C°Q.. , J
galbanum dissous dans le vinaigre p û ; dusel ammoniac 9 j ; du grand diachilum 3 j.fi. Mêlez selon sart. .
L’emplâtre de gomme ammoniac est aussifort utile , de même que les sucs de souci& de pourpier. Ce dernier sur-tout est stefficace , selon Riviere , qu’on détruit lescors & les verrues dans sept ou huit jours,en les frottant deux fois par jour avec lesfeuilles écrasées de la plante , appliquée en-suite sur les excroissances en forme de cata-plasme.
Avant de se servir des emplâtres de quel-qu’espece que ce soit, il est à propos debien ramollir le cor , en baignant les piespendant deux ou trois heures , deux ou troissoirs , à l’heure du coucher ; & les couperensuite doucement à plat avec un canif bientranchant, & prenant garde d’aller jusqu’auvif.
Il ne faut se servir qu’avec beaucoup decirconspection des remedes corrosifs quequelques charlatans distribuent ; j’en ai vudes effets tragiques , par Timpreffion queces compositions ont faites fur les tendons,qui font souvent l'origine des cors , ou dumoins qui leur fervent d’attache. (Y)
* CoR , f m. ( Chauder. & Chaffè.) ins-trument à vent à Tissage des chasseurs. II estcontourné ; il va insensiblement en s’évasant?depuis son embouchure jusqu'à son pavillon.
II est indispensable à un compositeur deconnoître T étendue commode d’un cor-de-chifse } & les tons qu’en peut tirer touthomme qui en donne , fans être supérieur ,parce que cet instrument est d’une grandeexpression , quand il est employé à propos,& parce qu’un compositeur doit toujourss’attacher à faire une musique facile à exé-cuter : nous allons donc expliquer tout ceque Ton peut & doit attendre d’un cor-de-chaffe médiocre.
COR 417
L’étendue ordinaire du cor est de troisoctaves, à compter depuis Y ut qui est à Tu-nisien des basses du cíavessin , ou de huitpieds ouverts de Torgue à Y ut , qui est troisoctaves plus haut. Dans la premiere octave,le cor donne , outre le son principal ut , saquinte fol ; dans la seconde octave , ontrouve Taccord parfait ut, mi , fol enfindans la troisième , le cor donne toute Té-chelle diatonique , ut , re , mi , fa , fol ,la ,fi , ut; mais il faut remarquer que lésa.du cor-de-chafje est naturellement un peutrop haut, & le la trop bas , & que ce n’estque par l’art que le musicien parvient à don-ner le fa & le la juste.
Outre ces tons, le cor en donne encoreplusieurs autres , suivant le plus ou moinsd’habileté de celui qui en joue. Naturelle-ment le cor a cinq octaves complettes dé-tendue , c’est-à-dire , une plus basse & uneplus haute que les trois que nous venonsd’indiquer ; mais il est très-difficile de lesdonner. L’étendue véritable du cor-de-chafjeest donc depuis Tz/r à Tunisien de seize piedsouvert de Torgue jusqu’à 1’zzr cinquièmeoctave du premier. Dans la premiere & dansla derniere octave , le cor a tous les semi-tons ; mais il est rare, ou plutôt impossible,que le même musicien qui donne les sons lesplus graves puisse auffi donner les plus hauts.Voici Tétendue compîette du cor. Les ron-des indiquent les sons faciles , & que toutmusicien peut employer fans scrupules ; lesblanches indiquent les sons un peu plus dif-ficiles , & qui demandent un homme bienmaître de son instrument ; enfin les noiresindiquent les sons tout-à-fait difficiles , &qui ne peuvent être fournis que par un très »habile musicien. Remarquez encore que lefi b du cor-de-chaffe est un peu plus bas quele fi. b ordinaire.
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