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Tome quatorzième.
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ordre dans les cases brillantes où ils avoientété distribués.

On devoir trouver, au sortir de la galerie,en jouiflant de la vue de toutes les richessesétrangères , qui avoient été rassemblées fousles beaux portiques, un magnifique opéra ,qui au moment de l’arrivée du roi, auroitcommencé son spectacle.

Au sortir du grand théâtre, la cour auroitsuivi le roi sous tous les portiques : les étoffes,le goût, les meuDles élégans, les bijoux deprix , auroient été distribués par une loterieamusante 8c pleine de galanterie , à toutesles dames 8c à tous les seigneurs de la cour.

Le magnifique spectacle de ce jour, aprèsqu'on auroit remonté le grand escalier, 8cqu'on auroit apperçu l'illumination du baíïìn,de l'orangerie, des deux faces du château,& des deux parties des jardins qui y répon-dent , auroit servi de clôture aux fêtes sur-prenantes de ce jour tant désiré.

L'attente de la nation fut retardée d’uneannée; & alors des circonstances qui nousfont inconnues lierent fans doute les mainszélées des ordonnateurs. Sans autre fítequ un grand feu ff artifice, ils laissèrent lacour & la ville se livrer aux vifs transports dejoie que la naissance d’un prince avoir faitpasser dans les coeurs de tous les François.Voye^ Fêtes de la Ville de Paris.

Les douceurs de la paix 8c un accroisse-ment de bonheur, par la naissance de mon-seigneur le duc de Berry, firent renaître legoût pour les plaisirs. M. le duc d’Aumontfut chargé en 1754 des préparatifs des spec-tacles. Le théâtre de Fontainebleau fut reprisfous œuvres, 8c exerça l'adrelle féconde dusieur Arnoult, machiniste du roi, aidée desfoins actifs de l’ordonnateur & du zele infa-tigable des exécutans. On vit représenteravec la plus grande magnificence , six diffé-rons opéra françois qui étoient entremêlés lesjours qu'ils laissoient libres des plus excel-lentes tragédies 8c comédies de notre théâtre.

L'ouverture de ce théâtre fut faite par lanaissance d’Ofiris , prologue allégorique à lanaissance de monseigneur le duc de Berry ;on en avoir chargé les auteurs du ballet desfêtes de l'Hymen& l’Amour, qui avoient faitla clôture des fêtes du mariage : ainsi lestalens modernes fiytent appellésdans les lieuxmême où les anciens étoient si glorieusement

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applaudis. Le petit opéra d ’Anacréon , ou-vrage de ces deux auteurs ; Alcìmadure , opéraen trois actes précédé d'un prologue, & en lan-gue languedocienne, de M. Mondonville ,eurent í'honneur de se trouver à la suite deThésée , cet ouvrage si fort d'action ; d’Al-ceste , le chef-d'œuvre du merveilleux & dupathétique; enfin de Thétis, opéra renommédu célébré M. de Fontenelle. On a vu cepoète philosophe emprunter la main desgrâces pour offrir la lumière au dernier siecle.Il jouit à la fois de I'honneur de l'avoir éclairé,& des progrès rapides que doivent à sesefforts les lettres, les arts, 8c les sciencesdans le nôtre.

M. Blondel deGagny, intendant pour lorsdes menus-plailirs du roi, seconda tout lezele de l'ordonnateur. Par malheur pour lesarts 8c les talens, qu'il fait discerner 8c qu’ilaime , il a préféré le repos aux agrémens dontil étoit sûr de jouir dans l'exercice d’unecharge à laquelle il étoit propre. Tous lessujets différeras qui pendant cinquante joursavoient déployé leurs talens 8c leurs effortspour contribuer au grand succès de tant d'ou-vrages, se retirerent comblés d'éloge 8c en-couragés par mille attentions, récompensésavec libéralité. (B)

Fêtes de la ville de Paris. On a vudans tous les temps le zele 8c la magnifi-cence fournir à la capitale de ce royaume desmoyens éclatans de signaler son zele 8c sonamour pour nos rois. L’histoire de tous lesregnes rappelle aux Parisiens quelque heu-reuse circonstance que leurs magistrats ontcélébrée par des fêtes. Notre objet nous borneà ne parler que de celles qui peuvent hono-rer ou éclairer les arts.

Le mariage de Madame , infante, offrità feu M. Turgot une occasion d'en donnerune de ce genre ; on croit devoir la décrireavec quelque détail. L’administration de cemagistrat fera toujours trop chere aux vraiscitoyens, pour qu'on puisse craindre à sonégard d'en trop dire.

Le roi, toute la famille royale lui firentespérer d’íionorer ses fêtes de leur présence ;il crut devoir ne leur offrir que des objetsdignes d’eux.

On étoit en usage de prendre l'hôtel-de-ville pour le centre des réjouissances publi-ques. Les anciennes rubriques, que les es-