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ternes fondés fur l’immensité d’un capitalnarî'onnal ?
Les sûretés personnelles dans ceux quigouvernent peuvent le réduire à l’exactitude:car se degré d’utílité que l’état retire de soncrédit, l’habilité, la prudence , & l’œcono-mic des ministres, conduisent toutes à l’exac-titude dans les petits objets comme dans lesplus grands. Ce dernier point agit íi puis-samment smTopinion des hommes , qu’ilpeut dans de grandes occasions suppléer auxsûretés réelles, & que fans lui les sûretésréelles ne font pas leur effet. Telle est sonimportance , que l'on a vu quelquefois desopérations contraires en elles-mêmes auxprincipes du crédit , suspendre fa chiite to-tale lorsqu’elles étoient entreprises dans desvues d’exactitude. Je n’entends point cepen-dant faire l'éloge de ces sortes d’opérationstoujours dangereuses si elles ne sont décisi-ves ; & qui, réservées à des temps de cala-mité , ne cessent d’être des fautes que dansle cas d’une impossibilité absolue de se lesépargner; c’est proprement abattre une par-tie d’un grand édifice , pour soustraire l’au-tre aux ravages des flammes : mais il fautune grande supériorité de vues pour se dé-terminer à de pareils sacrifices , & savoirmaîtriser l’opinîon des hommes.Ces circons-tances forcées sont une fuite nécessaire del’abus du crédit public.
Après avoir expliqué les motifs de la con-fiance publique envers l’état, & indiqué sesbornes naturelles , il est important de con-noître l’effet des dettes publiques en elles-mêmes.
Indépendamment de la différence quenous avons remarquée dans la maniéré dé-valuer les sûretés réelles d’un état & desparticuliers , il est encore entre ces créditsd’autres grandes différences.
Lorsque les particuliers contractent unedette , ils ont deux avantages: l’un de pou-voir borner leur dépense personnelle jus-qu’à ce qu’ils se soient acquises ; le second,de pouvoir tirer de l’emprunt une utilitéplus grande que l’intérët qu’ils sont obligésde payer.
Un état augmente fa dépense annuelle encontractant des dettes , fans être le maîtrede diminuer les dépenses nécessaires à sonmaintien parce qu’il est toujours dans une !yStmelX.
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position forcée relativement à fa fureté ex-térieure. II n’emprunte jamais que pour dé-penser ; ainsi Futilité qu’il retire de ses en-gagemens , ne peut accroître les sûretésqu’il offre à ses créanciers.au moins ces oc-casions sont très-rares , ne peuvent êtrecomprises dans ce qu’on appelle dettes pu-bliques. On ne doit point confondre non-plus avec elles, ces emprunts momentanésqui sont faits dans le dessein de prolongeríeterme des recouvremens ,& de les faci-liter : ces sortes d’œconomies rentrent dansla classe de sûretés personnelles ; elles aug-mentent les motifs de la confiance publi-que.
Mais observons en passant que jamais cesopérations ne sont si promptes , si peu coû-teuses, & n’ont moins besoin de crédits in-termédiaires , que lorsqu’on vo|t les reve-nus se libérer.
C’est donc uniquement des aliénationsdont il s’agit ici.
Dans ce cas, un corps politique ne pou-vant faire qu’un usage onéreux de son cré-dit, tandis que celui des particuliers leur estutile en général, il est facile d’établir entreeux une nouvelle différence. Elle consisteen ce que l’ufage que l’état fait de son créditpeut nuire à celui des sujets ; au lieu quejamais le crédit multiplié des sujets, ne peutqu’êtreudleà celui de l’état.
L’usage que l’état fait de son crédit , peutporter préjudice aux sujets,de plusieurs ma-niérés.
i°. Par la pésanteur des charges qu’il ac-cumule ou qu’il perpétue; d’où ií est évidentde conclure que toute aliénation des reve-nus publics est plus onéreuse au peuple ,qu’une augmentation d’impôt quiseroit pas-sagère.
2 °. 11 s’établit à la faveur des empruntspublics, des moyens de subsister sans tra-vail , & réellement aux dépens des autrescitoyens. Dês-lors la culture des terres estnégligée !es fonds sortent du commerce ,il tombe à la fin, & avec lui s’évanouissentles manufactures , la navigation , l’agricul-ture , la facilité du recouvrement des reve-nus publics, enfin imperceptiblement lesrevenus publics mêmes. Si cependant pardes circonstances locales, ou par un certaini nombre de facilités singulières, on suspend
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