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Tome quatorzième.
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lasstudes, des nausées , des douleurs dansle dos, la stupeur dans la tête, ^altérationdans la voix , l'inégalité de la fréquence dupouls , la fécheresle d'une peau brûlante,labattement des esprits , les tremblemensde mains , souvent des taches pétéchiales,quelquefois des sueurs froides & des diar-rhées non critiques.

Enfin l’insomnie , le coma vigil arrivent,le visage devient blême , le regard sombre ,les yeux sont enflammés Sc boueux , le dé-lire s'allume , fouie se perd , la langue trem-ble , les tendons font attaqués de soubre-sauts , subsultìbus , la vue se trouble , lesdéjections font colliquatives & d'une odeurcadavéreuse , le froid s'empare des extrémi-tés , les convulsions emportent le malade.

La durée de cette scene est sort incertaine,car elle finit quelquefois en s ou 6 jours,d'autres fois en 14 ou 21 ; quelquefois cettefievre fe transforme en hectique , Sc d’autresfois elle fe termine en suppuration des pa-rotides.

Pronostics. Ceux qui ont été afFoiblis pardes maladies précédentes, ou qui ont étéguéris par la salivation , sont plus suscepti-bles d'infection que d’autres. Les femmes yfont moins exposées que les hommes , &en échappent plus aisément, mais la gué-rison ne préserve personne de la rechute.Les plus mauvais signes font ceux du troi-sième période de cette maladie , ils annon-cent presque toujours la mort.

Cure. La cure demande d'être variée sui-vant l’état & les périodes de la fievre. Onpeut employer dans le commencement avecsuccès les atténuans , les fudorifiques & lesanti-putrides ; la saignée devient seulementnécessaire si le malade est pléthorique. Latranspiration veut être toujours entretenue.Dans le second état, la saignée est perni-cieuse , & les vomitifs inutiles. Les diaphorétiques légers font toujours convenables ;les tisanes doivent être acidulées d’esprit-de-soufre ou de vitriol ; le vin de Canariemêlé dans un petit-lait , fournit une desmeilleures boissons, & des plus propres àprocurer une heureuse crise.

Dans le troisième état, la médecine n’of-fre presque d’autre secours , que de tâcherde ranimer Sc de soutenir les forces de lanature , ce qu’011 peut essayer par des iiqui-

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ques visqueux , aromatiques ; "esprit decorne de cerf donné de temps en temps,Sc par la poudre de contrayerva , réunie àune légere teinture de l’écorce du Pérou ; ladiarrhée doit être modérée Sc non suppri-mée. Le délire demande supplication desvésicatoires & des sinapismes. Dans la sup-puration des parotides , On ouvrira l’abcèsauisi-tôtqu’il fera formé. En cas du rétablis-sement du malade , après avoir nettoyé lespremieres voies , on emploiera les corro-borai is , les stomachiques , le quinquina ,l’exercice , & fur - tout le changementd’air.

La partie fondamentale de la méthodecurative , est deloigner le malade du mau-vais air. Quand cela n’est pas possible , ilfaut purifier l’air qtr'il respire par le feu , lafumée de vinaigre , les bayes de genievre »& autres semblables , ensuite renouvellercetair très-souvent jour Sc nuit , tenir les ri-deaux des lits ouverts , Sc séparer les mala-des ; fans ces moyens préliminaires , il y apeu d’espérance de parvenir à leur rétablis-sement. Voye[ L’excellent chapitre que M,Pringle a fait de cette fievre maligne, dansíes observations fur les maladies d’armées.

Fievre horrifi qu h , phricodes febris ,fievre accompagnée de frissons Sc de trem-blemens plus ou moins longs , lesquelsrissons Sc tremblemens font une affec-tion morbisique rarement séparée de la-fievre.

Leur cause prochaine. Les frissons mon-trent qu’il y a une stagnation des fluidesdans les extrémités , avec une moindre con-traction du cœur ; le tremblement marqueune alternative de tension Sc de relâchementdans les muscles en peu de temps & invo-lontairement, de forte que la circulationdu liquide artériel Sc du suc nerveux est:tantôt continuée Sc tantôt interrompue.Quelquefois ces deux symptômes font causes:par l’engorgtment spasmodique du cerveau ,qui porte le désordre dans tout le genre ner-veux. Si le froid Sc le tremblement íont vio-lens Sc de longue durée , ils forment -desobstacles à la circulation des humeurs , &produisent les vices qui en sont les fuites.

Cure. La méthode curative consiste à ré-tablir Légalité de la circulation Sc celle de:

. la pression du sang artériel & des esprits »