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peur , rémission involontaire de surine &des excrémens , les convulsions , &c.
Si ces symptômes arrivent, & qu’aprèsavoir examiné la partie qui a reçu le coup ,le crâne n’y paroisse ni fracturé ni enfoncé ,il y a lieu de soupçonner une contre-fijsure ,sur-tout si le malade sent de la douleur aucôté opposé au coup.
La contre-fijsure est la méme chose que lecontre-coup. Les fractures par contre-coupont non-seulement lieu d’une partie de latête à l’autre partie opposée , mais encored’un os à l’autre os voisin , & d’une partied’un os à la partie opposée du même os. Lesauteurs en fournissent plusieurs exemples.M. de Garenjot entr’autres rapporte plu-sieurs faits de cette nature dans son traitéd’opérations. Ces faits doivent inspirerbeaucoup d’attention aux Chirurgiens, &doivent les porter à faire des recherchesscrupuleuses pour découvrir le point où lecrâne est fracturé par ces sortes de contre-coups , afin de sauver la vie au malade enlui faisant l’opération du trépan. Voye^Trépan.
Souvent la table interne du crâne est frac-turée à l’endroit où l’on a reçu le coup ,quoique la premiere table soit sans fracture ;c’est une eí'pece de contre-coup que l’expé-rience fait voir très-fouvent. (Y)
CONTRE-FLAMBANT , adj. {Blas)D’argent à un bâton de gueules , flam-bant & contre -flambant de dix pieces demême.
Prandtner, en Styrie , d’argent à unbâton de gueules , flambant & contre-flam-bant de dix pieces de même. ( V )
CONTRÉ-FLEURÉ , ad>. ( Blason. )qui se dit d’un écu dont les fleurons fontalternés & opposés , en forte que la couleurrépond au métal.
Bossiit, au pays de Liege, d’or au doubletrescheur , fleuré , contre-fleuré de synopleau sautoir de gueules brochant fur le tout.
(V)
CONTRE - FORTS , subs. m. plur.[Archi te cl.] sont des piliers de maçonne-rie qu’on fait pour appuyer ou soutenir desmurailles ou des terrasses qui poussent &menacent d’écrouler. Voye\ ÉPERON Ù
Arc-boutant.
Ces sortes -d’ouvrages font bandés en
CON
.berceaux â distance les uns des autres.
Quand on bâtit fur la pente d’une mon-! tagne , il faut faire des contre-sorts oueperons bien liés avec le mur qui soutientles terres, distans de deux toises les unsdes autres. [P]
Contre - FORTS , [ Fortification ]font des avances dans le rempart qui pren-nent racine au revêtement, qui font de lamême matière , &: qui aident le revête-ment à soutenir la poussée du rempart.On les construit de 18 pies en 18 piés.
Suivant une table particulière de M. lemaréchal de Vauban , l’épaisseur du contre-fort d’un revêtement de xo piés de haut,est de 2 piés à son extrémité , c’est-à-dire,à sa partie parallèle & opposée au revête-ment. Elle augmente ensuite de 8 poucespar io piés d’élévation ; en forte qu’à unrevêtement de 3 6 piés , elle est d’environ3 piés 8 pouces. L’épaisseur du contre-fortd’un revêtement de 10 piés de haut, sui-vant la même table, est de trois piés à faracine , c’est-à-dire , à fa partie adossée 011liée au revêtement. Elle augmente ensuited’un pié par 10 piés d’élévation ; en fortequ’à un revêtement de 36 piés de hauteur ,l’épaisseur du contre-fort à fa racine doitêtre d’environ Ç piés 6 pouces.
A l’égard de la longueur du contre-fort ,elle est de 4 piés à un revêtement de 10.Elle augmente après cela de 2 piés par 10d’élévation ; de maniéré qu’à un revêtementde 36 piés de hauteur , le contre-fort doitavoir 9 piés de longueur. Cette longueurse mesure par une perpendiculaire tiréede la racine du contre-fort à son extrémité.
Le contre-fort s’appelle quelquefois épe-ron. V^oye^ Eperon.
Lorsqu’on construit quelque ouvrage surla pente d’une montagne , on doit le sou-tenir avec des contre-forts bien liés au rem-part , à la distance d’environ 12 piés l’un del’autre.
Les contre-forts ou éperons qu’on em-ploie pour soutenir les murs ou les revête-mens des terrasses dans les bâtimens del’architecture civile , se construisent endehors des revêtemens. On ne les disposepas ainsi dans l’architecture militaire ,parce que la partie du revêtement compriseentre les contre-forts , ne pourroit être