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Fiche , (Peinture.) instrument dont lespeintres se servent pour piquer leurs traits ouponcis. C’est un petit bâton de quatre à cinqpouces de long , fur environ trois lignes dediamètre, dans lequel on a fiché une aiguilleà coudre. (R)
* Fiches , (Serrur.) c’est ainsi qu’on ap-pelle ces pieces de fermeture de fer , fur les-quelles font soutenues & fe meuvent les por-tes d’armoires, les fenêtres, &c. U y en ade différentes fortes.
Il y a des fiches à vase ; elles différentdes fiches à nœuds Sc à chapelets , en cequ elles n’ont que deux nœuds ; que le nœudqui forme la partie d’en-bas de la fiche ,porte un mamelon : ce qui l’a fait appel-ler le gond de la fiche. Le gond est serré furles dormans des croisées, les chambranlesdes portes, les pies cormiers des armoires,&c. Quant au nœud qui entre fur le ma-melon du gond , il est ferré fur les feuillesdes portes, Sc tous les deux ainsi assemblés,tant la partie du haut que celle du bas, for-ment la fiche à vase.
La fiche de brisure est une fiche à nœuds ,qu’on ferre aux guichets des croisées Sc au-tres ouvrages semblables, elle est brisée enplusieurs parties.
La fiche à chapelet différé de la fiche ànœuds, en ce que chaque nœud est fëparé,& qu’ils font tous enfilés par le moyen d’unmamelon ou d’une broche ; de ces nœudsl’un tourne à droite, & l’autre à gauche : cequi fait qu il y a entre les nœuds la hauteurd’un nœud de vuide de chaque coté.
La fiche dc porte cochere , est composéed’un seul nœud , qui a de la hauteur à pro-portion de la force de la porte ; Sc pourgond , un gond à repos simple ou double ,lelon que le cas le requiert. Cette forte defiche Sc de gond est d’ufage pour ses grossesportes d’allées, auxquelles on ne met pointde penture.
La fiche à nœuds , est une cfpece de fichefeite comme une charnière , à travers desnœuds de laquelle passe une broche ; ou, entermes propres de Fart, un mamelon , quifait la fonction d’une goupille dans la char-nière.
Fiche , ( Jeux de cartes ù autres.) ce sentde petites lames d’ivoire, de bois, ou d’au-tres matières colorées, dont les joueurs fe
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servent îorfqu’ils n’ont plus de jeton?, pours’acquitter commodément les uns envers sesautres dans 1e cours de certains jeux, telsque le médiateur, l’ombre, le piquet àécrire", &c. ainsi ses jetons & les fiches sontau jeu des représentations de l’argent. On, kur donne la valeur qu’on veut ; & à la fin; du jeu on retire Ces fiches 8c ses jetons ; onévalue la perte Sc on fe rembourse en argent.La raison pour laquelle ses fiches font de di-verses couleurs à tous les jeux où il y a uncertain nombre de joueurs dont ses intérêtssont séparés, est évidente. Ces couleurs qu’ontire au fort, désignent chaque joueur, Scles fiches marquent son gain ou fa perte.Quant aux jetons, ils fe donnent au compte ;& à la fin de la partie du jeu, on en paye au-tant qu’on en a de mqins qu’on en a reçu.Il n’est pas nécesiaire qu’ils soient distinguéspar des couleurs. Si on prenoit auffi les fichesau compte , il seroït inutile qu elles fusièntde différentes couleurs ; 1e nombre que cha-que joueur en auroir pris en commençant lejeu, fuffiroit pour déterminer fa perte ou songain en le finisiant.
FICHE , adj. en terrties de blason , fe ditde ce qui a une pointe qui 1e rend propre àêtre fiché dans quelque chose. Les croix fi-chées , ou au pié fiché, y sont fort commu-nes. On le dit encore des croisettes qui ont1e pié aiguisé. Voye ç Croisettes.
De Bueil, d’azur au croistant montantd’argent, accompagné de Ííx croisettes aupié fiché dor, trois en chef & trois en pointe.
FICHEAU , f. m. terme de rivière , estun morceau de bois dont les mariniers detrains fe fervent pour le composer. R. Train.
FICHENARD , f. m. (Cloutier.) efpecede clou dont on fe sert pour tenir ses plats-bords d’un bateau foncer.
FICHER, v. act. (Arts méch.) il désigneen général Faction de faire entrer un corpsordinairement pointu , dans un autre. Ainsion fiche un clou dans une muraille , un pieudans la terre , Src.
Ficher , terme de maçonnerie , c’est faireentrer du mortier , avec une latte , dans sesjoints du lit des pierres lorsqu’ìls sont calés,& remplir ses joints montans d’un coulis demortier clair, après avoir bouché ses bordsdes uns Sc des autres avec de l’étoupe. Onfiche aussi quelquefois ses pierres avec moitié