F E U
rive ce m or de philtrum , qui, chez lesauteurs de la balle latinité , lignifie \étoffeen question , Sc vient de l’allemand fi.lt ,qui a la même signification, selon du Lan-ge , lequel ajoute quelle a été nomméeauíïî filtras , filtra , pheltrum , philtrum Scvìltrum. On se sert encore de feutres ouManchets dans quelques opérations. Ils pren-nent différentes formes, selon l’usage au-quel on veut les appliquer. Ils font quat-res quand ils doivent aller fur le carrelet, voyegce mot ; en laniere , quand on veut leur fairefairel'oíficed'unsyphon. V íjêçLanguette.Enfin la chauffe ou la manche d'Hippo-crate, n’est elle-même qu'u n feutre en capu-chon. Voye ç Filtration. Article de M.Z)B Vizzibrs.
Feutre , terme de draperie. Voye{ l’articleLaine ( manufacture en) .
Feutre. Les potiers d’étain appellent ainsides morceaux de vieux chapeaux, qui leurfervent à manier les moules chauds, lors-qu ils jettent dedans, soit pour les former,soit pour les ouvrir & dépouiller les piecesjetées toutes chaudes, crainte de se brûler.Us appellent auíïî feutre un morceau de laformé du chapeau , coupé comme unebande , qu’ils mettent dans les pots en de-dans dans l'endroit où ils les soudent. V.Fondre l’étain & Souder les pots d'é-tain. |
Feutres , terme de papeterie; ce sont desmorceaux de revesche, ou autre étoffe delaine, sur lesquels des ouvriers , qui travail-lent dans des manufactures de papier, met-tent les feuilles de papier au forcir du moule ,à mesure qu’on les fabrique. On les appelleauíïî flotres. Voyeg Papier.
FEUTRER , terme de chapelier , qui signi-fie manier l’étoffe d'un chapeau réduite encapade, pour lui donner du corps. On feutred abord a froid , Sc ensuite à chaud sur lebassin. Voye^ Chapeau.
Feutrer une selle, terme de sellier;c est la remplir de bourre.
FEUTRIERE , s. f. terme de chapelier ;c’est un morceau de toile forte &c neuve ,dans laquelle on enveloppe les capades, lelambeau entre deux , afin de les marcher ,ou feutrer à chaud fur le bassin, pour lesdisposer à en former un chapeau. Voye^Chapeau.
Tome XIV.
FEZ
FEZ, (Grog,J royaume considérable del’Afrique, sur la côte de Barbarie , enferméentre le royaume d"Alger au levant, de Ma-roc au midi, Sc la mer partout ailleurs. Ufait une partie de l’ancienne MauritanieTangitane. Le pays est plein de montagnes,principalement vers le couchant Sc le midi,où est le mont-Atlas. Il est arrosé de plu-sieurs rivières. On le divise en sept provin-ces, Il est bien peuplé , fertile, Sc abondeen grains , bestiaux, légumes, fruits Sc cire.Le fleuve de Sébou le traverse , & va sedécharger par la Mancmore dans l'océan.Ce royaume a eu autrefois ses rois particu-liers ; mais il est à présent uni à celui deMaroc , Sc n'a qu un même souverain , quifait sa résidence à Miquenez. Il ne faut pasconfondre le royaume de iv^ avec la pro-vince de Fe{, qui n’en fait qu une partie,Sc dont la fertilité est prodigieuse. Voye *S. Olon , état de Vempire, de Maroc ; Mar-in o!, Mouette , hijloirc du royaume de Ma-roc ; de la Croix, histoire de l’Afrique ; hijloircdes Ckérifs par Diégo de Torres, Sc autres.(D. J J
Fez , (Géog.) ville affez forte , Sc l’unedes plus belles Afrique , dans la provinceSc fur la riviere de même nom, en Barba-rie , capitale du royaume de Fe%. Elle estcomposée comme de trois villes ; elle a desmosquées magnifiques, une fameuse acadé-mie arabe, & des collèges où l'on enseignela grammaire, la poésie, l’astrologie, la ju-risprudence , ía rhétorique , la théologie ,la philosophie , les mathématiques Sc lesautres sciences. Les juifs y font en grandinombre , & y ont des synagogues. Il y aun muphti. Les dames riches y portent deschaînes d'or Sc d’argent autour de leurs jam-bes. Fí'i est à cent lieues sud-est de Ma-roc, trente-cinq sud de Salé. Longit. se-lon les tables arabiques 18, Sc lat. gz, 3 ;mais , selon Harris, la long. est 11,34 ,4£ ; lat. 33, 10, o. Voye{ les auteurs citésci-dejfus.
Je pamourois pour faire cet article, (le zjanvier 1756) ce que quelques géographesrapportent de la ville de Fe^, de íà po-sition , de son étendue , de ses mosquées »des synagogues que les juifs ont dans cettecapitale, &c. lorsqu’on m'a communiquécopie d’une lettre de-s missionnaires de saint
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