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Ses effets. Si le flux dc ventre fébrile dureîong-temps, il dispose de plus en plus lesviscères de l’abdomen à la même maladie ;ïl les affoiblit , les excorie, les enflamme ,vuide, épuise le reste des viscères & desvaisseaux : d'où naissent la maigreur, l’atro-phie , la débilité, la dysenterie, 1 epaissifle-ment des fluides dans toute I’habitude ducorps, le relâchement des solides, la pertedes parties fluides , la leucophlegmatie,l’hydropisie , la consomption , Sc la mort.
Cure. La cure de ce mal en général con-siste à adoucir l’âcreté qui fait irritation ; àl’évacuer par des émétiques, des purgatifs,des lavemens ; à raffermir les parties lâches, àcalmer ^impétuosité des liqueurs par des nar-cotiques, à déterminer la matière morbifique(Tun autre côté par les sueurs ou par lesurines, à l’expulser après en avoir corrigé lapremiere source.
Mais M. van-Swieten, mon ancien maître&c mon ami, (je supprime ses titres Sc sesqualités ) a détaillé cette cure avec tant desavoir Sc d’intelligence dans ses comment.surBoerhaave, §.711, que je crois en devoirdonner ici le précis, pour n en pas faire unrenvoi.
Lorsqu on soupçonne qu’une diarrhée oudysenterie est entretenue par des matièresirritantes, retenues dans les premieres voies,les laignées proportionnées à l’irritation, lesémétiques, les purgatifs, les lavemens, Lc uneboiflòn délayante très-abondante , font lesremedes les plus prompts & les plus sûrs pourenlever la cause de cette maladie : souvent onest obligé de faire vomir & de purger plusieursfois , pour détacher & évacuer totalementcette matière , qui, quoiqu’en petite quan-tité , peut encore causer des irritations dou-loureuses ; ainsi , ce 11’est pas uniquement parla quantité des matières que les émétiquesou les purgatifs évacuent , qu’on doitjuger de la nécessité de répéter les purga-tions , c’est encore par l’irritation qui excitele flux de ventre , Sc qui marque la mau-vaise qualité de la matière irritante ; aussiarrive-t-il souvent, comme le ditSydenham,que de très-petites évacuations , procuréespar l’art , ont été suivies d’un soulagementremarquable.
Les lavemens à demi-dose de liquide ,rendus purgatifs, en y doublant ou triplantTome XIV .
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k dose des purgatifs, à laquelle 011 prescritces purgatifs intérieurement, font employésavec succès. On doit avoir recours aux nar-cotiques ou caïmans, après chaque purga-tien ; sur-tout lorsque l’irritation est un peuremarquable : & quand elle fait craindrel'inflammation , on ne doit pas négliger lessaignées. Lorsque la matière irritante résideseulement dans les premieres voies , la mé-thode que nous venons d’exposer, a unsuccès plus prompt que dans le cas suivant.
Si c’est la bile retenue dans la vésiculequi est dépravée , & qui entretient le fluxde ventre , on ne peut guere enlever cettecause que par le secours des émétiques, quien excitant le vomissement, compriment lavésicule de la bile , 8 c expulsent cette hu-meur dans les intestins, d’où elle est éva-cuée par le vomissement &c par la voie desselles. On doit en différens jours répéter lesémétiques , soit le tartre stibic, soit l’ipéca-cuanha , tant que l’on apperçoit dans lesévacuations une bile fort jaune , ou verte,ou brune, ou sanguinolente ; car elle estpar elle-même un signe manifeste de la vé-ritable cause de l’rrîtation & de la diarrhée.Si elle est fort irritante , les lubréfians, lepetit-lait , la décoction de pruneaux , lesaigrelets, sont indiqués pour en corriger, l’acrimònie , en attendant que l’on soit par-venu à l’évacuer totalement. On peut aussi,dans la même vue, ordonner le petit-laitpour boiflòn ordinaire.
Les farineux 8 c les absorbans qui ne fontpas astringens , telles que les poudres decoquilles d’œufs & d’yeux d’écrevifles, mê-lés avec le nitre , peuvent être aussi de quel-que utilité ; mais le principal objet de la cureconsiste à obtenir , par les vomitifs, l’éva-cuation complété de la b'le irritante , sur-tout de celle qui est dépravée dans la vési-cule ; il ne faut pas négliger de prescrire ,entre les purgarions, l’usage des parégori-ques, afin de modérer l’irritation de la causede la maladie, & de s’oppofer au spasme ,qui peut être excité par les évacuations.
Voyc{ FrEVRE BILIEUSE.
Les mauvaises déjections qu’on observedans ces diarrhées fébriles, indiquent la né-cessité de réitérer les purgations ; mais dansce cas , il faut prendre garde si la diarrhéen est point spasmodique, afin d’appaiser le
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