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bien distingué de leur mouvement musculaire.
Ce mouvement tonique suppose un influxcontinuel des esprits animaux , qui les faitpaííer librement & successivement d'unevésicule dans une autre , lorsque les fibrillestransversales font relâchées : on voit que lacourbure des filamens des vésicules est; alorsla même que la courbure de la voile, ou lachaînette. Voyt\ Chaînette.
On lait qu'entre toutes les surfaces égalesproduites par la révolution des courbes quel-conques, la chaînette est celle qui a la moin-dre périmétrie. L’avantage de cette courbureest donc de rassembler fous la surface don-née d'un muícle en repos, le plus grandnombre possible de machines musculaires.
S’il est quelque sujet dans la physiologiequ on puisse ramener à la nouvelle géomé-trie , c’est assurément celui-ci, sur - toutaprès les théories de MM. Bernoulli. Par^incertitude attachée à cette recherche, qu on}uge du succès des autres applications du cal-cul pour éclaircir les points importuns deIeconomie animale. Voye{ Applicationde la géométrie à la pkyfi.jue. (g)
Fibre, (Économie animale , Médecine.)On entend en général par fibre , dans laphysique du corps animal , & par consé-quent du corps humain, les filamens lesplus simples qui entrent dans la composition,la struóture des parties solides dont il estformé.
Les anciens ne íont jamais entrés dans unsi grand détail fur cette composition , ils necherchoient pas à y voir au-delà de ce qu ilspouvoient découvrir à l’aide des sens; ilsn’avoient pas même pousse bien loin leursrecherches par ce moyen : ils étoient parconséquent bien éloignés d’employer le rai-sonnement analytique pour parvenir à sefaire une idée des parties élémentaires ducorps humain qu’on appelle fibres ; ilsfaisoient pourtant usage de ce mot. Les au-teurs grecs qui ont écrit touchant les plan-tes , ont appellé de ce nom les nerfs ou lesfilets qui paroissent au dos des feuilles , &les filamens qui font à l’extrémité des raci-nes. Ceux qui ont traité de la compositiondes parties des animaux , ont nommé demême les filets qui font dans les chairs &en d’autres parties ; c’est ce qu’ils exprimentpar le mot grec ’U » dont le pluriel est W ,
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que les Latins ont rendu par celui d efibra ìpar lequel on prétend qu’Hippocrate aitmarqué également une fibre Sc un nerf. Per-sonne ne nie qu il n'ait aussi employé lemot fibre pour signifier un filet charnu ; il amême fait mention des fibres qui sont dansle sang , lib. de carn. & princ. & lib. II demorb. Voye ç Sang. Galien, lib. V de ufupart. regarde aussi les fibres comme des fi-lets déliés & subtils qui entrent dans la com-position des nerfs, des ligamens, des mus-cles ; mais il n’avoit même point d’idée desfilamens élémentaires , non plus que tous lesauteurs qui Font suivi, jusqu au íìecle der-nier , où l'anatomie perfectionnée a pousséla décomposition du corps animal jusqu’àses parties les plus simples par la pénétrationde l’esprit, pour suppléer à la grossièreté àcet égard de tous les instrumens possibles.
On se représente donc aujourd'hui cesfibres animales comme des filamens dunepetitesse indéfinie par rapport à leur largeur& leur épaisseur, Sc d’une étendue différente,selon les différentes parties à qui elles appar-tiennent. On conçoit quelles font comme unassemblage de particules élémentaires , uniesl’une à l’autre selon la direction d’une ligne.C’est conséquemment ce que l’on ne peutsavoir que par le raisonnement, l’expérienceapprenant seulement que les chairs , lesos, &x. peuvent être divisés plus ou moins: aisément en parties linéaires extrêmementdéliées, Sc qu’il n’est aucun organe qui n’ensoit composé. L’insuffisance de nos instru-mens , & même de nos íens , ne nous permetpas de parvenir à les diviser méchanique-ment jusqu’à leurs élémens. Ce qui va êtreexposé sur les fibres élémentaires, ne peutpar conséquent être présenté que comme uneíuite de conjectures ; mais outre que lesconjectures deviennent des raisons, quandelles font les plus probables qu’on puisse tirerde la nature des choses, Sc les seuls moyensqu’on puisse avoir de découvrir la vérité, lesconséquences que l’on se propose de déduirede celles qui suivent, ne seront point pourcela conjecturales , puisque sur les principesqui seront établis, il ne paroît pas que l’onpuisse former aucun autre système sur cesujet, qui ne soumisse les mêmes résultats ,Sc dont on ne puisse cirer les mêmes con-clusions,
Généralités