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Tome quatorzième.
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F E S

touroient le pic d’un grouppe de lumières ;treize autres pies triangulaires portoient despyramides ou ifs de lumières, Sc chacunede ces vingt-huit pieces portoit quatre-vingtSc cent grosses bougies, ce qui faiioit envi-ron trois mille, lumières. Le contour du feud’artifice étoit illuminé, ensorte que cela fai-soit tableau pour les quatre faces.

Après avoir examiné l’illumination de laplace, leurs majestés Sc la famille royalequittèrent les appartemens, Sc descendirentdans la cour.

L’enceinte de la cour étoit ornée d’unechaîne de guirlandes de fleurs, qui fbr-moienc des festons d'uiie colonne à l’autre,avec de belles chûtes au-devant des colon-nes, Sc fur les lustres des croisées du secondordre. Au-dessus de ces lustres étoient descouronnes de feuilles de laurier. Au devantdu bas de chaque colonne du second or-dre , étoit une girandole formant des bran-ches de roseau. Au-devant des piés-droits descroisées cintrées, étoient d'autres girando-les qui figuroienr des bouquets de rosés. Aurez-de-chaussée les arcades étoient ornéesde lustres couronnées d'un trefle de fleurs,avec des cordons foie & or, chûtes, d’oùles lustres pendoient. Au-devant du bas dechaque colonne étoit une girandole dorée àfleurs-de-lis. Les embraíemens étoient gar-nis de filets de terrines. Aux côtés de la sta-tue de Louis XIV , étoient deux grands lisde fer-blanc, garnis de forts lampions. Lagrande couronne royale transparente étoitplacée sur l’entablement supérieur, au-defsus de la croisée du milieu de la nouvellesalle des gardes: au-dessous de cette cou-ronne étoient des pentes de rideaux de taffe-tas bleu, avec galons Sc franges d’or, re-troulles en forme de pavillon, fous lequeletoit le chiffre du roi en fleurs : au-deílous &fur 1 entablement du premier ordre, étoientles armes de France & de Navarre, soute-tenues par des génies aux deux côtés de lacouronne. Sur l’entablement étoient posésdes grouppes d’enfans „ badinant avec desguirlandes qui se joignoient à la couronne Scaux guirlandes du pourtour de la cour.

Le grand escalier, le vestibule du premier& du rez-de-chaussée étoient ornés de lustres& de girandoles de fer-blanc ; le tout garnide grosses bougies.

F E T io$

Le clocher de l’hôtel-de-ville ètoìt entiè-rement illuminé, ainíi que le comble de lagrand'-salle.

Leurs majestés regardèrent quelque tempscette illumination, Sc ensuite descendirentle grand escalier pour monter dans leurs car-rosses , avec M. le dauphin, madame ladauphine, Sc mesdames. MM. de la villeles avoient reconduits jusqu’à leurs carrosses.

Il a éré donné par la ville de Paris plusieursautres festins au roi, à la reine, à la familleroyale.

Jamais monarque n’a gouverné íès peu-ples avec autant de douceur ; jamais peuplesaullî n’ont été si tendrement attachés à leurroi. f B)

FESTON, f. m. ( ArchkeBure. ) Les fes-tons font des cordons ou faisceaux de fleurs,de fruits, Sc de feuilles, liés ensemble plus grospar le milieu, Sc suspendus par les extrémi-tés d’où ils retombent. Les anciens mettoientautrefois ces ornemens aux portes des tem-ples ou des lieux où l’on célébrait quelquefête : on les emploie aujourd’hui dans lesfrises le long des bordures Sc autres lieuxvuides que l’on veut orner.

On appelle fessons pojìiches ceux qui fontcomposés de feuilles, de fleurs, Sc de fruitsfabriqués de carton, clinquant, Sc papierde couleur, qui fervent à la décoration mo-mentanée des arcs de triomphe, fiv. Sc quel-quefois dans les églises à des fêtes particu-lières , ainsi que les festaroles ou les décora-teurs le pratiquent en Italie, f P)

FÉTATION ou FŒETATION, f. f.( Econ. anim.) c’est l’acte par lequel est for-mé le fœtus dans le corps de 1 animai femel-le, c’est-à-dire par lequel il est donné unprincipe de vie aux rudimens de l’animalcontenus dans l’œuf, un principe de mou-vement qui leur est propre : au lieu qu'au-paravant ils ne fuioient que participer àcelui de l’animal dans le corps duquel íetrouve renfermé l’œuf qui les contient.

Il n’y a d'autre différence entre la fêtât ionSc la fécondation , si ce n'est que le premierterme regarde l’embryon qui est vivifié, Scle second n’a rapport qu a l’animal femelledans lequel se fait ce changement, qui estla conception. Voye^ Fœtus, Embryon,Génération , Grossesse , Imprégna-tion, G£uf. (d)