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Tome neuvième.
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un suc qui leur est propre , tout-à-faîtdiffèrent des sucs qui les ont nourries& qui les ont fait croître ? En effet lessucs de la terre qui forment l’aloès, lamélisse St le cerfeuil , font tous lesmêmes ; cependant telle est la vertuséminale de chacune , que les uns devien-nent amers, les autres doux St aroma-tiques. Dans cent mille végétaux, lemême suc se change donc en autant dediverses liqueurs ; comme notre corpsde cent mille sucs différents, fait unchyle doux qui lui est propre. II y adonc dans le corps humain un principe ,qui au moyen de deux choses d’unenature étrangère , le pain St l’eau,forme les parties solides St liquides dece corps ; St fi ce principe vient àmanquer, jamais toutes les forces del’univers réunies ensemble , ne pour-roient faire les mêmes productions parles mêmes moyens. Boerhaave.

Comme il n’est rien de plus impor-tant pour les maladies que de bien con-noître la situation des parties , St qu’onse sert très-souvent dans la descriptionde ces parties des mots interne St externe ,antérieur St pojiérieur , supérieur infé-rieur , on doit, pour éviter la confusion,concevoir le corps divise par un planque l’on suppose partager le corps endeux parties égales St symmétriques, dela tête aux piés ; un autre plan fur latête , St perpendiculaire fur le premier ;un autre qui aille de la face vers lespiés , St qui soit de même perpendicu-laire au premier. Toutes les partiestournées vers le premier plan ( le plande division ) font dites internes , St onappelle externes toutes celles qui fontdans un sens opposé : de même on nom-me supérieures toutes les parties quiregardent le plan fur la tête (horisontal)dans quelque attitude que le corps puisteêtre ; inférieures , celles qui font oppo-sées à ces premières : enfin on appelleantérieures , les parties tournées vers letroisième plan ( vertical ) ; St pofíérieu-res , &c. On doit outre cela supposerles bras pendants fur les côtes, le dedansde la main tourné vers le plan de di-vision.

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L’anatomie étant une efpece de géo-graphie dans laquelle la précision estnécestàire, on a divisé le corps commela terre , en plusieurs régions ; maiscomme je craindrais de fatiguer monlecteur par un trop long détail , je lerenvoie aux PI. anatomiques , où iltrouvera l’explication de ces différentesrégions à côté de la figure.

Le corps humain étant considéré parrapport aux différentes motions volon-taires qu’il est capable de représenter,est un assemblage d’un nombre infini deleviers tirés par des cordes ; si on leconsidéré par rapport aux mouvemensdes fluides qu’il contient, c’est un autreassemblage d’une infinité de tubes Stde machines hydrauliques ; enfin si on leconsidéré par rapport à la génération deces mêmes fluides, c’est un autre assem-blage d’instrumens St de vaistèaux chy-miques , comme philtres , alambics ,récipients , serpentines, &c. St le toutest un composé que l’on peut seulementadmirer , St dont la plus grande partieéchappe même à notre admiration. Leprincipal laboratoire chymique du corpsest celui du cerveau. Voye^ ÉCONOMIEANIMALE. (L)

H Corps humain , ( Anat. ) Divi-fion générale du corps humain. Les ana-tomistes divisent généralement le corpsde l’homme en extrémités qui font su-périeures , comme les bras St les mains ;ou inférieures , comme les cuisses , lesjambes St les pies ; St en tronc qu’ilssubdivisent en trois ventres , dont lesupérieur, où résidé le cerveau , est nom-mé tête ; le moyen , où le cœur est placé ,thorax ou poitrine ; St l’inférieur, abdo-men ou bas-ventre.

Limites du thorax & de Vabdomen. Lecol qui sépare la tête du thorax, & qui sem-ble avoir une circonscription particulière,est néanmoins dépendant de cette dernierecapacité qui s’étend jusqu’aux dernierescôtes , St qui est séparé en cet endroit dubas-ventre , par un muscle, ou, félon quel-ques-uns , par une membrane large &épaisse ; ce muscle qu’on nomme diapra-gme , est placé en forme de cloison entreces deux derniers ventres , tellement qne

l’abdomcn