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lée de sable ou de matières étrangères ; ellese taille aisément, & quand on l’a tailléeelle ressemble àdu plomb fraîchement cou-pé; celle qui n’a point ces qualités, n’est paspropre à faire de bons craiyons. La minequi fournit le bon craiyon d’Angle terre, estclans la province de Cumberland , à peu dedistance de Carliste : elle est unique dans sonespece , & le gouvernement en a pris unfoin tout particulier. L'exportation de cettemine est défendue fous des peines très-ri-goureuses, avant que d’être employée encraiyons. Personne n’ignore Pusage ducraiyon dans le dessein, &c.
Craion ROUGE : ce n’est que de la san-guine , ou de l’ocbre rouge. Voye\ ces ar-ticles. (—)
CRAIQNNER ou mieux CRAIYON-NER , ( Dessiner, ) c’est tracer des lignesau craiyon.
On dit : il n’a fait q f un léger craiyonde ce sujet , les craiyons de tel font fort es-timés ; cette façon de parler est moins d’u-fage que les dessein de tel sont fort ejìimés.Cela n’eft que craiyonné , lignifie cetteidée efifort éloignée de la perfechon. (R)
, CRAMANI , f. m. ( Hift. mod. ) c’estainsi qu’on appelle aux Indes le premierjuge d’une ville. Voye\ les lettres édifian-
fW CRAMBE , f. m. ( HiJÌ. nat. bot. ) gen-re de plante à fleur en croix. Le pistil fortdu calice , Ù devient dans la fuite un fruitpu coque composée d’ûne seule capsule quis’ouvre en deux parties , & qui renfermeune semence ordinairement oblongue.Tournefort, inft. rei herb. Voye\ Plante.
^ ^CRAMBORN , ( Géog. mod. ) villed’Angleterre dans la province de Dorces-ter.
CRAMOISI, adj. pris subst, l’une dessept couleurs rouges de la teinture. Voye 5Rouge & Teinture-.
Ce mot vient de Parabe kermefi , qui aété fait de kermès, qui signifie rouge. LesBollandistes insinuent que cramoisi vient de.Crémone , & est mis pour Cre'monois.Voyei Kermès & Cochenille.
Les étoíïès qu’on ’íveut teindre en cra-moisi , après avoir été dégorgées de leur sa-von &. a’unécs fortement, doivent être mi-
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fes dans un bain de cochenille chacune selonfa couleur. Voye\ Pourpre & TEINTU-RE. Chamb. Diclionn. de Trév. Etymol.& du Comm.
, CRAMPE , f. f. ( Médecine. ) especed’engourdissement ou de convulsion accom-pagnée d’une douleur violente , mais passa-gère , & que le simple frottement emporte.Les muscles de la jambe & de la cuisse fontles sièges les plus ordinaires de cette mala-die. Hoye{ l’hi(ìoire générale des maladiesconvulsives ou spasmodiques , au mot SPAS-ME. Ce mot vient de P allemand kramjf >qui signifie la même chose. ( b )
Crampe , ( Marée hall. ) máme mala-die que la précédente, qui prend au jarretdes chevaux , qui leur fait traîner la jambependant cinquante à soixante pas en sortantde Pécurie , & qui se dissipe par Je mouve-ment. {V)
CRAMPON, s. m. terme d’archi reclure ,morceau de fer ou de bronze à crochet ou àqueue d’aronde , qui scellé a plomb sert àretenir les pierres les unes avec les autresdans la construction du bâtiment. II s’en faitde droits , de coudés, & de circulaires ; onles appelle aussi agrafes. Les plus petitscrampons fervent dans la serrurerie pourla ferrure des portes, des croisées , &c. H.CRAMPON ( Serrurerie ). ( P )
Crampons ou Pattes d’une pressed’Imprimeries Ce font douze morceaux defer, chacun de huit à neuf pouces de longfur sept à huit lignes de large , plats d’uncôté & convexes de Pautre , dont chaqueextrémité se termine en une patte large per-cée de plusieurs trous, pouf recevoir desclous qui puissent les attacher transversale-ment par leur surface plate au-destòus de latable , où ils font en effet cloués, six dechaque côté , & de façon que leur partieconvexe porte fur le berceau & fes bandesqui font revêtues de fer. L’ufagp de cescrampons donne la facilité de faire rouler& dérouler le train de la presse le long desbandes & fous la platine. Voye\ Bandes ,Berceau , Table.
Crampon , (Maréchall.) petit mor-ceau de cuir qui est en forme d’anneau furle devant de la selle , pour attacher les four-reaux des pistolets. Ce mot désigne aussi lerenversement de P éponge du fer du cheval,