FEU
L'écorce des arbres est feuilletée ; le fruit dupavot a fa cavité feuilletée. Tournefort.
* FEUILLETER , v. a. ( Gram. ) aupropre , tourner les feuillets d’un livre, ma-nier des papiers, en tourner les feuillets; aufiguré, parcourir un livre, le lire superficiel-lement ; feuilleter les auteurs, signifie les lire,les étudier.
Feuilleter la pâte , ( Art du Cuisinier. )c’est manier la pâtisserie de maniéré qu'ellese leve par feuillets. Pour cela on prend unlitron de farine , un peu de sel Sc de seau ,ce que la farine en peut boire ; on la pétritun moment; on prend ensuite autant debeurre que de pâte ; on la bat avec le rou-leau , en mettant le beurre dans le milieu ;on la plie Sc replie à diverses fois, après sa-voir étendue avec le rouleau. On s en sertpour faire des tourtes, &c. (+)
FEUILLET! ou FILETI, f. m. (Joail-lier.) c'est proprement sangle qui sépare lapartie supérieure d’une pierre d avec {'infé-rieure ; ferrer le feuilleti , c'est frapper aupoinçon la partie d'argent ou d’or qui en-veloppe cette pierre vers son feuilleti, jus-qu'à ce qu'on soit alîùré qu'ils se touchentexactement l’un Sc l’autre; c’est sopérationla plus délicate Sc la plus nécessaire du serti.
FEUILLETIER , s. m. c’est une desqualités que les maîtres cartiers , faiseursde cartes à jouer, prennent dans leurs sta-tuts : on les nomme maîtres cartiers-ta-rotiers - feuilleticrs & cartonniers. Voye £Cartier.
, * FEUILLETIS , s. m. ( Ardoisier. Jc’est le nom que les ouvriers donnent à{'endroit où ils travaillent dans la carrière,lorsque l'ardoise y est tendre Sc facile à di-viser : ils appellent cela être en fcuilletis.
FEUILLETTE , s. f. (Comtn.) que sonécrit aussi Feillette , & que quelques-uns appellent fillette ; forte de futaille oumoyen tonneau, servant à mettre du vinou d'autres liqueurs. La feuillet te eít la moi-tié du muid de Paris, aussi sappelle-t-on leplus souvent demi-muid. Ce terme est par-ticulièrement en usage en Bourgogne. VovezMuid.
En quelques provinces de France , fur- -tout vers Lyon, la feuillette est aussi unepetite mesure de liqueurs qui revient à unechopine de Paris,
FEU 2§Z
On prétend que nous avons empruntéce terme des Italiens , qui nomment fo-glietta une petite mesure ; d’autres au con-traire soutiennent que c'est de notre motfeuillette , que les Italiens ont fait leur fo-glietta. Dicl. de Comm. de Trcv. Sc de Chamb,
, (G)
FEUILLUZE, f. f. en Architecture ; c’est{'entaille en angle droit qui est entre le ta-bleau & {'embrasure d’une porte ou d’unecroisée , pour y loger la menuiserie. (P)
FEUR-MAR 1 AGE, (Jurifprud.) est lamême chose que for-mariage ; mais on dicplus communément for-mariage. Voye^ci-après For-mariage. (A)
FEURRE, f. f. terme de rivière; paillelongue qui sert à empailler les chaises :celle qui vient par eau paye un droit defeurre.
FEURS ou FEUR , (Géog.) forum Se-gufianorum ; ancienne ville de France, ca-pitale du haut-Forez, fur la Loire, à xolieues sud-est de Rouane , 10 sud-ouestde Lyon, 95 sud-est de Paris. Long. zi ,53,33 ; lat - 45 5 44 - 4 . 9 - Joseph Guicharddu Verney, célébré anatomiste , naquit àPeurs en 1648, Sc est mort â Paris en 1730.'(D. J.)
* FEYRES , f. m. pi. (Fontaines salan-tes.) espece de maréchaux chargés de {'en-tretien des chaudières, en leur fourniflant lesfers. Ils font affectés aux salines par desfinances payées au roi, ce qui n’est pastout-à-fait du bien du service, parce qu’ilsfont à couvert de la révocation. Au lieude fers , on leur donne une somme fixepour chaque remandure , avec uue autresomme qui les indemnise des vieux fers. Ily a en tout deux fevres dans les salinesde Moyenvic , qui avoient chacun deuxdemi - chaudières ; mais on en a suppriméune , & il y a un de ces deux fevres , qui11'a qu'une demi-chaudière ; inégalité quicause de {'altercation. Les sevrés ont un ins-pecteur.
FÉVRIER, s. m. (Hift. rom.) c’est parminous, comme tout le monde le fait, lenom du fécond mois de l'année, à com-mencer par janvier. Il n'a que z8 jours dansles années ordinaires, Sc 19 dans les bis-sextiles , à cause d’un jour intercalaire qu'ony ajoute, Voye^ Bissextile.