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Tome quatorzième.
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que sa densité ordinaire, maisenquelqu’étatqu’il se trouve de raréfaction ou de conden-sation par rapport à ion état ordinaire , seseffets d’attraction Sc de répulsion font sensi-blement ks mêmes. Dans îe dernier cas , lescorps légers gagnent Sc partagent avec lecorps électrisé , le fluide condensé dans ce-lui-ci > dans îe premier , ils perdent Sc par-tagent avec ce même corps, la petite portiondu fluide qu’ils contiennent naturellement.

Si la machine & l’homme qui tourne laroue font posés fur de bons gâteaux de ré-sine , & qu on établisse au bout du conduc-teur une communication avec la terre par lemoyen d’une chaîne ; après quelques toursde roue , l’homme & la machine attirerontdes corps légers, Sc donneront des étincelles „lorsqu’une autre personne posée sur k plan-cher eu approchera le doigt. Dans ce cas lefluide naturellement répandu dans l’homme8c dans la machine, est pompé par le globe,transmis à la barre , Sc dissipé dans la terrepar le moyen de la chaîne t car si on appro-che de l’homme ou de la machine un vasteconducteur de métal bien électrisé par unautre globe , & suspendu par des foies,l’homme qui tourne la roue en tirera uneétincelle très-vive , Sc dissipera presque tout-à-fait.la vertu électrique de ce conducteur ,sans paroître après cela davantage électrique ;effet qui ne devroit pas arriver , si ce fluideétoit condensé dans cet homme , comme il,test fur Ie conducteur.

L’homme qui tourne restant toujours furdes gâteaux de résine , Sc ayant ôté la chaînequi pendoit de l’extrémité dc la barre jus- :qu’à terre ; après quelques tours de roue , lamachine , l’homme 8c la barre paroiífentélectriques, 8c une personne posée fur leplancher en peut tirer des étincelles ; maisbientôt elle cessera d’en tirer de la barre,quelque long-temps qu’on tourne la roue :alors si l’homme qui tourne touche d’unemain le grand conducteur métallique, quidans ce cas ne doit point être électrisé , onpourra encore tirer de la barre quelques lé-gères étincelles, mais qui s’affbibliront &«'évanouiront bientôt.. Enfin si on attache lachaîne à ce large conducteur, pour qu’ilpuiflè communiquer, avec la terre,. & queí’hommer qui tourne ne ceflè d’y avoir lamain , on tirera fans fin des étincelles de la

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barre , la barre fournissant continuellementà ce que le globe pompe de la machine, del’homme & du conducteur , Sc qu’il trans-met à la barre. Dans ce dernier cas, lorsquela machine , l’homme qui tourne , Sc labarre, sont parfaitement isolés, Sc paroistentélectriques à une personne posée sur le plan-cher , quoique i’effet soit le même , la con-dition du fluide électrique est cependantbien différente -, car il est raréfié dans l’hommequi tourne , ainsi que dans la machine , &la personne leur rend ce qu’ils ont perdu , Scqui a été transmis à la barre : au lieu que danscelle-ci le fluide électrique est condensé auxdépens de celui de l’homme Sc de la ma-chine , & cette quantité surabondante pafledans la personne qui en approche le doigt..Il est très-facile de s’aífurer de cette vérité ,.si la personne , au lieu de toucher à ces corpsavec son doigt, tient à sa main une cannede verre à laquelle soit fixé un fil-de-fer endemi-cercle, Sc forme avec ce fil-de-fer unecommunication encre la barre Sc la machine rcar après une explosion aíîèz forte, le fluideaccumulé dans la barre repa siéra dans lamachine Sc dans l’homme d’où il est sorti jSc chacun ayant repris fa quantité naturellede fluide électrique , tout paroîtra commes’il fût toujours demeuré dans un parfait re-pos , fans donner davantage de signes d’é-lectricité.

Il y a dans tous les corps un terme au-delàduquel on ne sauroit accumuler ni raréfierle fluide électrique : après un certain nom-bre de tours de roue , les corps font attiréspar la machine ou par la barre d’une cer-taine distance qui n’augmente point, quel-que long-temps que l’on continue de tourner.Ce terme dépend non-seulement de la na-ture des corps dans lesquels on accumule ouon raréfie ce fluide , mais principalement deleur figure ; car ayant remis la machine Scl’homme qui tourne , fur le plancher, si onattache un poinçon bien aigu à chaque ex-trémité de la barre, de maniéré que cespointes débordent d’un pouce qu deux , dèsqu’on aura frotté 1e globe, le fluide électriquesortira fous la forme d’une aigrette lumineusepar chacun de ces poinçons, & la barre fera.très-peu électrique , comme on pourra S’en.. assurer en présentant une balle de liège sus-, pendue à un fil,.