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du Comm. & de Trévoux , & Charniers.
* Copie, {Peinture.) c’est en généraltout ce qui est fait d’imitation , excepté dela nature ; ce qui est fait d’après nature ,s’appelle original. On dit copier la natured’après nature , mais on ne dit pas unecopie d’après nature.
II y a des peintres qui imitent la maniéréd’un autre peintre ; on dit d’eux qu’z'ií sa-vent la martien de tel ou tel, fans que pourcela leurs tableaux soient regardés commedes copies. On distingue auífi les estampesen copies & en originales" ; celles qui fontfaites d’après les tableaux , font appelléesoriginales ; & celles qui font faites d’aprèsd’autres estampes , copies.
II y a des peintres qui copient fi parfaite-ment les tableaux d’un ou plusieurs maîtres,Vue les plus éclairés font souvent embarras-fés à distinguer la copie de l’original, lors-•qu’ils n’ont pas un œil extrêmement expéri-menté , une grande connoisi'ance de l’art,ou , ce qui supplée l’un & l’autre , le ta-Irleau po.ur Jes confronter ; ce qui doit ren-dre les amateurs de tableaux très-circonf-
Î tests , soit dans leurs jugemens, soit danseurs achats, sur-tout lorsqu 1 il s’agit desproductions des grands maîtres de l’école del’Italie , par ce qu’on en a fait une infinitéde copies , parmi lesquelles il s’en trouveplusieurs d’une beauté &d’une hardiesse sur-prenante. On dit qu’un éleve d’un peintre•habile copia fi parfaitement un tableau deson maître , que celui-ci s’y trompa. J’aientendu nier la possibilité du fait par unpeintre qui vit aujourd’hui , & qui se saitadmirer par la vérité éc l’originalitéde ses ouvrages. M. Chardin préten-doit que , quelle que fût la copie qu’onferoit d’un de ses tableaux , il ne s’y mé-•.prendrok jamais , & que cette copie feroitou plus belle (ce qui feroit difficile) , oumoins belle que l’original. On lui objectades autorités , il n’en fut point ébranlé ; ilopposa la raison & le bon sens anx témoi-gnages & aux faits prétendus, ajoutant .qu’iln’y avoir point d’absurdités , en quelquegenre -que ce fût, dans lesquelles on ne fûtprécipité, lorsqu’on íacrìfìeroit ses lumièresà des noms & à des passages. II faut, disoit-■ìl , examiner d’abord la possibilité , & les.preuves de lait ensuite.
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CoPlfc , terme d’imprimeur ù de. librai-rie ; c’est le manuscrit ou l’original d’unouvrage destiné à être imprimé. Par le motde copie l’on n’entend parler souvent qued’une portion du tout ; c’est dans ce, sensque l’on dit : II faudroit demander de lacopie à V auteur , s’il eft pressé de son ou-vrage. On dit d’une copie en général, qu’elleest bien écrite , qu’elle est d’un auteur très-connu, ou d’un anonyme.
Copie , ( compter sa) ; c’est combinercombien un manuscrit pourra faire de feuil-les d’impression d’un caractère désigné.
Copies de chapelle, c’est un nombred’exemplaires que les ouvriers de l’impri-merie retiennent fur les ouvrages auxquelsils travaillent. Cet usage abusif n’est fondésur aucune loi.
* COPIEUSEMENT , ABONDAM-MENT , BEAUCOUP , BIEN, ( Gram.)adverbes relatifs à la quantité. Bien , à laquantité du qualificatif, ou au degré de laqualité. IIfaut être bien vertueux ou bienfroid pour réJìfler à une jolie femme. Onpeut mettre bien de la sagesse dans ses dis-cours & bien de la folie dans ses aclions.Beaucoup , à la quantité ou numérique oucommenfurable, ou considérée comme telle.Beaucoup de gens n’ aiment point , ne fontpoint aimés , td fe vantent cependant d’a-voir beaucoup d’amis. On ne peut avoirbeaucoup de prétentions fans rencontrerbeaucoup d’objìacles. Abondamment , à laquantité des substances destinées aux besoinsde la vie : La fourmi ne fteme point & re-cueille abondamment. II se joint ici à laquantité de la chose, une idée accessoire del’usage. Copieusement est presque techni-que , & ne s’emploie que quand il s’agit desfonctions animales. Ce malade a été sauvépar une évacuation de bile très-copieuse.J’ai dit que la quantité à laquelle beaucoupavoir du rapport , étoit considérée commesusceptible de mesure; c’est pourquoi l’on ditbeaucoup de dévotion , d’où l’on voit en-core que beaucoup exclut l’article le &que bien l’exige ; car on dit aussi bien del’humeur.
COPIGOWKA , ( Géogr. ) c’estl’une des villes non titrées du Palatinat dede Braclau , en Podolie , portion de la pe-tite Pologoe. {D. G.)