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Tome quatorzième.
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aux cordonniers , pour coudre auffi les sou-liers , lorsque son veut que les points parois-tent blancs. MB

Fil gros , est du fil de chanvre que lescordonniers mettent en pluíìcurs brins qu’ìlsfrottent avec de la poix, Sc leur sert à coudreles souliers : chaque extrémité du/2/est arméed’une foie de sanglier qui lui sert d’aiguiîle ,pour le pouvoir palser dans les trous queî’alêne a faits.

Fil de pignon , nom que les horlogersdonnent à da fil d’acier, cannelé en formede pignon. Avant que l'on eût trouvé lemoyen de faire de ce fil, ils étoient obligésde fendre eux-mêmes leurs pignons. Cette•pération , quoique simple en elle - même,est fort difficile par la précision que l'on doitapporter à rendre toutes les ailes parfaite-ment égales, de même que les fentes qui lesséparent. Auffi leur prenoit - elle beaucoupde temps, Sc souvent même n’y réussi ssoient-ils pas avec toute l’txactitude requise. Aumoyen de ce fil , Icrsqu'il est bien fait, ilsfont délivrés de tout cet embarras ; Sc pourfaire un pignon , i’ouvrage fe réduit à palserune lime eutre íes ailes , pour leur donnerune figure Sc une épaisseur convenable.

L'invention du fil de pignon. Sc celle de lamachine à fendre, ont rendu deux grandsservices à l’horlogerie pratique , en abré-geant & perfectionnant beaucoup l'exécutiondes deux parties essentielles d une montre,les roues & les pignons.

Les Anglois íònt les premiers qui ont faitde c t fil ; les Genevois ont tenté de les imiter,mais avec peu de succès, leur fil étant en-core fort imparfait : auffi les horlogers le ti-rent-ils presque tout d'Angleterre. Plusieurspersonnes avoient tenté à diverses reprises-ffi'en faire dans ce pays-ci, mais infructueu-sement. M. Fournies, frisent de ressorts,1 •'entreprit auffi , & n'y réussit pas mieux.Enfin M. Blackey , habile faiseur de ressorts,a-réussi à en faire d'auffi parfaits que les An-glois ; on peut dire même qu ils les a sur-

£ a Iles, en ce qu’il en fait de très-gros pours pignons des pendules , ce qu’ils ne fontpas. L'académie royale des sciences ayantdonné en 1744 un certificat fort avantageuxde fa machine , il a obtenu eu conséquenceun privilège exclusif de 15 ans, pour fairede ce fil. (T)

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* FrL A lisse, (Manus, en foie.) les liste jíont fort sujettes à fe castèr : le fil dont ellesfont faites le coupe à l'endroit de la jonctiondes deux parties qui les composent , par le .passage continuel des foies de chaîne, voyerLisses ; lorfqu'on s’apperçoit de cet acci-dent , il faut y remédier ; on prend les deuxbouts de la partie cassée , que l’on noueensemble près du listèron , le superflu estcoupé près de ce nœud , puis on passe unbrin de fil dans la partie restée entiere pourformer la bouclette détruite; les bouts de cobrin vont s’attacker au nœud fait auprès du-lisseron , Sc le mal est réparé : l'ouvrier a tou-jours à Ion métier une lisse de ces brins de filcoupés de longueur convenable , pour sub^-venir au besoin.

Fil de métal , ( Tireur d’or. ) est unmorceau de métal qu’on a réduit à un très-petit diamètre , en le faisant pasier par unpetit trou rond fair dans de l’acier.

Les fils de métal font communément sifins, qu’on peut les travailler avec des filsde foie , de laine Sc de chanvre. Ils font unarticle considérable des manufactures.

Les métaux qu’on tire le plus communé-ment, font l’or , l’argent, le cuivre , le fer;

Fil d’or. : ce qu’on appelle fil d’or est unlingot cylindrique d’argent recouvert d’or ,lequel on a fait passer successivement par ungrand nombre de trous de plus'petits en pluspetits , jufqu’à ce qu’il soit arrivé à être plusfin que les cheveux. Cette prodigieuse duc-tilité est un des caractères distinctes de l’or ;elle est portée à un point qu’on auroit de lapeine à imaginer. M. Halley a fait voir qu’uncylindre d’argent du poids dé 48 onces , Screcouvert d’une once d’or , donnoir un fildont deux aunes ne pesoient qu’un grain,enferre que 98 aunes de ce fil ne pesoientque 49 grains , c’est-à-dire qu’un soûl graind’or couvroit 98 aimes. Par ce moyen ladix millième partie d’un grain couvre plus.d’un demi, pouce.

Le même auteur en calculant l’épaisseur-que doit avoir l’or qui entoure ce fil , trouve-qu’elie ne peut être que la sfij-n partie d’unpouce. Cependant elle couvre si parfaitementl’argent , qu’on «e voit point même avec lemicroscope aucun endroit où l’rg en t pa-roisse.

>. M. Rohaut a remarqué qu’un'semblable;.