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Tome neuvième.
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<f4° COR

inconnus. Mais en Géométrie & en Astro-nomie , il est toujours utile d’avoir desméthodes générales , qui puissent ne pasmanquer au besoin. (O)

Correction, ( surisprud.) Lesperesont droit de correction fur leurs enfants ;ils avoient même droit de vie & de mortfur eux par l’ancien droit Romain ; maiscela a été réduit à une correction modérée.II peuvent néanmoins les faire enfermerjusqu a l’âge de vingt-cinq ans dans quel-que maison de correction , telle que cellede S. Lazare à Paris, à moins que les peresne soient remariés ; auquel cas ils ne lepeuvent faire , non plus que les meres tu-trices & autres tuteurs , fans une ordon-nance du juge, lequel prend ordinairementLavis des parents paternels & maternels àce sujet. On peut voir au journal des aud.les arrêts des 9 & 13 Mars 1673 , 14 Mars1678 , & 27 Octobre 1690, & celui du30 Juillet 1699.

Les maris ont austì droit de correctionfur leurs femmes par l’ancien droit Ro-main : íï le mari battoir fa femme à coupsde fouet, ce qui étoit une injure pourune femme ingénue, c’étoit une cause dedivorce : mais par le dernier droit il estseulement dit que le mari qui le feroitsans cause ,--feroit obligé de donner dès-lors à fa femme une somme égale au tiersde la donation à cause des noces. leg. viij.cod. de repud. Cette loi n’eíl point suivieparmi nous ; on en a fans doute senti l’in-convénient : bien des femmes fe feroientbattre pour augmenter leur douaire ouaugment de dot. Le mari doit traiter lafemme avec douceur & avec amitié : ce-pendant fi elle s’oublie , il doit la corri-ger modérément; il peut même, s’il netrouve point d'autre remede , la faire en-fermer dans un couvent, & si elle a euune mauvaise conduite, la faire mettredans une maison de correction. Mais s’il lamaltraite à tort, soit de coups, soit de pa-roles , ce qui est plus ou moins grave se-lon la qualité des personnes, ces mauvaisCraitemens font une cause de séparation.Voye\ Séparation.

Les maîtres ont auffi droit de correction&r leurs esclaves & domestiques, maismodérément. Le droit de. vie & de mort

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que les Romains avoient anciennement furleurs esclaves, fut abrogé par le droit ducode , liv. IX. tit. xiv. 1 . 1. L’authentiquead hoc dit que le maître peut châtier fesesclaves plagis mediocribus. Parmi nousl’humanité met encore des bornes plusétroites à ce droit de correction.

Enfin les supérieurs des monastères ontdroit de correction fur leurs religieux oureligieuses: ilsn’ont cependant aucune ju-rifdiction ; c’est pourquoi ils ne peuventinfliger que des peines légeres, telles quele jeûne , le fouet, le renfermement dansleur prison privée : il ne leur est pas per-mis de traiter leurs religieux avec inhuma-nité; s’ils le font, leurs religieux peuvents’en plaindre à leurs supérieurs, & mêmeà la justice séculière , & demander d’êtretransférés dans un autre monastère. La jus-tice séculière peut même d’office en pren-dre connoistance, lorsqu’il íe paíïê quel-que chose de grave, & y mettre ordre. (A)Correction des Comptes , voye\au mot Comptes , à Iarticle des Cor-recteurs des Comptes. {A)CORRECTION figure de Rhétoriquequi consiste à corriger ou à expliquer uneexpression , une pensée qn’on a déja avan-cée : elle est très-propre à fixer ou à ré-veiller l'attention des auditeurs, commedans cet endroit de Cicéron : Atque kœccives , cives inquam , fi. hoc nomine eosappellari fias efii , qui hcec de patriâ fiuâcogitant. Pro Muren.

11 y a une autre forte de correction parlaquelle , loin de rétracter une pensée , onla rappelle de nouveau pour la confirmerdavantage , la présenter avec plus de force& de véhémence , comme si on n’en avoirpas d’abord assez dit. Telles font ces pa-roles de J. C. touchant son précurseur yMatth. ch. xj. vers. 9. Qu’êtes-vous doncailes voir'ì un prophète ? Oui certes , jevous le dis , & plus que prophète. Onl’appelle autrement e'panorthofie. Voye 4

Epanorthose. (G)

Correction , ( Pharmacie ) voye\Correctif.

Correction,( Peint.) FìCorrect( Peinture. )

Correction terme d’imprimerie quis’entend de deux façons : on entend xv ca