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Tome quatorzième.
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rond. Le pistil fort d'un calice qui est d’uneseule piece terminée par plusieurs pointes. Cepistil devient dans la fuite un fruit presquerond , dont les semences font rassemblées &rangées comme les douves d'un petit muid.Tourneforr, injì. reiherb. Voye{ Plante. ( I)

F i l i pendule , ( Mat. méd.) Boerhaaveen compte deux especes, 8 c Miller trois ; maisnous ne parlerons que de celle qui est d’u-sage en médecine, que les botanistes nom-mentfilipendula.Off.J. B. 3,P. 1, 189; Ger.900; Emac. 1058; Raii Hìfi. r, 6a; \Synops.z, LLA; Marc. Pin. 38 ; Doc. Pempt. gff.

Sa racine est charnue , noirâtre : il enfort des fibres menues, qui ont à leur extré-mité des tubercules de la figure d'une olive,ou plus longues &r moins grosses, commedans l'afpodele , noirâtres en dehors, blan-châtres en dedans , ayant de l’acrimoniemêlée d'astriction 8 c de douceur avec unpeu d'amertume. Ses feuilles font en grandnombre près de la racine, semblables à cellesdu boucage, plus étroites, découpées plusprofondément, d’un verd foncé.

Sa tige est ordinairement unique, droite ,longue de neuf pouces, ou même d’un pié& plus, cannelée, branchue, garnie d'unpetit nombre de feuilles ; elle porte à sonsommet des fleurs disposées comme en para-sol, en rose, composées de fix pétales blancs,rougeâtres en dehors, placés en rond, légè-rement odorans ; íes fleurs font chargéesd'étamines surmontées de sommets jaunâtres8 ç d’un calice d’une feule piece à plusieurspointes, duquel fort un pistil qui s’éleve enun fruit presque sphérique, composé de n,ra, ou d’un plus grand nombre de grainesrudes , applaties , de figures rhomboïdales,irrégulieres , ramastèes en maniéré de têtes ,& rangées comme les douves d’un petit ton-neau.

La filìpendulc vulgaire vient communé-ment dans les bois, dans les terres crétacées,8 c fleurit en juin 8 c en juillet dans nos cli-mats. On la cultive aussi dans quelques jar-dins médecine , parce qu’elle est d’usage.

Les feuilles 8 c sur-tout les racines de cetteplante , font d’usage en médecine. Les feuil-les ont une saveur astringente, un peu salées;elles font odorantes, gluantes, & elles rou-gissent le papier bleu ; mais la racine le rou-git très-fort; elle est stiptique, un peu amere,

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8 c paroît contenir un sel essentiel neutre,tartareux-alumineux qui ne s’alkalise point,8 c qui est mêlé avec beaucoup de soufre ;car par l’analyse chymique on tire de la racinede la filipendule beaucoup d’acide, de terre& d’huile.

Cette plante ouvre , incise , atténue leshumeurs épaisses, 8 c les chasse par les uri-nes. Aufll tous les auteurs lui donnent placeparmi les plantes diurétiques & apéritives.Sa racine mérite sur-tout cet éloge , 8 c elleconvient dans tous les cas où il s’agit d’inciserles humeurs & les faire couler , en resserrantensuite les orifices des vaisseaux ; c’est parcette raison qu’on la donne souvent avecsuccès dans íes fleurs blanches, les vuidangestrop abondantes , la.diarrhée, la dysenterie& la dyfurie. La dose de la racine pulvériséeest d'une dragme ou deux dans une liqueurappropriée. (M. lechev. de Jaucourt.)

FILLE, f. f. voyeçF ils.

Les fils 8 c filles du roi de France íbnt ap-pelles fils 8 c filles de France , parce que tousles sujets du royaume ont un intérêt parti-culier à leur conservation. V. Prince duSang.

Filles de la reine , (Hifl. de France.) titred’oflìce à la cour. C’est par ce titre que sousle régné de Charles VIII en 1493, 011 appel-loit les filles de condition qu’Anne de Bre-tagne commença la premiere à prendre au-près d’elle à son service. On les nommoitaussi filles d’honneur de la reine. Anne deBoulen, long-temps avant que le malheur deson étoile l’eut appellée en Angleterre pour ypérir sur un échafaud, avoir vécu plusieursannées en France en qualité d’une des fillesde la reine Claude, 8 c puis en la même qua-lité auprès de la duchesse d’Alençon, devenuereine de Navarre. Enfin en 1673 Louis XIV,par des raisons que j’ai dites ailleurs , réformala chambre des filles d’honneur de la reine ,qui n’eut plus dans la fuite que des dames dupalais, dont Rétablissement subsiste toujours.Foye^ Dames du Palais. (D-. J.)

Filles d’artichaux , ( Jardinage. ) cefont les œilletons qu’on prend aux piés desartichaux.

FILLETTES , f. f. ( Coutume des fillettes.)Jurifip. Foyei au mot Coutumes l’articleCoutume des fillettes.

Fillette , ( Commerce, ) vaisseau que