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voiï trouvé dans un autre cas ; après la mortde 1’enfant, il trouva à un demi-pouce dansla substance du cerveau, sous l’incision qu’ilavoit faite à la dure-mere , un abcès quiavoit altéré une assez grande étendue de laface externe du corps calleux : de ce fait ,M. de la Peyronnie tire la conséquence sui-vante , qu’il s’apperçut , mais trop tard ,que lorsqu’il ouvrit la dure-mere , s’il eûtplongé , comme il en avoit dessein , unelancette dans le lieu où il avoit soupçonnél’abcès , il auroit peut-être sauvé la vie decet enfant. Cet habile praticien en donnequelques autres exemples dans les Mémoiresde UAcad. roy. de Chirurgie , tom. I,page 329 èc 32.0 , qui font appuyés parceux de MM. Petit & Lestait.
Une teste incision , comme l’on voit ,peut être pratiquée, parce qu’une opérationde ce genre ne doit point être à appréhen-der , à cause de l’estimation que l’on peuttoujours faire de cette blessure légere , d’a-vec celle où ce viscère a été tant de foispour ainsi dire mutilé , emporté par descoups tranchans & contondans, fans que lesblessés en soient morts. Je crois que c’estvraisemblablement à cause de cette circons-tance que les praticiens se sont avisés demultiplier les opérations, jufqu’à ce qu’ilsaient trouvé le principe du mql ; & c’estréellement par ces opérations nécessaires &décisives, qu’ils ont fait cester des accidensqui auroient conduit indubitablement lemalade à la mort. Dionis, Ope'r. de Chirurg.pag. 358 j raconte qu’on trépana une jeunefille en douze endroits. Glandorpius, Spé-cul. Chirurg. obf 3 , p. fC, rapporte queSpigelius eut foin d’un cocher auquel letrépan fut appliqué sept fois.
Mais entre autres faits qu’on pourroitciter , en voici un des plus remarquables :Stalpart-Vander-Wiel, Obf. S , tom. I,pag. 57 , rapporte d’après Geossroi, queí’istustre Nassau , capitaine de cavalerie ,étant tombé de cheval la tête fur un pieu ,Henri Chadbron ayant présumé par lessymptômes qu’il y avoit épanchement dansle cerveau , lui appliqua le trépan fur l’osdu front & ailleurs fans aucun succès ; maisqu’ensuite s’étant déterminé à Rappliquerfur l’occipital, dans la persuasion qu’ilpourroit y avoir du sang épanché par l’effet
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du contre-coup , il ne fut point trompé ;mais ce ne fut qu’à la vingt-septieme appli-cation , que le sang épanché se manifesta ;il rapporte ensuite que ce seigneur étoit fipeu effrayé de ses opérations , qu’à chaquepansement il prenoit plaisir à passer une ai-guille d’argent à travers l’os qui avoit étéperforé ; il guérit parfaitement de fa bles-sure , ainsi que des trépans qu’on lui fit,puisqu’il conserva long-temps après unebonne santé.
D’après tout ce qui résulte des effets dela percussion , il est certain qu’on peut direque cette jeune fille dont parle Hypocrate& tant d'autres en pareil cas , ne feroientpeut-être pas morts si on les eût trépanés ;qu’on auroit pu faire le trépan à ceux dansqui la nature faisoit tant d’efforts pour fedébarrasser de l’humeur qui l’opprimoit detoutes.parts , jusqu’à la dégorger par le nez,par la bouche, par les oreilles , par la tran-sudation à travers les fibres osseuses & cu-tannées ? L’opération & les contre-ouver-tures n’auroient certainement pas été capa-bles de produire la moindre lésion notablequi eût pu intéresser la vie , ni déranger lesfonctions de l’œconomie animale ; qu’onpourroit faire auffi ces contre-ouverturesdans le cas d’épanchement, d’abcès, dedçpót , de tumeurs de quelque genre qu’el-les sussent, dans les autres capacités ouparties du corps humain. II est constant que,même dans le doute de réussir , l’on peutles entreprendre avec le flambeau de l’ana-tomie , parce qu’il vaut mieux aider la na-ture en suivant ses mouvemens , que del’admirer fans l’aider. Mais si la maladie fetrouvoit située dans un endroit inaccessibleaux moyens que la chirurgie emploie , il estindubitable dans ce cas que le malade suc-combera tôt ou tard. Pigray rapporte dansfa Chirurg. liv. IV, chap. 9 , avoir vu unhomme qui reçut une petite bleííùre ausommet de la tête , laquelle n’ayant pu fecicatriser , le fit périr six mois après ; &ayant ouvert le crâne , l’on trouva un ab-cès au-dessous de toute la substance ducerveau.
U est évident, d’après ce fait & beau-coup d’autres qu’on pourroit rapporter ,que lorsque les maladies font dans des lieuxinaccessibles, estes font toujours suivies de