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„ un babil infructueux & inutile. Quand-, il avoir lu les préceptes & les réglés-, de Tactique , il ne faifoit nul cas d’en-, voir les démonstrations par des plans» fur des planches ; mais il en faifoit l’ap-„ plication fur les lieux-mêmes , & en-, pleine campagne : car dans les marches-, il obfervoit exactement la position des„ lieux hauts & des lieux bas, toutes les,, coupures & les irrégularités d u terrain ,» & toutes les différentes formes de fi-„ gure que les bataillons & escadrons font)> obligés de subir à cause des ruisieaux ,-, des ravins , & des défilés , qui les for--, cent de fe resterrer ou de s’étendre ;„ & après avoir médité fur cela en lui—-, même , il en communiquoit avec ceux-, qui l’accompagnoient , &ç. „
C’est un abrégé des préceptes qui peu-vent former un général au coup - d’œil.On peut voir dans le commentaire furPolybe de M, le chevalier Folard ,tom. I. pag. 26 z. le coup-d’ œil réduiten principes & en méthode. C’est unchapitre des plus instructifs de ce com-mentaire , & un de ceux dont il paroîtqu’un officier destiné à commander lesarmées peut tirer le plus d’utilité, (Q)Coup d’ŒSIL , ( Arts du Dessin. )c’est í’habitude de saisir , à la simple vue ,la figure , la grandeur & les proportions,avec tant de précision , qu’il s’en formeun tableau exact dans l’imagination. Lecoup-d’œil est le premier & le plusindispensable des talens que les arts dudestin exigent. Ni la réglé, ni le compasne peuvent suppléer au défaut du coup-d’œil. II faut, comme s’exprimoit MichelAnge, que le dessinateur ait le compasdans fes yeux, & non dans la main ; &J’un des plus grands 1 peintres, le célébréMengs, veut que la première tâche deì’éleve soit de fe rendre Toeil juste , aupoint de pouvoir tout imiter. C’est, selonlui , au coup-d’œil que Raphaël mêmedevoir une grande partie de fes succès. Leçoup-d’œil ne fait pas simplement qu’onpuisse imiter chaque objet, mais il met en-core dans cette imitation un si haut degréde vérité , que l’ouvrage en acquiert une- énergie frappante. ( Voye\ la préface deM ,Mengs dans son Traité fur la beauté
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& le goût en fait de peinture , page 74. )Quiconque a vu des découpures du fameuxHubert de Geneve , sentira vivementl’importance du coup-d’œil. C’est aèec laplus étonnante vérité que cet artiste Uni-que en ce genre fait , fans tracer aucundessin , représenter chaque objet par lasimple découpure d’un morceau de pa-pier.
II en est de ce talent comme de tous lesautres, la nature en fait les frais, par lesdispositions qu’elle donne ; mais un longexercice y peut beaucoup ajouter. Presquetous les peintres qui vivoient lors de larestauration des arts , possédoient le coup-d’œil dans un degré éminent. On voirplusieurs destins & tablepuxdu temps d’Al-bert Durer qui font estimables par leurgrande vérité ; des portraits mal peints,mais qui font d’un grand prix , à cause dela correction du destin. Tous les peintresde ce siecle-là, dit Mengs , avoient lecoup-d’œil juste ; s’ils avoient fu , commeRaphaël, faire de bons choix , ils au-roient tous auffi-bien dessiné que lui. C’est-là une observation bien intéressante pourceux qui se vouent aux arts du dessin.Une moitié de Part consiste à s’exercerfans relâche au coup-d’œil ; voilà fansdoute le sens de la devise d’Apelle :
Nulla dies fine linea.
( Cet artisle efl tiré de la Théorie géné-rale des Beaux-Arts de M. Suzzer.)
Coup perdu , ( Art milit. ) est uncoup de canon tiré de maniéré que labouche du canon est élevée au dessus dela ligne horifontale , & qu’il n’est paspointé directement à un but. {Q)
COUP de PARTANCE , ( Marine. )c’est un coup de canon que le Comman-dant fait tirer fans être chargé à balle ,pour avertir les passagers ou autres gensde Péquipage qui font encore à terre ,de fe rendre à bord & que le navireva partir. (Z)
Coup de canon à Veau , ( Marine. )fe dit des coups de canon qu’un vaisseaureçoit dans la partie qui en est enfoncéedans Peau , c’est-à-dire, au dessous defa ligne de flottaison.
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