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Le corps des insectes qui vivent dansPeau, est naturellement couvert d’une es-pece d’huile qui empêche Peau de s’y arrêter,& de retarder leur mouvement ; d’autres,comme l’araignée blanche de jardin , ontle corps entouré d’un rebord rouge qui enfait le cercle ; quelquefois ils ont de petitstubercules, qui non-seulement leur serventpour empêcher qu’en entrant & en sortantde leur trou le frottement ne les blesse ,mais qui encore leur font un ornementcomme dans la chenille blanche à tachejaune, qui vit fur le saule. Ces tuberculesne font pas tout-à-fait de la grandeur d’ungrain de millet ; cependant on y apperçoitun mélange des plus belles couleurs , Lcils ressemblent à ces petites boules rem-plies d’eau & diversement colorées. Enfinl’on en volt qui , comme les chameaux ,ont une bosse fur le dos : telles sont lesaraignées.
De La partie postérieure dit corps desinfectes-. Les uns Pont unie , & les au-tres revêtue de poils. Les araignées yont des mamelons, dont elles tirent leursfils ; quelques-uns ont le derrière couvertd’une efpece d’écusson ; d’autres ont dansle même endroit une membrane roide quileur sert de gouvernail, pour se tourneren volant du côté qu il leur plaît : elleest à ces insectes ce que la queue est auxbiseaux. L’on en trouve qui ont des foiesau derrière j d’autres ont des especes dequeues , qui font ou droites , ou courbes,ou circonflexes, 11 y en a encore qui ont desbarbillons ou pointes , qui leur servent 4différents usages , tantôt pour appercç-voir ce qui les approche par derrière ,tantôt pour s’acçrocher, tantôt pour pous-ser leur corps en avant. La partie posté-rieure est encore le lieu de l’aiguiljon dequelques insectes, ou de leur pincettefaite en faucille, -Enfin l’on trouve des in-sectes qui ont au derrière une fourche àdeux dents.
Des parties de la génération des in-fectes. Les parties de la génération fontordinairement placées au derrière dansles mâles ; l’on en voit cependant qui lesportent pardevant fous le ventre , mêmed’autres à la tête. Ces parties font ordinai-rement couvertes d’un poil extrêmement
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fin , à cause de leur délicatesse infinie.'
La queue des femelles leur sert de con-duit , pour pondre leurs œufs dans les corpsoù elles veulent les introduire : cette queueou ce conduit est creux en dedans, & setermine en pointe. Comme les œufs nedescendent point par la pression de l’air ,la nature y a formé plusieurs demi-anneauxvis-à-vis l’un de l’autre, qui facilitent cettedescente. Les insectes les resserrent suc-cessivement , en commençant par celuiqui est le plus près du ventre, & fonttomber les œufs d’un anneau à l’autre parune efpece de mouvement péristaltique. Lafente de ce canal est presque invisiblependant que les insectes font en vie ; maiselle s’ouvre un peu davantage quand ilsfont morts.
Toutes les femelles n’ont pas un pareilcanal : celles qui déposent leurs œufs furla surface des corps , les font passer im-médiatement par les parties génitales.II n’y a que celles qui les déposent dansla chair , dans d’autres insectes , dans lesfeuilles, ou dans la terre , qui ayentbesoin d’un semblable tuyau, asin qu’ellespuissent les introduire aussi profondémentqu’il est nécessaire.
Ce tuyau ne sert pas toujours de canalaux œufs, L’on trouve certains insectesaquatiques , dont les ,mâles ont ce canalauffi-bien que les femelles ; ils s’en ferventcomme d’un soupirail , par lequel ils res-pirent un air frais. On les voit souventavancer sur la superficie de l’eau l’ou-verture de ce canal ; & l’on remarquemêmç que quand ils font,rentrés fous l’eau,il s’éleve de petites bulles d’air qu’ils enlaissent échapper,
Pour cç qui concerne en particulierchaque partie du corps des insectes, voy.les chacune dans leur ordre alphabétique.Art. de M, le Chevalier DE J AUCOURT.
COflPS ÉTRANGERS , ( Chirurgie .) onentend par corps étrangers , toutes leschoses qui n’entrent poini* actuellementdans la composition de notre corps. Onles partage en deux classes \ : on metdans la premiere ceux qui font formésau dedans de nous ; dans 1 a seconde , ceuxqui sont venus du dehors Les uns &: lesautres peuvent être animes ou ina; i nés.
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