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gner.t presque toujours les petites divisions.
Les instruments dont on se sert pour fairel’extraction des corps étrangers , font descurettes pour tirer ceux qui font engagésdans l’oreille, ou dans 1 urethre ' les dif-férentes especes de repoussoir & de pin-cettes pour tirer ceux qui font engagésdans le gosier, les tenettes, les pinces,les tire-balles de différentes especes, gran-deurs & figures , pour tirer les pierres ,tes balles , & les corps étrangers sembla-bles. On emploie encore plusieurs autresinstruments suivant les circonstances quis’y rencontrent : mais on préféré toujoursla main à tout instrument, lorsque lecorps étranger est" situé de façon qu’onpeut le saisir avec les doigts.
On jugera par ce précis court, net,& méthodique , que j’ai tiré de M. dela Faye, combien cette partie de Fartest étendue, combien le chirurgien doitposséder de talents,, de connoissimces, &d’instruments différents , pour ce genrepaticulier d’opérations. Mais il y a plus :quelques lumières que le chirurgien aitacquises par ses études, quelques instruc-tions qu’il ait prises dans les écoles , dansles hôpitaux & dans les armées, quel-ques sommes qu’il ait pu employer pourfe fournir d’un arsenal complet d’iníîru-ments, il faut qu’il compte souvent da-vantage fur son génie, que fur toutesautres ressources ; parce qu’il fe présenteplusieurs cas extraordinaires & imprévus ,dans lesquels il ne peut être guidé quepar son bon sens & son invention, IIfaut alors qu’il sache tirer de son indus-trie feule , les moyens de procurer l’ex-traction des corps étrangers , arrêtés ouenclavés dans une partie. Pour prouverce que j’avance, je vais transcrire à cesujet une observation fort curieuse ,rapportée dans Dionis , & qui servirad’exemple.
« Un homme âgé de 27 ans , ayant», reçu un violent coup de couteau fur», la partie antérieure de la quatrième», des vraies côtes , fut pansé très-lim-», pleurent pendant les trois premiers», jou.ô, mais une toux extraordinaire &», un crachement abondant de sang étant», survenus. on eut recours à M. Gérard.
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», II reconnut que les accidents dépens„ dolent de la présence d une portion„ de la lame du couteau qui traversoit„ la côte , & dont la pointe excédoit„ d’environ six lignes dans la cavité de la„ poitrine. Ce corps étranger débordoit si„ peu l’extérieur de la côte , & y étoit» tellement fixé , qu’il ne fut pas possible», de le tirer avec différentes pincettes ou„ tenailles, ni même de Fébranler au,, moyen des ciseaux &: du marteau de„ plomb ; & quoique dans un cas auílì„ preíìànt il semble qu’on n’eût d’aqtre„ parti à prendre , que - de scier ou de», couper la côte , M. Gérard crut avant», d’en venir à cette extrémité , devoir„ tenter de dégager ce corps étranger , en„ le poussant de dedans en dehors.
„ Dans ce dessein il alla choisir un dé», dont les tailleurs se servent pour coudre ;», il en prit par préférence un de fer , un», peu épais, &: fermé par le bout ; il y sic„ ereufer une petire gouttière pour y», mieux fixer la pointe du couteau ; &», ayant suffisamment assujetti ce dé fur», son doigt index, il porta ce doigt ainsi», armé dans la cavité de la poitrine , &», réussit par ce moyen à chaisier le mor-
ceau de couteau, en le poussant avec», force de dedans en dehors. .
>1 Ayant tiré le corps étranger , il quit-», ta le dé & remit le doigt index à nud dans» la poitrine , pour examiner si lè couteau», en traversant la côte , ne l’auroit point», fait éclater en dedans ; il trouva un éclat», capable de piquer , & qui tenoit trop», fortement au corps de la côte pour qu’on», pût l’en séparer entièrement : il prit», donc le parti de l’en rapprocher , &», pour le tenir au niveau de la côte , il», fe servit du doigt qui étoit dans la poi-„ trine pour, conduire une aiguille courbe„ enfilée d’un fil ciré. 11 fit sortir cette», aiguille au destusde la côte , qui par ce», moyen fe trouva embrassée par le fil en», dehors de la poitrine fur une compresse», épaisse d’un pouce , & ferra asièz le», nœud pour appliquer exactement & re-» mette au niveau l’efquille saillante.
», Un sent aisément que feffet d’une.», manœuvre aussi ingénieuse, a dû être», non - seulement la cessation des acci-