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Usages de la vésicule du fiel. La bile qui aété séparée dans le foie , est reprise par lespores biliaires, qui vont s’en décharger enpartie dans le conduit hépatique, d où ellecoule continuellement dans le duodénum par^entremise du canal cholidoque , & en par-tie dans la vésicule du fiel par les pores bi-liaires qui y répondent, Sc que l’on a nom-més conduits hépato-eyfliques ; mais elle nefort de la vésicule par les conduits hépato-cystiques , que dans certains temps, & leplus ordinairement dans le temps de la di-gestion des alimens : car la bile étant alorscomprimée par l’estomac , s’échappe parson conduit cystique dans le cholidoque , semêle avec celle qui est apportée par le con-duit hépatique , & ces deux biles entrent en-suite dans le duodénum. Le mélange de cesdeux bihs est peut-être utile pour la parfaitedigestion : quoi qu’il en soit, elles font biendifférentes Tune de l’autre ; car celle de lavésicule du fiel est plus jaune, plus épaiste , Scplus amere que celle du conduit hépatique ,ce qu’on ne peut vraisemblablement attri-buer qu au séjour de la bile dans la vésiculedu fiel.
il est très-vraisemblable i°. que la biledu foie coule quelquefois dans la vésicule ;1°. qu’elle acquiert la qualité de bile cystiqueen croupissant dans la vésicule ; 3 0 . que sonamertume vient peut-être aussi des glandesqui font placées dans la membrane de cettevésicule , Sc qu’arrosent les artères cystiques,comme il arrive dans la membrane du con-duit auditif ; 4 e . tous les canaux qui du foieSç du pore hépatique se rendent à la vésiculedufiel , Sc y portent sans ceflè le suc hépa-tique, ont été justifiés par les découvertes deGbffon , de Verheyen , de Perrault, Sc deBianchi. Consultables.
Observations particulières. Il s’est trouvéplusieurs fois des pierres ou des concrétionspierreuses dans la vésicule du fiel : ce font desfaits très-connus. Hildanus a vu une de cespierres de la grosseur d’une noix. Hoffmanrapporte avoir trouvé dans la vésicule d’unfourbissent, extrêmement élargie Sc agran-die , trois mille six cens quarante-six grainsde bde coagulée Sc pétrifiée. En effet toutesles concrétions pierreusesqu’onaremarquéespar hasard dans la vésicule du fiel , font for-mées par l'epaiffiífement & le dessèchement
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de la bile, ce qui est prouvé par la nature deces pierres ; car elles conservent la couleurSc le goût de la bile , Sc elles s’eflammentlorsqu’on les met fur le feu : on a vu mêmede ces pierres qui ayant traversé le conduitcystique Sc le cholidoque , sont parvenuesjusqu à l’intestin duodénum , 6e le maladeles a rendues par les selles.
Jeux de la nature. L’anatomie nous ap-prend que la vésicule dufiel manque quel-quefois dans l’homme , comme dans les ani-maux. L’histoire de l’académie des sciences(année tyo$ , page pj ) , en fournit un exem-ple. Dans un enfant de neuf jours, mortd’un polype qui fermoit l’embouchure duventricule droit, comme auroit fait un bou-chon de figure conique, M. Littre n’a trouvénulle apparence de vésicule , quoique le foiefût d’ailleurs très-bien formé , ainsi que lesautres parties du bas-ventre. Les deux ar-tères qui doivent se distribuer à la vésicule ,íe distribuoient au foie à l’endroit où ellesauroient dû être ; Sc le canal hépatique beau-coup plus gros que de coutume, íe terminoirà l’ordinaíre par un seul tronc dans l’intestinduodénum.
Mais si la vésicule du fiel manque quelque-fois , ne se trou ve-t-elle point aussi d’autressois double ; Il est vrai qu’il y a dans lesouvrages des anatomistes plusieurs observa-tions , qui disent qu’on a trouvé au foie deuxvésicules du fiel: cependant malgré ces attesta-tions , on doit regarder ce jeutie la naturecomme un des plus rares, au cas même qu’ilait existé. Il est certain qu’on rencontre sou-vent dans les vaches Sc les veaux, la vésiculedu fiel fourchue ; mais trouver dans unhomme deux vésicules du fiel bien distinctes,c’est un phénomène qui demande des témoi-gnages irréprochables pour pouvoir être cru.Si l’on trouvoìt deux vésicules , il y auroitaussi en même temps deux canaux cystiques,fans quoi l’on ne pourroit soutenir que lavésicule du fiel fut entièrement double. Toutesles vésicules du fiel que Ruysch a eu occasiondevoir, étoient fourchues & n’avoient qu’unseul canal cystique. ( M. le chevalier deJaucourt. )
Fiel , (Écon. anim.) c’est l’humeur jaune,onctueuse , Sc amere , qu’on trouve dansune petite vessie attachée à la partie concavedu foie. Voyc{ Foie , & Varticle précédent ,