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d’anciens préjugés, & par conséquent moinsde dupes. Voye 3 Noisettier. (c)COVENANT , f. m. ( Hift. mod.d’AngL ) C’eíl la fameuse ligue que lesEcoslòis tirent ensemble en 1638, pourmaintenir leur religion libre de touteinnovation.
Pour comprendre ce que c’étoit que cecovenant , il suffira de savoir qu’en 1380,J’asièmblée générale d’Ecosse drestà uneconfession de foi qu’eîle présenta â Jac-ques I, que ce prince signa , & donnases ordres pour la faire signer par tous sessujets. Ce fut cette confession de foi deTannée 1580 , reçue & de nouveau con- :sirmée en 159°, dont on renouvella !a si-gnature en 1638 , par la délibération dela table générale , c’est-à-dire, des étatsgénéraux d’Ecoffe. A cette signature deconfession de foi, on ajouta une clauseobligatoire ou serment, par lequel o les,1 souscrivants s’engagerent à maintenir la„ religion dans Tétât où elle étoit en,, 1580, & à rejetter toutes les innova-„ rions introduites dans l’église depuis ce» temps-là. » Ce serment joint à ía con-fession de foi reçut le nom de covcnant }c’est-à-dire, contrat, Ligue } convention>faite entre ceux qui souscrivirent. Le butde ce covenant ne tendoit pas à dépouil-ler Charles I de ses droits, mais à em-pêcher qu’il ne les étendît plus loin qu’ilne Je devoit par les loix, comme aussiqu’il ne put abolir le Presbytérianisme.C’etoient-là précisément les deux pointsqui étoient directement contraires auxprojets du roi ; aussi ce covenant fut-ilTorigine des tristes brouilleries qui par-tagèrent le royaume entre les deux fac-tions de presbytériens & d’épiscopaux ;de même que des guerres qui s’éleverentbientôt après entre les Ecostòis & Char-les I, qui jetterent ce prince dans des fautesqu’il ne put jamais réparer , & qui furentenfin la cause de sa perte. Article de As. leChevalier DE JAUCOURT.
COENNE, s. f. ( Chaircuiterie .) C’estainsi qu’on appelle la peau du cochon , aprèsqu’il a été grillé & raclé ; elle est fortdure , fort épaisse, & presque toujours unpeu chargée du reste des soies qu’on n’a puenlever,
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COUENNEUX , adj. (Med.) épitheteque les Médecins donnent particulière-ment au sang, lorsqu’il se forme à sasurface une épaisseur dure , compacte ,blanchâtre , & difficile à diviser.
, COVEN TRY , ( Céog. mod. ) grandeville d’Angleterre au comté de Warwick,sur le Sherburn. Long. 16. 3. lat. 32. 23CO-VERSE, f. m. (Géom. ) quel-ques Géomètres se servent de Texpres-íìon sinus co-verse , pour désigner la partiedu diamètre d’un cercle , laquelle resteaprès que l’on en a ôté le sinus verso. Voye\Sinus verse. (O)
COUETS, ECOITS, subst. m. plur.( Marine. ) ce sont quatre grosses cordes ,dont il y en a deux amarrées aux deuxpoints d en bas de la grande voile , & lesdeux autres aux deux points d’en bas dela misene. Les écoutes sont amarrées àces mêmes points ; les coiiets s’amarrentvers lavant du vaisseau, & les écoutesvers Tarriere. Les coiiets sont beaucoupplus gros que les écoutes. Quand on veutporter la grande voile ou la misene deTun des bords du vaisseau fur Tautrebord, selon que le vent change ou qu’onveut changer de route, on largue ou lâ-che les écoutes, & on hase fur ses coiiets ,c’est-à-dire , qu’on les bande pour ramenerla voile fur Tautre bord, & lui faireprendre le vent. La manœuvre des coiietss’appelle amure r ; & lorsque la voile estappareillée & qu’elle prend le vent, lescoiiets qui le tiennent en état sont dansleurs amures vers savant, tandis que sesécoutes sont amarrées vers Tarriere : maisla manœuvre des coiiets est bien diffé-rente de celle des écoutes : cardes deuxcouets & des écoutes qui sont au vent,les coiiets sont halés & ses écoutes lar-guées ; & au contraire des deux couets& des deux écoutes qui sont sous le vent,les couets sont largués & les écoutes sonthalées. On dit hale\ avant fur les couets fhale\ arriéré fur les écoutes , c’est-à-dire , bande\ les coiiets vers la proue Ùles écoutes vers la poupe. II y a des coiietsà queue de rat.
On peut fort, bien considérer les couets& les écoutes comme les même corda-ges , étant amarrés aux mêmes points de