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Tome quatorzième.
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immédiatement après le régulateur , dansl'instant qu elle est parvenue au plus bas ; &qu’au contraire lorsqu’elle est montée auplus haut, le robinet d'injection s’ouvre, &le régulateur te ferme : ainli ces deux effets ,quoique contraires, entretiennent toujoursla machine dans un mouvement régulier,lorsque la chaleur du fourneau est uniforme,& que toutes les autres pieces de la machineagissent comme il faut.

Il faut remarquer que l’on rend le jeu durégulateur Sc celui du robinet d’injectionplus ou moins prompts , selon que les che-villes qui accompagnent la coulisse XYÍ ontplacées plus ou moins hautes. Dans la situa-tion où est la machine aujourd’hui, elle a sixpies de levée ( art. 3 ) ; & si on vouloir luien donner moins , il faudroit placer une au-tre cheville plus haut que celle qui fait agirle régulateur, 8c la charger de cuir ( art.íj ) : alors la machine auroit moins delevée ; & le régulateur étant ouvert, produi-roit plus de vapeur. La raison en est claire,car alors le mouvement seroit moins accé-léré ; Sc qu’au contraire si on lui donne plusd’injection , il faudroit placer une autre che-ville plus haut que celle qui leve le décliq ;alors le mouvement de la machine seroitplus accéléré, & par conséquent produiroitplus d’injection.

Art. 3 1. Explication de la manoeuvre quel’on exécute pour commencer à faire jouer lamachine. Pour donner le premier mouvementà la machine , l’on commence par remplird’eau la chaudière ( art. xo ) ; ensuite onallume le feu , & on laiffe couler l’eau dansla coupe (art. n.) Immédiatement après ,celui qui dirige la machine , vient voir dansquelle situation est le régulateur , afin de1 ouvrir s il étoit fermé , ayant la facilité , à1 aide d une manivelle , de donner à l’eíHeule rneme mouvement que lui imprime la cou-hsle La vapeur entre dans le cylindre , enchaste l’air , & échauffe l’eau qui est au-dessus du piston, que l’on fait couler dans legodet, pour remplir les tuyaux par lesquelsíè décharge l’eau d’injection (art, xi.) Pen-dant cette manœuvre , la machine reste enrepos jufqu’au moment qu’elle donne lesignal pour avertir qu’il est temps de la fairejouer ; ce qu: s’éprouve lorsque la vapeurayant acquis assez de force poux ouyrii la

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: soupape qui fermoit fa cheminée ( art. ig ),en fort avec détonation. Auísi-tót le direc-teur de la machine, qui attend ce moment,prend de la main droite la queue du marteau( art. xg, ) de la gauche la branche ( art.2.7 ) , ferme le régulateur , Sc un instantaprès ouvre le robinet d’injection qui faitdescendre le piston. Ensuite le régulateurs’ouvre de lui-méme, Sc la machine conti-nue de jouer , fans qu’on y touche , par uneffet alternatif de vapeur Sc d’injection d’eaufroide , secondé du poids de l’atmoíphere.

Art. 31. Le mouvement de la machine doitêtre réglé de maniéré qu’elle produise quatorzeimpulsons par minute. Quand le mouvementde la machine est bien réglé, elle produitordinairement quatorze impulsions par mi-nute , ainsi qu’on l’a observé ; & dans uncas forcé , on peut en donner jusqu’à 1 6 Sc17. On a austì observé que le piston met-toit un peu plus de temps à monter qu a des-cendre.

Art. 3 3. Conjeclure fur la maniéré dontfe forme la vapeur. Il faut considérer que lefeu, qui est une matière subtile , pénétré lefond de l’alambic , passe au travers de sespores, met les parties de l’eau dans une ex-trême agitation ; Si comme cette matière necherche qu’à s’étendre pour fe mouvoir avecplus de liberté, elle s’éleve au desius de l’eau,dont elle entraîne les parcelles les plus déliéesen une quantité prodigieuse , qui font effortde toutes parts pour s’échapper , avec uneforce qui devient supérieure à celle du poidsde l’air; Sc quand le régulateur vient à s'ou-vrir , elle entre avec impétuosité dansle cy-lindre , poustè le piston devant elle , juíqu’àl’instant où l’injection d’eau froide condensecette vapeur & anéantisse sa force : alorselle retombe en eau. Ainsi l’on voit que lejeu de cette machine dépend de l’eftet alter-natif de l’eau chaude Sc de l’eau froide, jointà faction de l’atmoíphere ; le cylindre restevuide, & donne lieu au poids de l’atmos-phere de ramener le piston : ainsi l’on voitque dans l’espace d’environ deux secondesque dure l’injection des huit pintes d’eaufroide (art. 11), il se condense environ 4 èmuids de vapeur ; Sc pendant ce temps-là ils’en forme une assez grandequantité pour re-lever le piston de nouveau , austì-tôt que le. régulateur lui en laisse la liberté, On a dit