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Tome quatorzième.
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& même de peste terrible Sc irrémédiable.

L'acrimonie de la pourriture se manifestedans les fievres pestilentielles par des tumeursbrûlantes, où les humeurs qui s’y fixent cau-térisent , pour ainsi dire, les chairs de lamême maniéré que le font les caustiques.Cependant ces fievres ne se terminent pastoujours sûrement & heureusement par lesbubons , charbons , Sc gangrenés. Tous cesdépôts extérieurs font insuffisans , quand iln’y a qu’une partie de la cause de la mala-die qui se fixe au-dchors , Sc qu’il en resteassez dans la masse des humeurs, pour pro-duire dans l'économie animale des désor-dres mortels. Il faut donc trouver le secretde procurer des ouvertures Sc des suppura-tions par lesquelles le délétère entier pmíleêtre entraîné. Ainsi tant que les médecinsne connoîtront pas’ d’antidote capable dedompter ces délétères, ou de s’opposir à seseffets, ils manqueront la vraie cure des fievrespejlilentielles,

Au reste, comme on a souvent caracté-risé de fievres pefìilentielles de simples mala-dies épidémiques putrides , d’un mauvaiscaractère , on a pareillement donné le nomde pure pejìe à des épidémiques pestilentiel-les ; c'est ce qui est arrivé à Plater ; maiscomme il a eu occasion de voir dans lecours de fa vie, depuis 1539 jusqu’à 1611 ,les regnes différens de sept sortes de fievrespestilentielles , ses observations en ce genreméritent d’être lues ; voye% aussi Rivcrius,de febribus peftilentialibus ; Sc Vander-Mye,de morbis popularibus Bredanis tempore peftis,Antuerp. 1617, i/2-4 9 . Sc fur-tout Diverlus(Petrus Salius) dans son excellent traité defibre peftilenti ; Bonon. 1584, in - 4 0 . ed.prim. Amstel. 1681 , in- 8°. ed. opt.

FlEVRE PÍ TECH I ALE, VOy. PÉTÉCHI ALEÙ PÉTÉCHI ES.

Fievre pourprée , P". Pourpre.

Fievre putride, est suivant les moder-nes cette fievre dont la colliquation pu dé-sactive des humeurs, forme le caractère distinctif. Voye^ Fievre colliquative &Synoque putride.

Je n'ajoute ici qu une seule remarque quipourrait m’échapper dans le temps, Sc quiregarde une erreur très-commune & très-funeste dans la pratique de la médecine.Lorsqu’une cause quelconque portant la

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corruption dans nos humeurs, vient à ex-citer la fievre , l’on ne manque guere d’im-pucer la putréfaction à la fievre qu’clle a sus-citée , ôc l’on pense que cette fievre est réel-lement une fievre putride. Pareillement quandune cause maligne quelconque , produitoutre la fievre d’autres accidens considérablesqui Raccompagnent, on croit que c’est lafievre elle-même qui est maligne , & on laregarde comme le principe de toutes les fâ-cheuses affections morbifiques qui se trou-vent avec elle. Dans cette idée , la fievre de-vient feule l’objet de l’attention du médecin,Sc pour lors il l’attaque avec tant de hâte ÔCde violence, consécutivement par les vomi-tifs , les cathartiques, les saignées abondan-tes répétées coup fur coup, qu’en peu dejours il 11’est plus question de la fievre ni dumalade. JEdepol amice jugulafiti febrem ! j

Fievre quarte, voye^ Quarte.

Fievre quotidienne,v.Quotidienne.

FievRe rémittente, est cette eípece defievre qui a son cours, de maniéré que l’ac-cès suivant commence avant que le précé-dent ait entièrement cesïé.

Observations fur les fievres rémittentes. I °.U n’est point de fievre intermittente qui nesoit exposée à dégénérer en rémittente , avecdes redoublemens fixes ou inconstans,plus oumoins prestés , plus ou moins forts. i°. Detelles fievres deviennent ordinairement lon-gues , dangereuses, Sc produisent rarementune bonne crise , parce que leurs causes in-connues font difficiles à surmonter par lesforces de la nature. 3 0 . Quelquefois les fie-vres endémiques, épidémiques, & pestilen-tielles, revêtent la nature des fievres rémit-tentes. 4 P . La même chose arrive fréquem-ment aux maladies chroniques , dans la fontede la graillé , dans la corruption accidentelledes sucs albumineux Sc gélatineux, ainsi quedans la suppuration de quelque abcès internedes divers ulcérés du corps humain. Lafievre inflammatoire , ardente , aiguë, con-tinue , qui par ses exacerbations íè changeen fievre rémittente , en caractérise un desgenres de la plus mauvaise espece.

Méthode curative. Cependant on ne con-noît point de méthode curative particulièrepour le traitement des fievres rémittentes ; ilfaut se conduire ici suivant les réglés pres-crites pour la guérison des fievres en géné*