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les grains cn certaines provinces : en Au-vergne , par exemple , le septier de blécontient huit cartons , &: le carton quatrecoupes. Mais il y a trois mesures diffé-rentes dans cette province , savoir , cellede Clermont, celle de S. Flour, & cellede Brivadois & Langhadois. Voye\ leslettres patentes du mois de Septembre1510, fur la réformation des poids &mesures d’Auvergne , qui font à la fuited u procès-verbal de rédaction des coutumesde cette province. {A)
Coupe, { Belles-lettres.) on donne Cenom a 1 arrangement des diverses partiesqui composent un poème lyrique. Ceíl pro-prement le secret de l’art, & lecueilordinaire de presque tous les auteurs quiont tenté de se montrer sur le théâtre del’opéra.
(Jn poème lyrique paroît fort peu dechose à la premiere inspection : une tra-gédie de ce genre n’est composée que de600 ou 700 vers ; un ballet n en a pourîordinaire que 500. Dans le meilleur deces fortes d’ouvrages on volt tant dechoses qui semblent communes ; la pas-sion est si peu poussée dans les pre-miers , les détails font si courts dans les•autres ; quelques madrigaux dans les di-vertissemens, un char qui porte une di-vinité , une baguette qui fait changer undesert en un palais magnifique, des dan-ses amenées bien ou mal , des dénoue-mens fans vraisemblance , une contextureon apparence seche , certains mots plussonores que les autres , & qui revien-nent toujours ; voilà à quoi l’on croitque se bornent la charpente & l’en-femble d’un opéra. On s’embarque, pleinde cette erreur , fur cette mer , qu’on jugeaussi tranquille que celles qu’on voit pein-tes à ce théâtre : on y vogue avec uneréputation déja commencée ou établie pard’antres ouvrages décidés d’un genre plusdifficile : mais à peine a-t-on quitté la rive,que les vents grondent, la mer s’agite ,le vaisseau se brise ou échoue , & le pilotelui-même perd la tête & se noie. ÌAoye\Couper.
Le poète dans ses compositions ne tientque le second rang dans l’opinion commune.Lulli a joui pendant la vie de Quinault,
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de toute la gloire des opéra qu'ils avoientfaits en société. II n’y a pas vingt ansqu’on s’est apperçu que ce poète étoit ungénie rare , & malgré cette découvertetardive , on dit encore plus communé-ment : Armide efi le chef-d’œuvre deLulli, que Armide ejlun des chefs-d’œu-vre de Quinault. Comment se persuaderqu’un genre pour lequel en général on nes’est pas accoutumé encore à avoir de l’esirime , est pourtant un genre difficile ?Boileau affectoit de dédaigner cette espe-ce d’ouvrages ; la comparaison qu’il faisoità la lecture d’une piece de Racine avecun opéra de Quinault, l’amitié qu’il avoitpour le premier , son antipathie contre lesecond , une sorte de sévérité de mœurs-dont il faisoit profession , tout cela nour-ristoit dans son esprit des préventions quison passées dans les écrits , & dont tousles jeunes gens héritent au sortir du collège.
Si l’on doit juger cependant du mérited’un genre par sa difficulté & par les suc-cès peu fréquents des plus beaux géniesqui l’ont tenté , il en est peu dans lapoésie qui doive avoir la préférence sucíe lyrique. Aussi la bonne coupe théâtraled’un poème de cette espace suppose seuledans son auteur plusieurs talens , & unnombre infini de cormoiílànces acqui-ses , une étude profonde du goût du pu-blic , une adresse extrême à placer les con-trastes , l’art moins commun encore d’a-mener les diverdssemens, de les varier ,de les mettre en action ; de la justessedans le destin , une grande fécondité d’i-dées , des notions fur la peinture , fur laméchanique, la danse & la perspective,& sur-tout un pressentiment très-rare desdivers effets, talent qu’on ne trouve ja-mais que dans les hommes d’une imagi-nation vive & d’un sentiment exquis ; tou-tes ces choses sont nécessaires pour biencouper uu opéra ; peut-étre un jour s’enappercevra-t-on, & cjue cette découvertedétruira enfin un préjugé injuste , quia nui plus qu’on ne pense au progrès del’art. V~oye\ OPÉRA. {B)
Coupe , ( Sculpture. ) morceau desculpture en maniéré de vase , moins hautque large , avec un pié qui sert à couron-ner quelque décoration.
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