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appelle le spectre solaire , n'offre à la pre-mière vue que cinq couleurs, violet, bleu,verd , jaune & rouge, mais en rétrécis-sant l’image, pour rendre les couleursplus tranchantes & plus distinctes, on voittrès-bien les sept, rouge , orangé , jaune ,verd , bleu , indigo, violet. M. de Buffon( mím. açad. 1743 ) dit mëme en avoirdistingué dix-huit ou vingt ; cependantil n’y en a que sept primitives , par laraison qu'en divisant le spectre, suivantla proportion de Newton , en sept espa-ces, les sept couleurs font inaltératlespar le prisme ; & qu'en le divisant cn plusde sept, les couleurs voiíines font de lamême nature.
L’étendue proportionnelle de ces septintervalles de couleurs , répond astèz justeà l’étçndue proportionnelle des sept tonsde la Musique : c’est un phénomène sin-gulier ; mais il faut bien se garder d’enconclure qu’il y ait aucune analogie entreles sensations des couleurs & celles destons : car nos sensations n’ont rien desemblable aux objets qui les causent.Voye^ Sensation, Ton, Clavecinoculaire , & c .
M. de Buffon , dans le mémoire quenous venons de citer , compte trois ma-niérés dont la nature produit les cou-leurs ; la réfraction , l’inflexion , & laréflexion. Voye\ ces mots, Voye\ aussiDiffraction.
Couleurs des lames minces. Le phéno-mène de la séparation des rayons de dif-férentes couleurs que donne la réfractiondu prisme & des autres corps d’une cer-taine épaisseur , peut encore être constatépar le moyen des plaques ou lames min-ces , transparentes comme les bulles quis’élevent fur la surface de seau de savon ;car routes ces petites lames à un certaindégré d’épaisseur transmettent les ravonsde toutes les couleurs , fans en réfléchiraucune ; mais en augmentant d’épaisseur,elles commencent à réfléchir première-ment les rayons bleus, & successivementaprés, les verds , les jaunes & les rougestous purs : par de nouvelles augmentationsd’épaisseur , elles fournissent encore desrayons bleus, verds , jaunes & rouges,!ra|s un peu plus mêlés les uns avec les
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autres ; & enfin elles viennent á réfléchirtous ces rayons fi bien mêlés ensemble ,qu’il s’en forme le blanc.
Mais il est à remarquer que dans quel-qu’endroit d’une lame mince que se falìè laréflexion d’une couleur , telle quq le bleu »par exemple , il se fera au même endroitune transmission de la couleu r opposée, quisera en ce cas ou le rouge ou le jaune.
On trouve par expérience , que la dis.férence de couleur qu’une plaque donne ,ne dépend pas du milieu qui l’environne,mais feulement la vivacité de cette cou-leur. Toutes choses égales, la couleur feraplus vive, fi le milieu le plus dense estenvironné par le plus rare.
Une plaque , toutes choses égales, ré-fléchira d’autant plus de lumière , qn’ellefera plus mince jusqu’à un certain dégré,par delà lequel elle ne réfléchira plus au-cune lumière.
Dans les plaques dont l’épaisseur aug-mente suivant la progression des nombresnaturels 1,2, 3, 4, 5,6, 7, &c. files premieres, c’est-à-dire , les plus min-ces , réfléchissent un rayon de lumièrehomogène , la seconde le transmettra ; latroisième le réfléchira de nouveau, & ainside suite ; en sorte que les plaques de rargsimpairs, 1,3, 5,7, &ç. réfléchirontles mêmes rayons, que ceux que leurscorrespondantes en rangs pairs ,2,4,6,8, &c. laisseront palier. De là unecouleur homogène donnée par une plaque ,est dite du premier ordre , si la plaque réflé-chit tous les rayons de cette couleur , Dansune plaque trois fois plus mince , la couleurest dite du second ordre. Dans une autred’épaisseur cinq fois moindre , la couleursgra du troisième ardre , &c.
Une çouleur du premier ordre est I4plus vive de toutes, & successivement tavivacité de la couleur augmente avec l’or-dre de la couleur, plus l’épaisseur de laplaque est augmentée , plus il y a de cou-leurs réfléchies Kt de différents ordres.Dans quelques cas la couleur variera,suivant la position de l’çeil \ dans d’autreselle fera permanente.
Cette théorie fur la couleur des lamesminces, est ce que M. Newton appelledans son Optique , la théorie def accès de
facile