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èeaacûup moins fréquemment , pirce queíette indication de rafraîchir ou de tempé-rer fe présente bien plus rarement dans lapratique des premiers.
La semence de courge , qui est émulsive,est une des quatre grandes semences hordes.
(b)
Courge , en bâtiment , est une efpecede corbeau de pierre ou de fer , qui porte lefaux manteau d’une cheminée.
Courge de bâtiment, est un bâton d’envi-ron trois pies de long , un peu courbé,avec deux hoches aux deux bouts, pour te-nir les anses de deux seaux & les porter en«équilibre fur Pépaule. (P)
COURIER , f. m. ( Hift. anc. 6 moi. )postillon dont la fonction & profession est decourir la poste , & de porter des dépêchesvn diligence. Voye\ POSTES.
L’antiquité a eu aussi ses couriers ; elle en« eu de deux fortes : des couriers à pié, queles Grecs appelloient hemerodromi, c’est-à-dire couriers d’un jour. Pline , CornéliusNépos & César parlent de quelques-uns de«es couriers , qui avoient fait vingt, trenteíc trente-six lieues & demie en un jour , &îusqu’à la valeur même de quarante dans leeirque pour remporter le prix; des couriers à'cheval, qui changeoientde chevaux 'commeon fait aujourd’hui.
Xénophon attribue Pu sage des premiersêouriers à Cyrus. ; Hérodote dit qu’il étoitordinaire chez les Perses, & qu’il n’y a riendans le monde de plus vite que ces sortes detnestagers.
Cyrus , dit Xénophon , examina ce qu’unehevalpouvoit faire de chemin par jour, &à chaque journée de cheval il fit bâtir desécuries, y mit des chevaux & des gens pouren avoir foin. II y avoir aussi dans chacunede ces postes un homme qui, quand il arri-voit un Courier, prenoit le paquet qu’il ap-portoit, montoit fur un cheval frais j & tan-dis que le premier fe reposoit avec son che-nal , il alîoit porter les dépêches à une jour*»ée de - là , où il trouvoit un nouveaucavalier qu’il en chargeoit, & ainfide mêmejusqu’à la cour.
II n’est pas sûr que les Grecs ni les Ro-mains aient eu de ces sortes de postes ré-glées avant Auguste , qui fut le premier qui
établit ; mais on couroit en char. On
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courut ensuite à cheval, somme 3 parolepar Socrate.
Sous l’empire d’Occident on appelloitles!couriers viatores ; & fous les empereurs deConstantinople , curfores , d’où est venuleur nom. Charniers. (si)
On volt encore que fous Dioclétien il yavoir des relais établis de distance en distan-ce. Lorsque Constantin eut appris la mortde son pere Constance qui gouvernoit le*Gaules & les îles Britanniques, il prit secrè-tement & nuitamment la poste pour lui ver-nir succéder dans les Gaules; & dans chaquerelais où il arrivoit, il faisoit couper le jar-ret des chevaux qu’il y laiíToit, afin qu’onfut hors d’état de le suivre & de l’arrêter,comme on en eut le destein le lendemainmatin , mais il n’étoit plus temps. Après ladécadence de l’empire, les postes furent né-gligées en occident, 6 z le rétablissement eaest dû à Puniversité de Paris , laquelle pourle besoin des écoliers, établit des couriersou messageries en France ; & l’an 14 6% leroi Louis XI établit les couriers & les pos-tes dans toute la France. Cependant l’ani-verfitéde Paris conservoit toujours son droitsur les couriers & messageries. Après biendes contestations , on en est venu en 1719 àun accommodement qui est que l’univerfitéa u roi t pour fa part & portion dans la fermedes postes , le vingt-huitieme de l’adjudica-tion annuelle. Sur quoi voye\ ce qui fera.dit ci-après au mot MESSAGERIES.
Cet établissement des couriers a pasté en-suite dans les autres états, où il est regardé,ainsi qu’en France, comme un droit du sou-verain. L’empereur d’Allemagne établit entitre d’office un grand-maître des postes Sccouriers de l’empire; cependant plusieursprinces de l’empire croient pouvoir userpareillement de ce droit, (a)
On appelle couriers du cabinet ceux quiportent les dépêches du Roi ou de son con-seil.
COURIER , ( Jurifprud. ) correarius o*conrearíus , étoit le procureur ou intendantd’un évêque, abbé , prieur 011 communautéecclésiastique. On appelle encore Courierchez les chartreux celui qui fait la fonctionde procureur dans la maison. Le Courier desévêques ou autres ecclésiastiques faisoit quel-quefois les fonctions. de juge, ou celles de