage ordinaireétend l’idée de nécessité jusqu’aux bienséan-ces. Je ne saurois, dit-on, me dispenser derendre telles visites , d’écrire telle lettre :ce font des choses nécessaires. Cependant& le vulgaire & les philosophes font obligésd’en revenir aux notions que nous proposonsde la nécessité & de la contingence. Dans uncas d’absolue nécessité , demandez à unhomme destitué des connoissances philoso-phiques , pourquoi la chose n’est: pas autre-ment, pourquoi il ne fait pas jour & nuit enmême temps ; il vous répondra tout courtque cela ne sauroit être autrement. Mais de-mandez-lui pourquoi cet arbre n’a point defeuilles, il vous répondra que c'est que leschenilles l’ont rongé , ou telle autre causequi occasionne la nécessité hypothétique decette nudité de l'arbre Le vulgaire sent donc& distingue le cas de nécessité absolue & denécessite conditionnelle. Article de M.Formey.

Contingent , s. m. ( Commerce &Histoire mois ) terme de Commerce & dePolice Impériale , qui signifie la quote partque chaque personne doit fournir lorsquel’empire est engagé dans une guerre qui re-garde ou Pempereur ou le corps germani-que : chaque prince d’Allemagne doit four-nir tant d’hommes, d’argent & de mu-nitions pour son contingent. Par le nouveautraité d’Hanovre, il est stipulé qu’en cas derupture avec l’empereur , les rois de Prusse& de la Grande-Bretagne fourniront leurscontingens comme vassaux de l’empire ,quoiqu’ils soient en guerre avec l’empereur.Chambers.

La lenteur ordinaire avec laquelle cescontingens son réglés & fournis, fait échouerla plupart des entreprises que formeroitl’empi’-e , & facilite le succès de celles deses e..,icmis. ( G)

CONTINU , adj. ( Physiq. ) Nous ap-pelions ainsi ce qui a des parties rangées lesunes auprès des autres , en forte qu’il soitimpossible d’en ranger d’autres entre-deuxdans un autre ordre ; & généralement on

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conçoit de la continuité par-tout où l’on nepeut rien placer entre deux parties.

Ainsi nous disons que le poli d’une glaceest continu , parce que nous ne voyons pointde parties non polies entre celles de cetteglace , qui en interrompent la continuité ;& nous appelions le son d’une trompettecontinu , lorsqu’il ne cesse point , & qu’onne peut point mettre d’autre son entre-deux..Mais lorsque deux parties d’étendue se tou-chent simplement & ne sont point liées en-semble , en sorte qu’il n’y a point de raisoninterne , comme celle de la cohésion ou dela pression des corps environnans, pourquoil’on ne pourroit point les séparer & mettrequelque chose entre-deux , alors on les nom-me contigues. Ainsi dans le contigu la sépa-ration des parties est actuelle , au-Iieu quedans le continu elle n’est que possible. Deuxhémisphères de plomb , par exemple, fontdeux parties actuelles de la boule , dont ilsfont les moitiés ; & ces deux parties serontcontigues , si on les place l’une auprès del’autre, en forte qu’il n’y ait rien entre-deux:mais si on joignoit les deux hémisphères en-semble , de maniéré à former un seul tout,ce tout deviendroit un continu , & la conti-guité de ses parties seroit alors simplementpossible , en tant que l’on conçoit qu’il estpossible de séparer cette boule en deux hé-misphères , comme avant la réunion. Il ré-sulte de-là , suivant quelques métaphysi-ciens , que í’idée de l’espace absolue doitnous le représenter comme un continu ,*mais ce n’est qu’une abstraction. Voye\ Es-pace & CotmGV.ArticledeM. Formey.

Les philosophes demandent si le continuest divisible à l’infini, c’est-à-dire , s’H estdivisible dans une infinité de parties. Hoy.Divisibilité.

Les anciens attribuoient l’élévation del’eau dans les pompes, à l’amour de la na-ture pour la continuité , & à son horreurpour levuide , la pesanteur & Pélasticité dePair leur étant inconnues. Voye\ Aï R 6Vuide.

Les mathématiciens divisent la quantitéen discrète Lc continue. Voye?, Quantité.

La quantité continue est Pétendue, soitdes lignes, soit des surfaces, soit des solides;elle est Pobjet de la géométrie. Hoye^ LI-GNE & Géométrie; • '

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