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Tome neuvième.
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COR

Le sanguin commun. C’est à cette ef-pece qu’on doit appliquer ce qui vientd’être dit du sanguin en général.

Le sanguin à feuille panachée. C’est-une variété de l’espece commune, dont•on fait peu de cas.

Le sanguin à fruit blanc. Autre va-riété qui ne s’étend que fur la couleurdu fruit.

Le sanguin de Virginie à feuille delaurier. On trouve dans tous les paysseptentrionaux de l’Amérique cet arbris-seau , dont le fruit est d’une couleurbleue-noirâtre. II ne s’éleve qu'à la hau- 'teur de notre sanguin commun.

Le sanguin de Virginie à feuille étroite.C’est une variété qui ne différé de l’ar-brisseau précédent que par la figure dela feuille.

L q sanguin d'Amérique à feuille blan-che. C’est un bel arbrisseau, qui peutinfiniment contribuer à l’ornement d’unjardin , par la blancheur singulière deses feuilles qui fe font remarquer auprintemps , par les bouquets de fleursblanches qui l’embellistènt durant l’été ,par les grandes grappes de ses baiesbleues qui toute l’automne font d’un belaspect, & par la couleur rouge & vivede l’écorce de ses rameaux qui le distin-guent pendant l’hiver. ( c )

CORNOUILLES, f. f. pi. ( Mat.medic. & Diete. ) Le fruit du cornouil-ler est aigre, acerbe, & styptique, lorf-qu’il n’est pas parfaitement mûr. On peutl’employer dans cet état , fur-tout exté-rieurement , comme la plupart des autresvrais styptiques tirés des végétaux. II s’a-doucit beaucoup en mûrislànt ; alors iln’est qu’aigrelet, & assez agréable à man-ger , & beaucoup de gens le croientpropre à arrêter le cours de ventre..Hippocrate , Diofcoride & Pline , luiaccordent cette propriété.

On peut préparer un rob de cor-nouilles qui aura les propriétés dufruit ; mais cette préparation est peu en■usage.

La pharmacopée de Paris met au nom-bre des eaux distillées' celle des fruits ducornouiller ; mais cette eau doit êtreabsolument rangée dans la classe de cellesTome IX.

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qui font exactement inutiles. Voye\ Eau

DISTILLÉES ( b )

CORNU, fub. m. ( Comm. & Mon-noie. ) monnoie battue fous Philippe-le-Bel. 11 y en avoit de deux fortes , leparisis & le tournois ; celui-ci pefoitvingt-un grains , avoit trois deniers dix-huit grains de loi , & valoit un deniertournois ; l’autre étoit de vingt grains ,& de trois deniers douze grains de loi,& valoit un denier parisis. Voye\ lediclionn. de Trév. ù Ducange , au motmoneta.

Cornu , adj. ( Maréchall. ) un chevalcornu est celui dont les os des hanchess’élevent austi haut que le haut de la crou-pe. Voye\ Hanche & Croupe. ( V)

CORNUAU , f. m. ( Pêche. ) poiíïòntrès-ressemblant à l’alofe , & qui remontela Loire avec elle ; il est feulement pluscourt ; mais il s’en manque beaucoup quece soit un austi bon manger : l’alofe estle mets des friants ; le cornuau , celui despaysans & des ouvriers.

CORNUE , f. f. ( Chimie. ) La cornueest une forte de vaistèau destiné à fairela distillation appellée per. latus , d’une fi-gure quelquefois ronde , & quelquefois unpeu oblongue , & portant à fa partie su-périeure un cou recourbé , de maniéréque ce vase étant posé sur fa base dans lefourneau de reverbere ou fur le bain defable , de limaille , puisse excéder laparoi du fourneau de cinq ou six po .ces,pour pouvoir entrer commodément dans unautre vaisseau appellé récipient. Voye\Récipient. On donne à la cornue assezcommunément le nom de retorte , fansdoute à cause de la courbure du cou ; &il y a grande apparence que le nom decornue a été donné à ce vaisseau , ou parceque le cou a la figure d’une corne , oubien parce que le vaistèau entier reslèm-ble assez à une cornemuse.

Les cornues font ordinairement de terreou de verre ; on fe sert quelquefois auffide cornues de fer fondu.

Les cornues de terre font de tous lesinstrumens chymiques celui dont l’ufageest le plus fréquent, toutes les fois qu’onveut soumettre à la distillation une subs-tance qui demande le degré de feu supé-