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La cinquième appellée civique j faited’une branche de chêne verd, s’accordoit àlin citoyen qui avoit sauvé la vie á un autredans une bataille ou un assaut. Voye\ Ci-vique.
La sixième étoit la triomphale , faite debranches de laurier ; on l’accordoit au géné-ral qui avoit donné quelque bataille ou conquis quelque province : niais Pan 569 deRome , le consul Claudius Pulcher intro-duisit l’usage de dorer le cercle de la cou-ronne ; bientôt elles furent converties en ormassif. Les Grecs en décernèrent une à TQuintius Flaminius. V. Triomphe.
La septième étoit P obsidionale ou grami-née , parce qu’elle se faisoit de gramen , oudes herbes qui se trouvoient dans la ville oule camp assiégé; elle étoit décernée aux géné-raux qui avoient délivré une armée ou uneville romaine assiégée des ennemis , & quiles avoient obligés à décamper.
La huitième étoit aussi une couronne delaurier , que les Grecs donnoient aux athlè-tes , & les Romains à ceux qui avoient mé-nagé ou confirmé la paix avec les ennemis :c’étoit la moins estimée. C’est une chosedigne de remarque, que chez les Romains,qui connoissoient , dit-on , la véritablegloire, celle d’avoir donné ía paix à sonpays , fût la moindre de toutes.
Chez les Romains on donnoit encore unecouronne ou bandelette de laine aux gladia-teurs qu’on mettoit en liberté. Tout lemonde fait que les anciens, dans les sacri-fices, se couronnoient d’ache, d’olivier , delaurier ; qu’ils portoient dans leurs festins& autres parties de plaisir, des chapeaux delierre , de myrthe , de roses, &c. mais quedans les funérailles ils ne portoient que descouronnes de ciprès.
Le P. Daniel dit que S. Louis dégagea àses frais la couronne d’épines de N. S. quiavoit été engagée par Baudouin , empereurde Constantinople , pour une très-grofsesomme d’argent, & qu’il la fit transporteren France avec beaucoup de pompe & decérémonie. On la garde encore aujourd’huida.is la Sainte-Chapelle. L’auteur de l’hif-toire de S. Louis assure qu’elle fubsistoit deson temps, & que les épines en étoient tou-jours vertes. Quelques auteurs après Clé-ment Alexandrin , prétendent qu’elle étoit
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de ronce , ex ruho d’autres, qu’elle étoîsde nerprun; ex rhamno ; d’autres, d’épinesblanches ; & d’autres, de jonc marin.
On prétend que ce mot couronne vientde corne , parce que les couronnes ancien-nes étoient en pointe , & que les cornesétoient des marques de puissance, de dignité,de force , d’autorité & d’empire ; & dansla sainte écriture , les mots de cornu &cornua font souvent pris pour la dignitéroyale : de-là vient que corne & couronneen hébreu sont expliquées par le même mot.Charles Pascal a donné un traité particulierdes couronnes. Bandelot, dans son hifioirede Ptolomée Auletes , a fait beaucoup deremarques qui avoient échappé à Pascal.Nous avons de M. Ducange une savante &curieuse dissertation sur les couronnes denos rois ; & d’un Allemand nommé Shmei-zelle , un traité fur les couronnes royalestant anciennes que modernes.
Couronne royale , "ì y ") Royal.Couronne électorale , f ' f ÉLECTORAL.'
Couronne se dit aussi de la tonsure cléri-cale , qui est la marque & le caractère desecclésiastiques. V. TonsuRE. C’est un petitrond de cheveux qu’on rase au sommet dela tête , & qui est plus ou moins grand ,selon la qualité des ordres qu’on a reçus :celle des clercs est la plus petite ; celle desprêtres & des moines est la plus grande. V.Ordre.
La couronne cléricale n’étoit autrefoisqu’un tour de cheveux qui représentoit vé-ritablement une couronne : on le remarqueaisément dans plusieurs statues & autresmonumens anciens. Quelques religieux laportent encore ainsi , comme ceux de saintDominique & de saint François. Charn-iers. & Trév.
Couronne Royale ( Vordre de la )institué par Charlemagne, fils de Pépin leBref,en 802. Les chevaliers portent un habitblanc , & avoient une couronne ro y ale enqroderie d’or fur festomac. ( G. D. L. T. )
Ordre de la couronne ( autre ) , instituépar Enguerrand VII, sire de Couci & comtede SoiíTòns. On a plusieurs monumens defa réalité , mais aucun de ses statuts.
COURONNE ,en termes d’Architecture,est le plus fort membre quarté d’une corni-