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plus épaisse & d’un blanc jaunâtre. Cetteliqueur qui coule lapremiere, se garde sépa-rément comme la meilleure. Si on fait cetteincision dans le temps convenable , dans unarbre fort & sain , & qu’elle soit profonde,on dit que dans Pefpace de trois heures onretire jufqu’â douze livres de baume. Cetteincision étant couverte auísi-tót avec de lacire ou de l’argile , elle répand encore faliqueur résineuse en assez grande quantité ,nne quinzaine de jours après.
Labat assiire que le temps le plus proprepour faire l’incision , est le mois de Marspour les arbres qui fe trouvent entre la li-gne équinoxiale & le tropique du Cancer ;& le mois de Septembre pour ceux quifont de l’autre côté de la ligne , c’est-à-dire , entre elle & le tropique du Capri-corne.
Les menuisiers & ébénistes emploient lebois de l’arbre pour leurs ouvrages , à causede son rouge foncé ; on s’en sert auífi pourla teinture , mais je ne fais si le bois deBrésil de Fernambouc est du méme arbre quiproduit le baume.
La différence qu’il y a entre le baume deCopain & celui du Pérou , est que ce der-nier fe feche & fe durcit plus aisément ; aulieu que le baume de Copahu ne fait ques’épaistìr,& devenir d’une couleur plus fon-cée fans fe durcir.
On le falsifie souvent avec des huiles demoindre prix : on le contrefait par le mé-lange de l’huile distilée de térébenthine avecde l’huile exprimée d’amandes douces : onvend aussi fous son nom la résine la plus pure& la plus récente du Méleze, il arrive mémequelquefois en Europe déjà sophistiqué ; enun mot il n est pas facile d’en avoir de purde la premiere forte , & l’on fait que lesépreuves pour découvrir s’il est véritablefont astez fautives , du moins l’art peut lesrendre telles.
La chimie nous instruit que ce baume estcomposé d’une huile subtile éthérée , &d’une huile grossière mêlée avec un sel aci-de ; c’est de ces principes que dépend sonefficacité.
Sa dose est depuis dix gouttes jufqu’àtrente dans quelque liqueur convenable,en conserve, en elécsaccharum , en pilulesavec de la réglisse , ou dissous dans un
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jaune d’ceuf. On l’emploie intérieurement &extérieurement.
Plusieurs auteurs lui accordent des vertusadmirables à ces deux égards. Ils l’ordon-nent intérieurement dans le scorbut, ladyssenterie , le flux de ventre , les fleursblanches , la gonorrhée , la néphrétique , lecrachement de sang , la phthysie. Fuller levante aussi comme un excellent béchiquepour déterger les bronches, & rendre leton aux poumons. Mais toutes ces ordon-nances ne font plus de mise vis-à-vis desmédecins qui ne font aucune attention auxnoms des maladies , & qui ne considèrentque leurs causes. Comme ce baume est acre& échauffant, s’il est utile quelquefois , ilnuit toujours quand on en use mal à propos& trop long-temps. II irrite les tuniquesdélicates des premieres voies ; il met leshumeurs en mouvement ; il allume le sang& le porte à l’inflammation ; c’est pourquoiil faut ne le donner qu’avec connoistànce ,loin des repas & en petites doses.
Son usage externe est dans les exco-riations pour consolider les plaies , lesulcérés & corroborer les parties nerveu-ses affectées d’un commencement de para-lysie ou de rhumatisme. On peut dans cedernier cas le mêler avec deux parties d r e£-prit-de-vin , & en former un liniment :maison ne doit pointPemployer dans lesplaies & ulcérés qui ne font pas suffisammentdétergés , ni même à cause de son âcretéfans le mélange d’autres substances onc-tueuses.
Sa principale vertu vulnéraire est de s’op-pofer à la pourriture des sucs qui font four-nis par la suppuration , & qui découlent dansles plaies. Tout ceci s’appîique égalementaux baumes de la Mecque, de Toilu , duPérou , &'c. Si nous n’en pouvons faire degrands éloges dans les maladies où l’on lesvante davantage , du moins nous tâcheronsd'amuser le lecteur par leur histoire natu-relle : n’est-ce point encore trop promettre îArticle de M. le Chevalier DE JAUCOURT.
COPAIBA, voye\ CûPAHU.
COPAL , f. m. ( P ha r. ) gomme ou ré-sine d’une odeur agréable , ressemblant àcelle de l'encens, mais moins forte , quel’on apporte de la nouvelle Espagne où ellesort des incisions que l’on fait à l’écorce d’uoAaa z