FIE
tinue , ou rémittente, qui dans la durée deson cours croît en violence Sc en nombrede fâcheux symptômes, mine peu à peutout le corps, consume les sucs, détruit lesforces, Sc conduit ordinairement le maladeau tombeau.
Signes de cette fievre. Cette fievre se mani-feste par un pouls foible , dur, petit, Scfréquent ; la rougeur des levres, de la bou-che , des joues, qui s’augmente dans le tempsqu’ií entre de nouveau chyle dans le sang ;une chaleur inquiétante, une aridité brû-lante dans la peau, qui est fur-tout sensi-ble aux mains après les repas ; une urinenidoreuse, écumeuse , qui dépose un sédi-ment & porte sur se surface un nuage léger,gras, de couleur foncée ; le désir de toutenourriture froide, la sécheresse de la bou-che , une soif continuelle, le sommeil de lanuit sens soulagement, Sc la langueur ré-pandue par tout le corps.
A cet état succèdent des crachats gluti-neux Sc écumeux, un sentiment de poids& de douleur dans les hypochondres,une grande sensibilité aux moindres chan-gemens de temps, un état qui empire dansles équinoxes, Sc principalement danscelui de l’automne; une tête étourdie auréveil, des évacuations d’humeurs ténues&c fétides par les sueurs, les urines, lesselles ; Rabattement de toutes les forces,& cette émaciation universelle qu’on nommemarasme.
Le mal croissant toujours, produit denouveaux symptômes encore plus funestes,des tremblemens, des taches, des pustules,une couleur livide Sc plombée, le visagecadavéreux qui ne se volt dans aucune autremaladie aussi complètement que dans celle-ci Sc dans la consomption.
Enfin la fcene sc termine par des aphthesde mauvais présage , le vertige , le délire ,la suffocation , l’enflure des piés , des sueursperpétuelles Sc excessives , des diarrhées col-liquatives, le hoquet, les convulsions, lamort.
Cause prochaine. La fievre heclique supposela corruption dans la maffe générale des hu-meurs ; corruption par laquelle les sucs al-bumineux, gélatineux , tombés en colliqua-tion, fourniffent un aliment perpétuel à cettemaladie. C’est cette même putridité qui pro-
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cure la chaleur dont cette fievre est accom-pagnée ; en même temps l’humeur putridenuit aux fluides nerveux Sc aux parties ner-veuses , Sc les jette dans une violente con-traction. Plus la quantité des humeurs cor-rompues produites par la maladie incurabledes viscères est grande, plus aussi les symp-tômes de la fievre font terribles.
Pronostics. Les jeunes gens sont promp-tement emportés, Sc plus exposés à la fievreheclique que les adultes. Dans le premiercommencement de l’ulcération de quelqueviscère , cette fievre suscitée par la nature ,est quelquefois le remede du mal au moyend’une heureuse crise : mais si la cause nepeut être détruite , la fievre heclique subsistesans ceffe. Le flux hémorrhoïdal ou autrequelconque , avance communément la mortdans le dernier période de la fievre hectique ;au lieu qu’au commencement il en produituelquefois la cure. Une fievre heclique con-rmée Sc parvenue à son dernier période ,n’admet jamais de guérison ; tout l'art hu-main consiste à adoucir les symptômes dela maladie , Sc à éloigner son période fatal,i Méthode curât ive. La fievre heclique pro-
cédé nécessairement des mêmes causes que lafievre lente; ainsi voy. l’art. Fievre lente.
Mais comme ici les mêmes causes ontdé j a fait de plus grands ravages, les ressour-ces de l'art & de la nature donnent de beau-coup plus foibles espérances ; les corps sontplus épuisés, Sc les sucs sont plus éloignésde leur homogénéise; le mouvement péris,taltique de l’estomac Sc des intestins se trou-vant plus affoibli, le chyle qui passe commecrud Sc épais dans la masse du sang, dé-truit par se qualité hétérogène la crasse desfluides, Sc interrompt le mouvement uni-forme des solides.
Si la fievre heclique paroît après la suppres-sion des évacuations ordinaires d'un fluxhémorrhoïdal, des menstrues , des vuidan-ges , du lait, ou après la suppression d'unegonorrhée arrêtée , de l’écoulement d'unulcéré , d’une fistule , d’un cautère , ou enconséquence de la rentrée de pustules cuta-nées , exanthémateuses, dartreuses, fiv. oncomprend sens peine qu’il faut ramener pru-demment les évacuations supprimées, régé-nérer des sucs louables, Sc garantir les hu-meurs d’une nouvelle éruption par le secoursD d d z