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Tome quatorzième.
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cependant bien peu nécessaire , ce me sem-ble , d’y avoir recours, sur-tout pour celledes excrémens. La disposition qu ont toutesles humeurs animales à contracter ce genrede corruption, lorsqu’elles font retenues dansun lieu chaud & humide ; les parties gros-sières des dirférens sucs digestifs , & sur-toutde la bile alkalescente de sa nature , mêléesavec le marc des alimens auílì putresciblespour la plupart, suffisent pour y produire legenre de corruption & la puanteur qu’ils ontdans les gros boyaux. Voyei Déjection.Les différentes combinaisons, dans le con-cours des puifîances tant physiques que mé-chaniques, qui coopérant à tout l’ouvragede la digestion dans les différens animaux ,établissent les différences essentielles que l’onobserve dans les matières fécales de chaqueespece d’animal, sans recourir à autant desortes de fermens.

Il ne reste plus rien à dire de \z fermenta-tion concernant les premières voies. Si lesdisciples n’étoient pas toujours excessifs dansle parti qu’ils prennent en faveur d’un maîtrefameux par quelque nouveauté , lorfqu’elleest attaquée ; si les sectaires ne se fuioientpas un devoir', une gloire d’enchérir fur lesécarts de leur chef, en quelque genre que cesoit, les sermentateurs se seroient bornés avecVanhelmont, à faire usage de leur grandprincipe de l’efservescence fermentative desacides avec les alkalis, pour la feule chylifi-cation ; car cet auteur dit exprefsémestt quetout acide est ennemi du corps humain,dans quelque partie qu’il se trouve , exceptél’estomac & le duodénum , attendu qu’ilsuppose que son ferment acide mêlé avec lechyle, a changé de nature par son unionavec la bile. S’il n’y a point, selon lui, d’a-cide naturellement dans le sang , il ne peuty avoir de fermentation , dans le sens de cechymiste.

Mais Sylvius, Díjfert. VIII, G 3 ; X, 5 8,&c toute la secte , trouvèrent que l’idée decette puifiance physique etoit trop fécondeen moy ens de rendre raison de tout dans f e-conomie animale , pour qu’ils ne s’empres-saísent pas à l’introduire dans les secondesvoies, pour étendre son influence sur toutes*es fonctions. Ils imaginèrent donc que lechyle étant imprégné d’acides par son mé-lange avec le ferment stomachal 5c le suc

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pancréatique , & par son union à la lymphedes glandes conglobées du méíentere , sup-posée acide & rendue telle par son séjourdans les glandes, avec la propriété consé-quente de continuer, dans toutes les voiesdu chyle , la fermentation commencée entretous les fermens digestifs, devoir, étant por-tée dans toute la masse du sang avec sonacidité dominante, nécestairemcnt fomenterou produire une effervescence avec ce fluidealkalescent de sa nature; ce quiformoit lemouvement intestin qui étoit attribué au sangpour conserver sa fluidité.

Voici quelques observations tirées de1 ’Ejfai de physique fur l’ufags des parties ducorps humain , attribué à M. Senacî,qui pour-ront faire juger combien les expériences fontcontraires à cette opinion. i°. Le chyle d’unanimal bien sain , nourri d’alimens qui nesoient pas pour la plupart acefcens ou allca-lescens , étant mêlés avec des acides ou desalkalis , ne bouillonne pas : s’il est arrivéquelquefois qu’il ait paru bouillonner , c’està cause de la grande quantité des substancesde l’une ou de l’autre nature , qui ont fournile chyle ; il n’est pas surprenant qu’il arrivequelque ébullition par le mélange des selsacides ou alkalis. z°. Quand on reçoit lechyle dans un vaisseau, on ne remarque pasd’ébullition : cependant, selon les fermenta-teurs , cela devroit arriver quand le chyleest tiré du canal torachique : car c’est alorsque les sels de nature opposée qu’il renferme,doivent agir les uns sur les autres ; mais ona beau examiner le chyle dans le canal mêmeavec le microscope , on n’y observe pas lemoindre mouvement. Ces deux raisons sontsuffisantes pour prouver qu’il ne doit pas fer-menter avec le sang ; car il ne peut pas trou-ver dans le sang quelque causo de fermenta-tion plus forte que le mélange des acides avecles alkalis : mais voici encore des raisons pluspressantes. 3 0 . Si on lie la veine où le chyleíe décharge , on n’y remarque aucune effer-vescence dans le temps qu’il se mêle avec lesang : quelque chose qu’011 dise , on ne sau-roit l’établir. 4 0 . Les matières qui composentle sang sont huileuses en bonne partie : or onfait par la chymie, que les huiles graslèsempêchent les fermentations. Les acides duvinaigre qui ont dissous le plomb , &: quisont mêlés avec beaucoup d’huile , comme