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Tome neuvième.
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COT

COTONNINE , s. f. ( Marine. ) c’estane grosse toile à chaîne de coton &trame de chanvre , dont on se sert pour lesvoiles des galères ; dans quelques endroitson s’en sert aussi pour les petites voilesdes vaisseaux. ( Z)

COTONNIS , f. £ ( Comm. ) se ditdes tafkas & des couvertures qui vien-nent des Indes orientales. Ce font dessatins, & non des étoffes en coton ,comme on scroit porté à le croire furle nom.

COTOUAL , f. m. (Hifl. mod. ) c’estainsi que l’on nomme , dans quelques paysdes Indes, le juge des affaires criminelles,& qui a droit de condamner à mort pourles délits commis, mais qui n’a droit defaire exécuter fa sentence qu’après qu’ellea été ratifiée par le roi ou souverain dupays.

COTTA, sub. m. (Comm.) especede mesure de continence , dont on sc sertaux Maldives pour mesurer les cauris. Lecotta contient douze mille cauris. Voye\Cauris. Hoye\ les diclionn. du Comm.& de Trév. (G)

Cotta , ( Ge'og. mod. ) royaume d’Asie,dars Pile de Ceylan.

* COTTABE , f. m. (Hifl. ana. ) sin-gularité dont , au rapport d’Athenée 3les anciens poètes faisoient une fréquentemention dans leurs chansons ; c’étoit oule reste de la boiílon , ou le prix de ce uiqui avoit le mieux bu, ou plus ordinai-rement un amusement passé de la Sicileen Grece, qui coníistoit à renverser duvin avec certaines circonstances auxquelleson attachoit du plaisir. Les principalesetoient de jetter en l'air ce qui restoitdans la coupe après qu’on avoit bu , maisà le jetter main renversée , de façon qu’ilretentît sur le parquet, ou dans un vasedestiné à le recevoir , & disposé de lamaniéré suivante. On enfonçoit un longbâton en terre , on en plaçoit un autreà son extrémité , sur laquelle il faisoitl’équilibre ; ou accrochoic aux extrémitésde celui-ci deux plats de balance , onmettoit fous ces plats deux seaux, & dansces seaux deux petites figures de bronze.Quand on avoit vuidé fa coupe jusqu’àune certaine hauteur fixée, on se plaçoit

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à quelque distance de cette machine quenous venons de décrire , & on tâchoitde jetter le reste de fa coupe dans undes plats de la balance ; s’il en tomboitdans le plat autant qu’il en falloit pour lefaire pencher , en forte qu’il frappât latête de la figure de bronze qui étoit des-sous , & que le coup s’entendît, on avoitgagné , sinon on avoit perdu. Cet amu-sement étoit accompagné de chansons. LesSiciliens , qui en étoient les inventeurs,avoient des lieux publics pour s’y exercer.Us donnerent le nom de lataxe , & à laliqueur lancée , & au bruit qu’elle faisoiteri retombant. Les Grecs qui s’étoiententêtés du cottabe , auguraient bien oumal du succès de leurs amours, par la ma-niéré dont il leur réussissent.

COTTAGE , f. m. ( Hifl. mod. ) estun terme purement anglois, qui signifie unecabane ou chaumière bâtie à la campagnelans aucune dépendance.

La reine Elisabeth avoit défendu debâtir aucune maison à la campagne , fipetite qu’elle set, à moins qu’il 11 ’y eûtau moins quatre acres de terre adjacente,appartenants au même propriétaire. Ainfidepuis ce règlement un cottage est unemaison qui n’a pas quatre acres de terrede dépendances.

COTTE , f. f. partie du vêtement desfemmes ; il s’attache à la ceinture , &descend jusques fur le cou de pié, couvranttoute cette partie du corps. 11 n’y a plusque les paysannes qui portent des cottes.Les autres femmes ont des cotillons &des jupes.

Cotte d’armes , f. f. ( Litt. Hifl.milit. ) habillement militaire qu’on met-toit par dessus la cuirasse, comme unornement pour distinguer les différents par-tis , & le soldat du général. On l’appel-loit chez les anciens cíilamys , paluda-mentum , sagum j & si on en croit laplupart des auteurs, ce n’étoit qu’unedraperie ouverte de tous côtés, & quis’attachoit fur î’épaule droite avec uneboucle ou ardillon. Macrohe rapporte queles anciens comparaient la mappemondeà une cotte d’armes : Plutarque ajoutequ’Alexandre le grand vit avec plaisir leplan que les architectes avoient fait de laKkkk %