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Tome neuvième.
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C O P

qu es minutes. Cet instrument repre'fentejusqu’aux éclipses.

Comme l’instrument est peu en mage,une description particulière deviendroitinutile ; sauteur a fait un livre exprès pourF expliquer. Charniers.

Au reste tous ces instrumens font en eux-•mêmes plus amusans qu’utiles. On ne peutjamais, parleur secours, connoître les mon-vemens des corps célestes que d’une maniérégrossière ; les observations réelles fit les cal-culs astronomiques font le seul moyen queles philosophes connoissent d’y parvenir ;tout le reste, quoique assez curieux en foi,est bon à amuser le peuple , ou à orner lescabinets des demi-sovans. Voye\ PLANIS-PHERE. (O)

* COPERNICIEN, f. m. (Phyf.) nompar lequel on désigne ceux qui soutiennentïe système de Copernic sur le mouvementdes corps célestes.

* COPHTE ou COPTE, f. m. ( Théol.)c’est ainsi que l’on appelle les chrétiens d’É-gypte , de la secte des Jacobites ou Mono-physites. Voye\ Jacobites. On est très-partagé fur l’origine de ce nom ; on le tirede Copte ou C op tas, ville d’Égypte. Onluisait signifier coupé ou circonci ; on ledérive d ’PEgyptos , en soustrayant la pre-mière syllabe. On en cherche l’étymologiedans Kibely nom ancien de l’Egypte ; dansCobtim , autre ancien nom de l’Egypte ;dans Copt , fils de Mesraim fie petit—filsde Noé ; fie dans Jacobite, en retranchantla premiere syllabe, d’où l'on a fait Cobite,C ob ta , C opta ) Cophta. Voye\ JACOBI-NES. La langue dans laquelle ils font le ser-vice divin , est un mélange de grec fie d’é-gyptien ; ils persistent dans l’erreur qu’il n’ya qu’une nature en Jesus-Christ. Leur égliseest gouvernée par un patriarche , fie quel-ques évêques fit archevêques. Le patriarcheest élu par les évêques, le clergé & les pre-miers des laïcs. II est obligé à vivre dans lecélibat. II nomme seul les évêques Se arche-vêques , cju’il choisit entre les séculiers quifont veuîs. La dixieme fait tout le revenude ces princes de l’église Coplue. Les prê-tres peuvent être mariés. Il y a fous lesprêtres les diacres de l’évangile , les diacresde l’épître Se les agnostes. Ce clergé est très-méprisoble ; il ignore même la langue dans

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laquelle il prie , ce qui n’empéche pas qu’ilne soit très-honoré. L’autorité des évêquesest grande. Le patriarche est une espece dedespote. Quoiqu’ils n’entendent pas leurbréviaire , il n’en est pas moins long. Ilsont des moines fie des religieuses qui obser-vent très-rigoureusement le voeu de pau-vreté , qu’ils ne font que quand ils n’ontrien, ne concevant pas comment ceux quiont quelque choie peuvent y renoncer. LesMahométans ont confié la recette des droitspublics en Egypte à des Chrétiens Cophtes.Excepté ces receveurs, le reste est pauvre& vit durement, n’ayant pour toute con-solation que la facilité de changer de femmespar le divorce qui est fréquent, Se par unnouveau mariage dont il peut être suivi. Ilsadmettent sept sacremens, dont ceux à quiil est réservé de les conférer savent à peineles noms. lis diffèrent le baptême des enfansmâles de 40 jours , fie celui des filles de 80.Ce sacrement ne se conféré jamais que dansl’église ; en cas de péril, on y supplée pardes onctions : il se donne par trois immer-sions ; Tune au nom du Pere, la secondeau nom du Fils , & la troisième au nom duSaint-Esprit, en disant à chacune : Je tebaptise au nom de la Personne dont l’im-mersion se fait. Ils confirment Pensant , fiele communient aussi-tót après l’avoir bap-tisé ; mais ils ne le communient que fousPespece du vin. La confirmation fit le bap-tême sont accompagnés d’une multitudeprodigieuse d'onctions. Les simples prêtrespeuvent donner la Confirmation. Us ont furl’Eucharistie le même sentiment que les Ca-tholiques. Us communient les hommes fousles deux especes ; ils portent aux femmesPespece seule du pain humectée de quelquesgouttes du sang de Jesus-Christ qui ne sortjamais du sanctuaire , où il n’est point per-mis aux femmes d’entrer. Us ne conserventpoint de pain consacré. Quand il faut admi-nistrer le Viatique , la mesiè se dit à quel-que heure & en quelque circonstance que cesoit. Us pensent bien sur la confession , maiselle est rare parmi eux ; un de leurs patriar-ches a été même jusqu’à Pabolir , parce queles mauvais confesseurs , disoit-il, font dumal , fie qu’il est presque impossible d’entrouver de bons ; fie il faut convenir qu’a-près h peinture que nous avons faite du'