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ment involontaire des larmes, fans autressignes mortels, la rougeur du visage, leprurit des narines. La jievre ardente lè ter-mine semblablement aux jours critiques parle vomiflemenr, le cours de ventre , leflux des hémorroïdes, les urines abondantesavec sédiment, les sueurs, les crachats épais,une forte transpiration universelle.
Pronoftcs. C’est un fâcheux présage dansla jievre ardente, fi l'hémorrhagie íurvient letroisième ou quatrième jour avec trop demédiocrité j le redoublement qui arrive unjour pair avant le sixième, est très-mauvais.L'urine noire, tenue, Sc qui fort en petitequantité, menace la vie : le crachement &le piíTcment de sang sont mortels. La diffi-culté d’ayaler est un très-mauvais signe:le froid aux extrémités. est pernicieux. Larougeur du vjlage, Sc la sueur qui en sort,sont d’un sinistre présage : la parotide qui nevient point à suppuration , est morcelle.La diarrhée trop abondante fait périr lemalade , les mouvemens convulsifs annon-cent le délire, & ensuite la mort. On peutformer le même présage fi les forces dimi-nuent, si la respiration est continuellementembarrassée, s’il y a une douleur aiguë per-manente à l'une. des oreilles, si la soif vientà cesser , quoique Izjìevre continue danstoute fa violence, si le bas-ventre s’enfle,fk s'il se fait, une éruption de pustules gan-greneuses par tout le corps. V. Lommius. 1
Lz. fièvre ardente qui dégénéré en colliqua-fion, produit un,e diarrhée fétide, le pisse-ment de sang. la tympanire , 1a péri pneu-monie accompagnée de délire, des rremble-mer.s, des frissons, des convulsions, Sc dessueurs froides qui emportent le malade.
Toutes ces choses bien examinées, onpeut connoître la cause immédiate de lafièvre chaude, qui n’est en esset qu’un sangdépouillé de ses parties îes plus douces Scles plus liquides : en un mot une inflamma-tion universelle produite par k trop grandeforce, des solides & des fluides.
Cure. l’ardeur extrême du caufus indique1 usage de k saignée àu commencement dcla maladie , Sc 1a répétition de ce remede, s’ily a des marques de 'pléthore , d’infkmma-tion violente, d'une. chaleur insupportable ,à’une raréfaction excessive, & des/ympto-
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mes pressans qui ne cedent point aux autressecours de l’art.
Lkir doit être pur, froid, renouvelle, les'couvertures légeres, le corps souvent élevé ,la boisson abondante, aqueuse , chaude,adoucissante , anti-phlogistique. Telles sontles aigrelets, 1 esprit'de soufre, le nitre, lecrystal minéral, le petit-kit; car il ne sautpas des réfrigérans qui ralentissent factionorganique des vaisseaux. Les lavemens seront,anodyns, dékyans, laxatif», Sc anti-phio-gistiques.
Il faut humecter tout lé corps, détermi-ner dans les narines ia vapeur de l’eau chau-de , gargariier la bouche Sc le gosier, laverles piés Sc les mains dans l’eau tiède, fo-menter avec des éponges trempées dansl’eau chaude, les parties où il y a plusieursvaisseaux qui présentent bien leurs surfaces ;employer les médicamens aqueux, doux ,
, nitrés , d’une agréable acidité, qui lâchent,très-doucement le ventre, qui pouflent par,les urines , Sç les. réparent, qui servent devéhicule à k sueur par leur quantité, Scnon par aucune acrimonie, Sc qui enfin relâ-chent toute 1a contraction des fibres, dissol-vent les liqueurs épaissies, les délayent & les ,corrigent.
Observations de pratique. 1°. Il est bond’obíerver que les fievres ardentes , fortaiguës, Sc. accompagnées de symptômes dan-gereux , sont souvent compliquées de quel-que inflammation intérieure qui dégénérésouvent en gangrené. Alors k cure ordi-naire des inflammations réussit rarement ;& l’art a très-peu de ressources contre unemaladie si funeste.,
z°. Il y.a àesfievres ardentes simples quifiniflènt au premier septénaire, & d’autreSs’étendent julqu’au second : les premieresn’ont pas .besoin pour leur guérison dunecoction parfaitement purulente ; elles peu-vent être terminées par une crile, qui estannoncée, comme le dit Hippocrate, parun nuage rouge dans les urines ; souventSuffi la maladie se termine alors par unehémorrhagie du nez. Il n’cn est pas de mêmede k jievre ardente , qui s’érend julqu’au ■quatorzième jour , car elle cesse par unecoction parfaitement purulente : dans cesdernieres, le tartre stibié délayé dans beau-; coup d’eavk 6c distribué en plusieurs prises, J