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M. Colbert ^J. B.) régit d’abord lesfinances, en qualité d’intendant, jusqu’au i ÇAvril i 66 z , qu’il prit celle de contrôleurgénéral } le Roi ayant remboursé les deuxcharges de contrôleurs généraux qui subfis-toient alors , pour faire M. Colbert , seulcontrôleur général par commission, & ayanten même-temps attribué à cette qualité uneplace de conseiller au conseil royal desfinances.
Tel est le dernier état par rapport à cetteplace , qui est devenue une des plus impor-tantes du royaume , tant par la suppressiondes autres contrôleurs généraux , que parcelle de sur-intendant.
Le contrôleur général est , comme onvoit présentement, ce qu’étoient chez lesRomains les questeurs , les préfets , & lescomtes du trésor & des finances ; il tientaussi la place de grands-trésoriers , des gou-verneurs généraux & fur - intendans quiavoient autrefois en France la directiongénérale des finances ; il réunit en fa per-sonne leurs fonctions & celles de leurs con-trôleurs.
M. Colbert, l’un des plus grands géniesqu’ait eu la France , donna encore à ce£teplace un nouveau lustre par la profonde ca-pacité & le zele avec lesquels U en remplitles fonctions.
11 fut reçu en la chambre des comptes le9 Novembre \ 66 j , avec séance & voix dé-íibérative en toutes assures ; droit que sessuccesteurs ont aussi conservé ; & il fut lepremier qui , tans être ordonnateur , régitles finances en chef jusqu’à sa mort arrivéele 6 Septembre i 68 z.
Personne n’ignore combien son ministèrefut glorieux & utile pour la France; non-íeulement il réforma les abus qui s’étoientglissés dans l’administration des finances, irétablit la marine & le commerce , fit fleu-rir les sciences & les arts , & procura réta-blissement de pJufieurs académies.
Les bornes de cet article ne nous per-mettant pas de nous étendre fur chacun dessuccesteurs de M. Colbert, nous ne feronsici qu indiquer l 5 époque de leur ministère.
Claude le Peletier succéda à M. Colbertjusqu’au mois de Septembre 1689 ; après luice fut Louis Phelypeaux de Pontchartrain ,qui remplit cette place jusqu’au mois de
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Septembre 1690 , qu’il fut élevé à la di-gnité de chancelier de France.
Michel de Chamillard lui succéda en laplace de contrôleur général jusqu’au 14.riévrier.1708 ; il fut créé de son temps( en Juin 1701 ) deux directeurs générauxdes finances, avec le droit d’entrer & rap-porter au conseil royal , mais avec subor-dination au contrôleur général, auquel ilsétoient obligés de rendre compte des af-faires qu’ils dévoient rapporter ; ces deuxdirecteurs furent supprimés en 1708.
Nicolas Desmarets fut ensuite contrô-leur général jusqu’au mois de SeptembreI 7 I '>-
Depuis ce temps, la direction & admi-nistration des finances fut exercée par leconseil royal des finances , & les fonctionsde contrôleur général , dont la place étoitvacante, furent exercées par MM. Philippe-losephPerrotinde Barmont & Pierre Sou-îeyran , tous deux gardes des registres ducontrôle général, en vertu d’une ampliationde pouvoir qui leur fut donnée à cet effetle 2$ Sept. 1715 , & Jacques Perrotin deBarmont fut agrégé aux deux premierspar lettres du 10 Nov. 1719. M. Rouillédu Coudray étoit alors directeur des finan-ces & du contrôle général ; il avoir Tins—pection du contrôle des quittances du tré-sor royal, des parties c usuelles & autres,dépendantes du contrôle général des. finan-ces.
M. d’Argenson ayant été nommé gardedes sceaux de France le 18 Janvier 1718 »fut en même temps chargé seulde l’adminis-tration des finances.
La place de contrôleur général des finan-ces fut ensuite donnée à JeanLaw, Anglois,,par commission du 4 Janvier 1720 ; il prêtaserment entre les mains de M. le chancelierle 7 du même mois ; mais n’ayant point étéreçu en la chambre des comptes, les deuxgardes des registres du contrôle général con-tinuèrent l’exercice de ce contrôle jusqu’àla nomination de M. de la Houssaye , lefleur L a w étant repaíîe en Angleterre le iaDécembre 1720.
Félix le Pelletier de la. Houssaye lui suc-céda le 12 du même mois , jusqu’au mois deMars 1722 ; après lui Charles-Gaspard Do-1 dun fut reçu en la chambre des comptes.se