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est le certificateur de la caution , dans lespays où la caution est nommée pleige ,comme en Normandie. V~oye\ CAUTION,Certificateur , Pleige. [A]
* CONTRE-POIDS, f. m. se dit en gé-néral de toute force qui sert à diminuer l’ef-fort d’une force contraire. Le contre-poidsa lieu dans une infinité de machines diffé-rentes ; tantôt il est égal au moment qui luiest opposé , tantôt il est plus grand ou pluspetit. Voye\ le Métier a bas. Le con-tre-pouce a son contre-poids ; la machine àfiler l’or à ses contre-poids.
Contre-poids [les'] du métier des Ru-banniersy ce font une ou plusieurs pierres at-tachées aux deux bouts d’une longue corde ,que l'on entortille de plusieurs tours dansíes moulures des enfuples ; ce qui ne les em-pêche pas de fe rouler lorfqu’on les tire àfoi. 11 faut savoir ménager la force de cescontre-poids ; si la charge de celui qui estsuspendu est très-forte, il entraînera l’autre ;si la charge de celui qui porte à terre esttrop forte , elle empêchera l’autre de des-cendre. Pour conserver entre eux Péquili-bre , on ne donne à la contre-charge que letiers de la charge. L’ufage de ces contre-poids est de tenir les foies tendues , fansles empêcher de céder à l’ouvrier qui lestire à lui suivant son besoin. On donne en-core chez les mêmes ouvriers, le nom decontre-poids à des morceaux de plomb. Afinde les avoir tous d’égal poids , ils pefentchacun environ deux gros ; ils font percésd’outre en outre , pour être suspendus parune petite ficelle que l’on pose sur la mou-lure des petits roquetins, & fans tourner àl’entour comme les autres contre - poids.L’ufage de ceux-ci est de tenir en équilibrechaque roquetin de glacis [ Voy. Glacis] ;ce qui est suffisant pour empêcher le roque-tin de dérouler , sinon lorsqu’on le tire à soipendant le travail.
Contre-poids (le ), che\VEpinglier,est la piece qui par sa pesanteur vient for-mer la tête de l’épingle enfermée dans lesdeux têtoirs ; il se leve par une espece debascule qu’on fait jouer avec le pié par unemarche à laquelle est attachée une corde.La marche est arrêtée à une cheville en-foncée dans le plancher de la chambre. 11est soutenu dans la ligne perpendiculaire qu’il
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décrit, par fa traverse qui glisse le long desbroches. Voye\ Broches.
Contre-poids (le) des méties des étof-fes de foie ; il y en a de plusieurs sortes :ils font ordinairement de pierre brute , &proportionnés aux divers genres d’étoffes.II en faut pour chaque chaîne, pour les cor-dons & cordeleries , ùc.
Contre-poids (le) des Balanciers estun morceau de métal , ordinairement decuivre, de fer, ou de plomb , qui fait partiede la balance romaine , ou pefon. On lenomme quelquefois la poire de la romaineà cause de fa figure , ou la masse à cause defa pesanteur.
CONTRE-POIDS (lé) des danseurs decorde , estunbâtonarmé de fer ou de plombparles deux bouts, qu’ils jettent à droite ouà gauche , en devant ou en arriéré , & quiles tient en équilibre.
Contre-poids (lé) des machines d’o-péra , est un corps pesant qui, en se hausiàntou se baissant, en fait hausser ou bailler unautre. C’est par ce moyen si simple que s’exé-cutent les descentes , les vols , Ùc. Voye%Vol , Machine , ùc. (B)
Tout le calcul des contre-poids fe réduità celui du levier, des moufles, des poulies,Ùc. Voye\ ces machines à leurs articles.
Contre-poids , ( Manège. ) fe dit dela liberté d’affiette du corps que garde lecavalier , pour demeurer toujours dans lemilieu de la selle , sans pancher de côté nid’autre , & également fur les deux étriers ,quelque mouvement que fasse le cheval, pourlui donner les aides à propos. Un cavalierdoit si bien garder le contre-poids , qu’ilsoit toujours préparé contre les surprises &les désordres du cheval. ( V)
CONTRE-POINÇGN , f. m. des Gra-veurs pour la fonte des caractères , est unpoinçon d’acier de deux pouces ou environde long , taillé selon la forme du blanc de lalettre qui sert à former le creux du poinçon.Voye\ Gravure des poinçons alettre.
CoNTRE-POINÇON , ( Serrurerie, )c’est une forte de poinçon camus", plus largepar fa pointe que le trou auquel on rappli-que , qui sert à épargner la peine à fraser letrou , & le rend propre à recevoir unerivure : cela s’appelle conere-percer. II /