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cette bouteille différens degrés de conden-sation , damant moindre , que les surfacesfont plus larges Sc plus sphériques. Cepen-dant lorsque tous ces corps viennent à tou-cher la bouteille , ils produisent tous un égaldegré de condensation , c’est-à-dire le plusgrand que la bouteille puiste acquérir : orpuisqu’en présentant à une égale distance dela bouteille une aiguille bien pointue, un ferémousté , ou une large surface bien polie &bien arrondie , on accumule dans cette bou-teille le fluide électrique à différens degrés ,l’air qui résiste dans tous ces cas par diffé-rentes épaisseurs à la sortie du fluide, nestroit-il pas la cause de toutes ces différences ?
Lorsqu’une bouteille est suspendue à labarre par son crochet, tandis qu’une per-sonne qui communique avec la terre la tientdans fa main, si l’on examine les mouve-mens d’une balle de liège suspendue auprèsde la barre, on verra qu’elle n’est attiréequ’au bout de cinq ou six tours de roue ,c’est-à-dire quand la bouteille est chargée ;au lieu que si rien ne touche à la bouteille,la balle est attirée dès le premier tour de roue :d’où l’on voir que la résistance est moindredans la barre vers la bouteille , que vers l’airqui environne la barre, jusqu’à ce que labouteille soit pleinement chargée ; au lieuqu’elle est à peu près égale , quand une soisla bouteille est chargée.
Lorsque la bouteille est trop épaisse outrop mince , elle ne se charge pas : dans lepremier cas, la résistance que le fluide éprou-ve est trop grande , Sc trop petite dans lesecond. 11 paroît donc que pour qu’il se fastela plus grande condensation possible dans labouteille , il faut que le fluide trouve un cer-tain degré de résistance , Sc fur-tout qu’ellesoit égale & uniforme.
Voici donc à quoi se réduisent toutes lesvérités qui résultent des expériences précé-dentes , pour ce qui concerne la résistancequ’éprouve le fluide électrique , soit en en-trant , soit en sortant, dans les corps.
I. Le verre , i’ambre , la cire, la résine,le soufre, &c. s’opposent plus que tous lesautres corps aux écoulemens du fluide élec-trique , Sc même plus que l’air , pourvu que
• ces corps ne soient pas trop minces.
II. Une couche d’air d’un pouce d’épais-fcur, résiste moins qu’une autre dun pié
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depaiíseur, Sc celle-ci moins qu’une de troispiés, &c.
III. L’air en général résiste plus que lessurfaces des corps non électriques.
IV. De larges surfaces arrondies des sub£tances métalliques, résistent plus que les poin-tes émoustees , & que les angles obtus.
V. Ces derniers résistent plus que les an-gles aigus, les tranchans Sc les pointes, Scque celles-ci résistent le moins de toutes.
Les plus célébrés physiciens, entr’autresl’illustre M. Newton , s’accordent à regar-der l’éther comme un fluide très-subtil Sctrès-élastique , qui pénétré promptement tousles corps, & qui par la force de son ressortremplit presque tout l’espace de l’univers.Sa force élastique est immense en proportionde fa densité, Sc dans une bien plus grandeproportion que celle de l’air : ce fluide estinégalement distribué dans les différens corpsà proportion de leur densité : plus ils sontdenses, moins ils ont de pores, & plus l’é-ther qu’ils contiennent est rare ; plus ils sontrares au contraire, plus il est condensé. Ensorte qu’il est le plus dense qu’il puisse êtredans l’espace le plus approchant du vuide ,Sc le plus rare dans l’or qui est le corps leplus dense que nous connoiísions.
M. Newton a découvert qu’il existe au-tour de tous les corps une atmosphère très-dense, qui s’étend à une très-petite distancede leur surface : elle est formée par factionréciproque de l’éther, répandu autour dej ces corps fur celui qu’ils contiennent dansleurs pores, & sor la lumière qui entre dansleur composition. La densité de cette atmos-phère varie suivant la nature des corps ; elledépend de la densité de ces mêmes corps,& de la quantité de lumière qui entre dansleur composition : en général les corps quiont le plus de densité sont ceux qui ont lesatmosphères les plus denses. On excepte lescorps résineux Sc solphureux , Sc tous ceuxqui contiennent beaucoup de lumière , quiont des atmosphères très-denscs , quoiqu’ilssoient eux - mêmes la plupart aíî'ez rares.C’est à ce milieu éthéré que M. Newtonattribue ses effets de réflection , de réfrac-tion Sc de l’mflexion de la lumière ( Fbye £les preuves de son existence à l’article Ré-fraction ) ; Sc c’est ce même milieu quparoît aulfi opérer les effets de l’électxicité.