C O P
mariage , les filles qu’ils veulent épouser, lepatriarche des coptes , ainsi que le mufti,permettent très-facilement aux maris de ré-pudier leurs femmes, & ils ne trouventpoint mauvais que les hommes aient desfemmes à la casse , c’est-à-dire , que l’onprend en bail à loyer à tant le mois.
Les coptes qui veulent se marier vont àl’église après minuit ; l’épouse y est con-duite au son du fifre & du tambour ; le prê-tre dit la messe , fait des prières & passe aucol de l’époux une jacolîe d’étoffe en formede croix. Le lendemain il va chez l’épouxenlever cette jacolle, & lui donner permis-sion de consommer son mariage.
A l’égard des funérailles, l’ancien usaged’embaumer les corps n’est pas totalementaboli. Parmi les coptes riches on vêt lescorps des morts de leurs plus riches habits ;on court par les rues en se couvrant le visagede boue, en se frappant la poitrine, & pous-sant des cris ,• on s’égratigne , on fe meur-trit le visage ; on interroge le mort pour-quoi il a ceste de vivre ; on appelle des joueu-ses de tambour de basque, pour chanter desairs lugubres, en faisant des contorsionsépouvantables. Ces musiciennes accompa-gnent le corps lorfqu’on le porte en terre ;elles font suivies des parens & des parentes,les cheveux épars comme les anciennes bac-chantes. ( V. A. L. )
* COPULE, f. f. ( Logique .) c’est , dansun jugement, le terme ou signe qui marquela comparaison ou liaison que l’esprit fait del’attribut & du sujet. Quelquefois la copule& l’attribut font renfermés dans un feu'mot ;mais il n’y a aucune proposition qu’onne puifíe convertir de maniéré à les séparer.Ainsi dans Dieu existe , exijle contient lacopule & 1 attribut, qu’on distinguera endisant Dieu est existant. C’est fur la copuleque tombe toujours la négation oul’affirma-tion qui fait la qualité de la proposition ;les autres affirmations ou négations modi-fient le sujet ou l’attribut, mais ne détermi-nent point la proposition à être affirmativeou négative. Ce font les verbes auxiliairesqui fervent de copules grammaticales dansles jugemens. Voy. SUJET , ATTRIBUT ,Jugement , Proposition , Syllo-gisme.
Copule charnelle , ( Jurispr. ) fe
COQ ;S 7
dit en droit pour exprimer la cohabitationqu’il y á eu entre deux personnes de diffé-rent sexe. Voye\ Cohabitation, (a)
COQ
COQ, ad med. consumpt. (Medec.) abré-viation dont fe fervent les médecins pourdire qu’une chose doit être bouillie jusqu’àce qu’elle soit à demi - consumée ; ad med.consumpt. signifie ad mediam consumptio-nem. Coq. in S. Q. Aq. signifie qu’unechose doit être bouillie dans une quantitésuffisante d’eau.
COQ , í. m. gallus , li. (terme de Bas .Jmeuble qui entre dans plusieurs écus.
On dit de cet oiseau , crête , becqué 3barbe', membré , lorsque sa crête, son bec,sa barbe , ses jambes, font d’un autre émailque son corps.
Un coq chantant est celui qui a le becouvert, & semble chanter.
Les Gaulois ont pris le coq dans leursenseignes & drapeaux ; il désigne les com-bats , la victoire, parce qu’il est le pluscourageux de tous les oiseaux, aimant mieuxmourir que de céder à son ennemi.
Corkborne de Villeneuve en Champa-gne ; d’argent à trois coqs de gueules.
Roussel de Medavy,de Grancey en Nor-mandie ; d’argent â trois coqs de gueules ,crêtes , becqués , barbes & membrés d’or.
Vogué , de Montlaur , d’Aubenas , deGourdan en Vivarais ; d’agur au coq d’or ,chantant , crête , barbé & membré de gueu-les ,• devise ,/o/a vel voce leones terreo. (G.D. L. T.)
CoQ , s. m. Hist. nat. Ornithol. ) gallusgallinaceus , oiseau domestique qui est sicommun presque par-tout, que la plupartdes naturalistes ont négligé de le décrire.Willughby le distingue des autres oiseaux deson genre , en ce que les plumes de la queuefont posées verticalement, qu’il a une crêtecharnue & dentelée fur la tête , des pen-dans fous le menton , & de longs éperonsaux pattes. Le même auteur remarque quele coq & le rossignol font de tous les oiseauxde jour les seuls qui chantent pendant lanuit. On a compté jusqu’à vingt-sept gran-des plumes dans chacune des ailes , & qua-torze dans la queue. Les deux plumes du